Le 15 mars 2003, l'O.M.S. lançait la première alerte mondiale de son histoire devant l'émergence d'un agent infectieux d'origine inconnue, responsable d'une nouvelle maladie : le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Probablement apparu en Chine dès le mois de novembre 2002, le SRAS s'est rapidement répandu, touchant plus de 8 000 personnes dans une trentaine de pays.
Le syndrome est causé par SARS-CoV, un virus de la famille des coronaviridae qui se transmet essentiellement par les sécrétions respiratoires lors d'un contact rapproché avec un malade symptomatique.
Délicat à porter, le diagnostic de SRAS repose, en l'absence de toute autre cause de pneumonie infectieuse, sur la convergence d'un faisceau de signes cliniques, biologiques et radiologiques plus ou moins constants chez un sujet qui revient de zones où une transmission locale récente a été documentée ou qui a été en contact avec un cas de SRAS dans les dix jours précédents. D'aspect polymorphe, le tableau clinique débute, après une incubation de deux à dix jours, par l'apparition quasi constante d'une fièvre (> 38 0C) accompagnée de signes généraux en fréquence variable (céphalée […]
