5. Description des groupes
Il reste un doute sur la nature exacte des pièces trouvées dans les terrains antécambriens et que l'on considère comme leurs spicules ; elles paraissent appartenir à un groupe plus simple.
• Types ancestraux
Vers la base des temps fossilifères ont été trouvés, en Sibérie et en Afrique du Sud, des fossiles creux en forme de figue (Baicalina Sokolov), ne comportant pas de squelette minéralisé mais ayant certainement possédé une paroi rigide et épaisse dont la forme est conservée. Dans le Cambrien inférieur du Maroc, Anzalia, de très grande taille, possède aussi une forme bien conservée, sans squelette, avec un cortex percé d'oscules. Ces deux genres sont probablement d'une organisation moins complexe que les Éponges, mais en semblent assez proches : ce sont des Archéates.
Dans le Cambrien inférieur, les Archéocyathes, à squelette calcaire d'un seul tenant, mais ajouré par de multiples pores, ont certains traits qui les font rapprocher des Spongiaires, par exemple la présence d'une cavité centrale qui n'est pas sans rappeler la cavité cloacale des Éponges. Mais ils étaient certainement plus primitifs. Il est fort possible que le type ancestral des Spongiaires soit issu d'Archéates voisins des Archéocyathes. Parmi les groupes satellites de ces derniers, les Radiocyathes constituent une classe, connue en Australie et en Sibérie dans le Cambrien inférieur et dont le squelette calcaire se compose soit de plaques à texture radiaire, soit d'éléments squelettiques en forme d'étoile (nésastères). Certains d'entre eux, à nésastères hexamères libres et situés à la périphérie du corps, semblent proches de l'origine des Spongiaires vrais, leur disposition rappelant celle des stauractines des Hexactinellides.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 6 pages…



