2. Principe d'un spectrophotomètre classique
Tous les composants optiques (lentilles, miroirs, cellules, dispositifs de dispersion) doivent être transparents dans la gamme spectrale employée.
Un spectrophotomètre comprend essentiellement trois parties : la zone d'excitation, la zone échantillon et la zone de détection. Ces différentes parties peuvent être indépendantes les unes des autres, ce qui permet d'avoir un appareil évolutif et perfectible. Elles peuvent également être intégrées dans le même instrument.
• Le bloc d'excitation
Le bloc d'excitation comprend la source lumineuse et un système dispersif, appelé monochromateur.
Les sources sont classées en fonction du caractère (continu ou discontinu) et du domaine spectral de leur émission. Les sources à spectre discontinu (mercure, argon, néon) sont réservées aux étalonnages. Les principales qualités exigées pour une source de spectrophotométrie sont une émission continue, une excellente stabilité temporelle et une durée de vie assez longue (environ 2 000 h).
Le monochromateur est constitué d'une fente d'entrée, d'une unité de dispersion et d'une fente de sortie. La source éclaire la fente d'entrée du système dispersif, que l'on fait défiler afin d'obtenir, à la fente de sortie, le faisceau incident de longueur d'onde appropriée λ0. Dans la pratique, le faisceau, à la sortie, est toujours une bande symétrique, dont la largeur à mi-hauteur est contrôlée par la largeur des fentes. L'utilisation du prisme comme élément dispersif est assez restreinte aujourd'hui, compte tenu du développement des réseaux gravés et holographiques. L'utilisation de filtres s'avère alors nécessaire pour éviter la superposition de réflexion d'ordres différents.
Si le domaine spectral exploré est très étendu, un sélecteur mécanique permet de substituer au premier bloc d'excitation (source, réseau, filtres) un second bloc.
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