7. Le circuit féminin
Si la parité n'est pas complète, le tennis est sans doute l'un des rares sports où la notoriété des championnes n'a rien à envier à celle de leurs homologues masculins. Les sommes offertes aux femmes se rapprochent des prix proposés aux hommes. Ainsi, la gagnante des Internationaux des États-Unis ou d'Australie touche la même somme que le vainqueur. Il en va de même à Roland-Garros à partir de 2006. Il convient de rappeler que, dès les années 1970, les championnes, au premier rang desquelles l'Américaine Billie Jean King, ont milité avec fermeté dans ce sens. Le charisme des meilleures tenniswomen dans les années 1980 (Martina Navratilova et Chris Evert) a également compté. De plus, le public s'enflamme régulièrement pour les rencontres féminines, et les publicitaires et sponsors ont bien compris le parti qu'ils pouvaient tirer de l'image des joueuses de tennis. Le meilleur exemple en est donné par la Russe Anna Kournikova, qui fut l'une des sportives les plus médiatisées malgré de maigres résultats. De la même façon, on peut citer sa compatriote Maria Sharapova, néanmoins beaucoup plus performante : au-delà de ses résultats, elle devint une icône glamour du tennis dans les années 2000. Dans un autre registre, la saga des sœurs Venus et Serena Williams a pu passionner les Américains : en 2001, la finale de l'U.S. Open opposant Venus à Serena fut retransmise en prime time par la chaîne de télévision C.B.S.
Le circuit féminin est sponsorisé par Sony Ericsson et organisé par la Women's Tennis Association (W.T.A.), sous l'égide de la Fédération internationale. Le Sony Ericsson W.T.A. Tour concernait en 2008 plus de mille trois cents joueuses, qui s'affrontaient dans soixante-trois tournois répartis dans trente-cinq pays.
Outre les tournois du Grand Chelem, il existe deux catégories de compétitions, les Premiers Events (20 tournois), dotés de 600 000 à 4 500 000 dollars en 2010, et les International Events (30 tournois), dotés de 220 000 dollars (de rares tournois offrent néanmoins 600 000 dollars). Le classement mondial, mis à jour chaque semaine, prend en compte les résultats des douze derniers mois. En fin d’année, les huit meilleures joueuses mondiales s’a ffrontent lors du Masters, doté de 4 550 000 dollars.
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