9. La F.I.F.A., gouvernement du football mondial
Née dans la discrétion en 1904, la Fédération internationale de football association (F.I.F.A.) est devenue une gigantesque organisation. Elle compte, en 2011, 208 fédérations affiliées, représentant quelque 250 millions de licenciés.
La F.I.F.A. contrôle les associations continentales : Union européenne de football association (U.E.F.A.) ; Confédération africaine de football (C.A.F.) ; Confederacion sudamericana de futbol (Conmebol) ; Asian Football Confederation (A.F.C.) ; Confederacion norte, centroamericana y del Caribe de Futbol (Concacaf) ; Oceania Football Confederation (O.F.C.). Elle a pour mission, entre autres, d'assurer le respect des règles établies par l'International Board, d'organiser les grandes compétitions internationales ou de réfléchir sur l'avenir du jeu, par l'intermédiaire d'une Task Force.
De par son pouvoir et les intérêts économiques qu'elle gère, la F.I.F.A. est parfois secouée par des turbulences. Il en fut ainsi lors de l'élection, en 1974, du Brésilien João Havelange, représentant de manière quelque peu démagogique le football du Tiers Monde, face à l'Anglais Stanley Rous. Une situation analogue s'est produite en 1998, au moment de l'élection du Suisse Sepp Blatter au détriment du Suédois Lennart Johansson, candidat de l'U.E.F.A.
En 2000, l'attribution de la Coupe du monde 2006 à l'Allemagne plutôt qu'à l'Afrique du Sud, grâce à l'abstention suspecte du Néo-Zélandais Charles Dempsey, a alimenté la controverse. Cela a poussé la F.I.F.A., en 2002, à instituer un système d'alternance pour l'organisation de la Coupe du monde : l'édition de 2010 est confiée à l’Afrique du Sud, celle de 2014 est attribuée au Brésil. Néanmoins, l’attribution de l’épreuve à la Russie en 2018 et, surtout, au Qatar en 2022 crée une certaine polémique.
On peut également reprocher à la F.I.F.A. d'avoir cédé les droits de retransmission télévisée des Coupes du monde 2002 et 2006 au groupe allemand Kirch pour 1,7 milliard d'euros, réalisant ainsi une affaire juteuse, mais qui a privé des millions de passionnés de la retransmission de certains matchs.
Par ailleurs, la F.I.F.A. ne saurait se situer au-dessus des lois. Le conflit qui l'oppose à l'Union européenne au sujet des indemnités versées lors des transferts de joueurs en est un bon exemple.
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