5. Technologies du sport
Cette médiatisation – qui conditionne le parrainage des épreuves par les entreprises – soutient le dynamisme économique des industries du sport et des commerces de services spécialisés en stimulant la consommation. Le sport et l'économie entretiennent des rapports de réciprocité de plus en plus étroits. D'une part, en effet, le sport sert l'économie nationale comme secteur productif de biens et de services. Il produit des emplois, s'articule avec l'aménagement du territoire et diffuse des images commercialisables. D'autre part, l'économie et les pouvoirs financiers tendent à soumettre les produits sportifs, jugés les plus avantageux, à leurs exigences propres, et donc à les transformer, eux aussi, profondément. L'impact général et l'effet différentiel de l'économie sur les sports, sur leur nature, leur logique et leur éthique même représentent l'un des problèmes cruciaux pour leur avenir global et leurs destins particuliers. Selon leurs caractéristiques propres, les sports peuvent produire des effets économiques dans le domaine des biens matériels de consommation (instruments, vêtements, chaussures), créer des emplois dans des secteurs tels que l'animation, l'éducation, l'entraînement, la gestion, la médecine spécialisée et l'administration, avoir un impact sur l'équipement du territoire. Le niveau international de performances peut assurer au sport considéré, par le succès de ses images télévisées – que démultiplie l'impact d'un vedettariat national (Jean-Claude Killy, Yannick Noah, Michel Platini, Alain Prost, Zinédine Zidane, Laure Manaudou, Tony Parker...) –, d'importants droits de retransmission et drainer vers lui les flux financiers du sponsoring. On comprend ainsi que, selon leur « surface économique », leur visibilité sociale et la célébrité de leurs vedettes, mais aussi selon les fluctuations des conjonctures, les différents sports ne soient pas également stimulés, les mieux lotis étant ceux qui peuvent, à un moment donné de l'histoir […]
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