3. Les compétitions
• Le basket-ball aux jeux Olympiques
Même si les professionnels ne furent autorisés à participer aux jeux Olympiques qu'à partir de 1992, les États-Unis, qui alignaient des joueurs universitaires, ont largement dominé les débats, remportant tous les titres de 1936 à 1968. Ils ne durent laisser la médaille d'or à l'Union soviétique en 1972 (50-51) qu'en raison d'une décision discutable des officiels qui, en prolongeant de 3 secondes le temps régulier de jeu, permirent au Soviétique Alexander Belov d'inscrire le panier victorieux. En 1984, l'équipe américaine comptait dans ses rangs de jeunes joueurs dont on allait reparler : Michael Jordan, Pat Ewing, Chris Mullin. En 1992, le tournoi va prendre une autre dimension grâce à la participation des professionnels de la N.B.A. : la « Dream Team », avec Michael Jordan, « Magic » Johnson, Larry Bird, Charles Barkley, Scottie Pippen, Pat Ewing, Chris Mullin ou John Stockton, va émerveiller le monde ; la compétition de basket-ball restera l'événement majeur de ces Jeux de Barcelone. En 1996, les stars américaines s'appellent désormais Shaquille O'Neal, Hakeem Olajuwon ou Gary Payton et, si la démonstration est moins spectaculaire, elle continue de se traduire par la victoire des États-Unis. En 2000 à Sydney, les États-Unis s'imposent de nouveau, mais on ne parle plus de « Dream Team ». Et l'équipe de France, conduite par Antoine Rigaudeau et Jim Bilba, a opposé une surprenante résistance en finale à la formation de Vince Carter (75-85). En 2004, à Athènes, les États-Unis ne parviennent pas à se qualifier pour la finale. L'Argentine remporte la médaille d'or. En 2008 à Pékin, le tournoi de basket-ball est une grande réussite, notamment grâce à l’investissement sans réserve des stars de la N.B.A. La finale, qui a vu les États-Unis, emmenés par LeBon James, Kobe Bryant et Dwayne Wade, battre l’Espagne de Pau Gasol (118-107) est considérée par nombre d’experts comme l’un des plus beaux matchs internationaux de l’histoire.
Côté féminin, après une domination soviétique en 1976 et en 1980, les Américaines vont se hisser au niveau de leurs homologues masculins, Teresa Edwards remportant la médaille d'or en 1984, 1988, 1996 et 2000.
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