4. Le short-track
Les compétitions de patinage de vitesse traditionnelles, peu spectaculaires, ne passionnant que les initiés, le C.I.O., afin de redynamiser la discipline, admit au programme olympique, en 1992 à Albertville, le short-track, ou patinage de vitesse sur piste courte.
Les compétitions de short-track se déroulent, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, sur une piste ovale de 111,12 m dessinée sur une patinoire de 30 mètres sur 60. Les chutes étant fréquentes, les côtés de la patinoire sont recouverts de matelas protecteurs en mousse polyuréthane d'au moins 20 centimètres d'épaisseur et d'un minimum de 1 mètre de hauteur. La chaussure du patin est faite de fibre de verre moulée et épouse la forme du pied du patineur. La lame du patin, un peu plus courte qu'en patinage de vitesse classique, est recourbée et décentrée vers la gauche afin que le patineur puisse se pencher davantage et pousser plus efficacement dans les virages. Le patineur porte un casque, des gants résistant aux coupures, des protège-genoux, des protège-tibias et un protège-gorge. La combinaison monopièce est faite en Lycra.
Très populaire en Asie, le short-track est devenu une discipline appréciée en Europe et, surtout, en Amérique du Nord. Ainsi, lors des jeux Olympiques de Salt Lake City en 2002, l'Américain Apolo Ohno, qui ne remporta pourtant que le 1 500 mètres, à la suite de la disqualification discutable du Sud-Coréen Kim Dong-sung, fut l'une des stars les plus soutenues par le public. Quant à l'Australien Steven Bradbury, vainqueur du 1 000 mètres grâce à la chute collective de ses quatre concurrents, il est devenu une vedette dans son pays, auquel il offrait ainsi la première médaille d'or de son histoire aux jeux Olympiques d'hiver. En 2006, lors des jeux Olympiques de Turin, les Sud-Coréens ont dominé les compétitions, alors que les Chinoises gagnèrent toutes les épreuves aux Jeux de Vancouver en 2010.
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