Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

SPIRITUALISME

Page précédente Page suivante

5.  Les faiblesses du spiritualisme philosophique

S'efforçant d'occuper une position médiane entre le matérialisme et l'idéalisme, mais, à ses yeux, supérieure à ces deux pôles extrêmes de la pensée, le spiritualisme n'échappe pas lui-même à de sérieuses objections. L'explication systématique de l'inférieur par le supérieur peut n'être pas moins appauvrissante que la démarche inverse : dans le domaine psychologique, on répugnera à assigner au comportement des mobiles « inavouables » et à accepter dans leur intégralité les enseignements de la psychanalyse ; dans le domaine social, on insistera sur le devoir-être plus que sur les faits, on tendra à minimiser les tensions et les conflits ; on pratiquera, en définitive, une philosophie entretenant avec l'évolution scientifique des relations fort ambiguës et toujours tentée de se replier sur l'intériorité, fût-elle celle de l'intersubjectivité de l'amour.

Enfin, et ce ne semble pas être son moindre défaut, le spiritualisme a une vision trop rapide de l'histoire et de l'historicité : on l'a vu à propos des Deux Sources de Bergson où prévaut le schéma simpliste de la « double frénésie » ; mais il apparaît que même le « spiritualisme herméneutique » le plus actuel et éventuellement le plus engagé ne parvient guère à opérer la jonction philosophique entre l'histoire (mythique) de la chute et du salut et l'histoire (réelle) de l'humanité en mutation.

Continuant le plus souvent de recevoir de la foi ses réponses, la pensée spiritualiste a-t-elle encore assez de vigueur interne non seulement pour survivre, mais pour faire coïncider ses aspirations les plus nobles avec les exigences du temps et le sens du destin de l'être ?

 […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 3 pages…Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« SPIRITUALISME » est également traité dans :

OCCULTISME

Écrit par :  René ALLEAU

Dans le chapitre "Les occultistes de la Belle Époque"  : …  plus fécond des auteurs « occultistes » et le plus efficace des propagandistes de cette école « néo-*spiritualiste ». Ce groupe rassemblait en outre des peintres, des romanciers, des médecins, des pharmaciens, des chimistes, certains libraires-éditeurs, comme Chamuel, rue de Trévise, des bibliothécaires, comme Augustin Chaboseau ; ce dernier joua un… Lire la suite
PARACELSE (1493-1541)

Écrit par :  Bernard GORCEIX

Dans le chapitre "Le philosophe et le théologien"  : …  entre la lumière de la nature et celle de la grâce. Paracelse, en théologie, est l'apôtre d'un *spiritualisme parfois virulent qui n'atteint jamais cependant le radicalisme de l'aile gauche de la Réforme. Plus originales sont ses conceptions christologiques et mariologiques, conséquences de sa doctrine de la corporéité universelle. Elles se… Lire la suite
PORPHYRE (234 env.-310)

Écrit par :  Pierre HADOT

Dans le chapitre "Le spiritualisme"  : …  d'un progrès spirituel : éthique, physique, théologie (ou métaphysique). Mais, surtout, si l'on entend par *spiritualisme une philosophie centrée sur la réalité substantielle et les caractéristiques propres de l'esprit, on pourra dire que Porphyre a donné au plotinisme la forme d'un spiritualisme. Par exemple, les Sentences introduisant auxLire la suite
PSYCHOLOGIE

Écrit par :  Pierre GRÉCO

Dans le chapitre "Connaissance clinique et psychologie"  : …  prétexte qu'on ne pouvait pas « se mettre à la fenêtre et se regarder passer dans la rue », les *spiritualistes eurent beau jeu de répliquer que précisément la conscience était, par définition, le seul objet capable de se saisir lui-même, de se « réfléchir ». Or cette controverse, qui semble aujourd'hui bien archaïque, posait un problème… Lire la suite
ROYER-COLLARD PIERRE PAUL (1763-1845)

Écrit par :  Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY

… *Fils d'un modeste propriétaire agricole de Sompuis dans la Marne, Royer-Collard reçoit une éducation classique et janséniste chez les Frères de la doctrine chrétienne à Chaumont et à Saint-Omer. Il appartient au barreau de Paris en 1787, puis, en 1789, il est membre de la Commune de Paris jusqu'au 10 août 1792. Député de la Marne au Conseil des… Lire la suite

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média