Ce qui est « spontané » se produit par l'initiative propre d'un agent, sans être l'effet d'une cause extérieure, sans être une réaction ou une réponse à un stimulus quelconque.
Selon la définition classique de Leibniz, est spontané ce dont le principe est dans l'agent. Être doué de spontanéité, c'est être la source originelle d'actions ou de manifestations. C'est à peu près être libre (Leibniz, Théodicée, paragraphe 59 : « Il y a une spontanéité merveilleuse en nous, laquelle, dans un certain sens, rend l'âme dans ses résolutions indépendante de l'influence physique de toutes les autres créatures »), pouvoir inaugurer dans l'ordre de l'action, être autonome.
Le sens courant est plus restreint ; il exige qu'on distingue selon les domaines.
En biologie, on a désigné par génération spontanée le phénomène conjecturé d'une venue d'êtres à l'existence sans germes spécifiques préexistants. Une controverse célèbre opposa, vers 1860, Pasteur à certains membres de l'Institut sur cette théorie. Les expériences de Pasteur ont mis fin au mythe de la génération spontanée.
En psychologie expérimentale, on oppose souvent ce qui est spontané à ce qui est réflexe. […]
