5. Sponsoring sportif et nouveaux investisseurs
Sylvie Hertrich et Gary Tribou proposent une définition simple du sponsoring sportif : « Le sponsoring sportif est une technique de communication qui vise à persuader les publics assistant à un événement sportif d'un lien existant entre cet événement (une équipe ou un individu engagé dans cet événement) et l'entreprise communicante, afin de faire connaître l'entreprise, ses produits et ses marques, et d'en récolter les retombées valorisantes en termes d'image. » Mais, derrière cette formule claire, se cache une réalité aux multiples facettes.
• Les divers types de sponsoring
Le sponsoring est né avec le sport professionnel, et plus particulièrement avec le cyclisme : dès le début du xxe siècle, les fabricants de cycles (Alcyon, Peugeot...) rémunèrent les champions pour qu'ils prennent le départ des courses, du Tour de France surtout, sur une de leurs bicyclettes. Mais il faut attendre 1954 pour qu'un sponsor « extra-sportif » (Nivea, leader de la cosmétique) s'invite dans le peloton. Il est intéressant de noter que les sponsors du cyclisme ont évolué avec les demandes supposées des consommateurs potentiels. Ainsi, dans les années 1960 et 1970, à l'époque du développement de la consommation de masse, les principaux investisseurs du cyclisme se trouvent dans les secteurs liés à l'automobile (Peugeot, Ford, Michelin, B.P., Renault), à l'électroménager (Sonolor, Frimatic, Fagor) ou à l'ameublement (Salvarani). Dans les années 1990 et 2000, au moment de la finance triomphante et de l'avènement des nouvelles technologies de la communication et de l'information, ils viennent des secteurs de la banque et des assurances (Gan, Banesto, Cofidis, Crédit agricole, Saxo Bank...), des communications et des technologies de pointe (Deutsche Telekom, U.S. Postal, C.S.C., Bbox...), du jeu (Française des jeux). Pour un investissement relativement modeste (le budget annuel moyen d'une équipe cycliste engagée sur le Tour de France est de 6 ou 7 mil […]
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