3. Les compétitions
• Le Tournoi des six nations
Avec l'arrivée de l'Italie en 2000, le Tournoi des cinq nations est devenu le Tournoi des six nations. S'il ne constitue plus la compétition majeure du calendrier, notamment en raison de la création de la Coupe du monde en 1987 et du manque de compétitivité des équipes celtes, le Tournoi conserve néanmoins sa « magie », qui s'ancre dans l'histoire. Souvenons-nous des envolées lyriques qui accompagnèrent la première victoire de la France, emmenée par Jean Prat, « Monsieur Rugby », dans le Tournoi en 1954, ou des trémolos cassant la voix du commentateur de télévision Roger Couderc, le « seizième homme » du XV de France, à l'occasion du premier Grand Chelem (quatre matchs, quatre victoires) réussi par les Tricolores de Christian Carrère en 1968.
La cuiller de bois, spécialité française
Si les Britanniques ont accepté de rencontrer les Français, ils n'ont pas envisagé que ceux-ci puissent gagner un match. Très souvent (sept fois de 1910 à 1929), le XV de France se verra remettre la cuiller de bois, qui « récompense » l'équipe qui a subi quatre défaites. Durant ces années d'apprentissage, le XV de France va néanmoins récolter quelques succès. Dès 1911, l'Écosse est battue à Colombes. En 1920, l'Irlande tombe à son tour ; la performance a encore plus de valeur, car la victoire a été obtenue à Dublin. Il faut attendre 1927 pour enregistrer un succès sur l'Angleterre et 1928 pour assister à une victoire contre le pays de Galles.
A contrario, l'Angleterre collectionne les Grands Chelems. En 1913 et en 1914, avec pour vedette le trois-quarts centre Ronald Poulton-Palmer. En 1921, sous l'impulsion de la paire de demis formée par Dave Davies et Cecil Kershaw. En 1923, avec à l'aile un certain Eric Liddell, qui deviendra champion olympique du 400 mètres en 1924. En 1924 encore, puis en 1928, sous le capitanat de Ronald Cowe-Smith.
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