À l'origine, titulaire d'un bénéfice en Asie centrale, qui accomplissait le service militaire personnel (en persan, sipari signifie guerrier). Dans l'Empire ottoman, le sipahi est un cavalier qui reçoit l'usage d'une terre en Anatolie ou en Roumélie ; peu à peu, ce bénéfice devient héréditaire, mais, jusqu'à la fin du xviiie siècle, les spahis constituent avec les janissaires (fantassins) l'élite de l'armée ottomane. Après la conquête de l'Algérie, la France forma des régiments de spahis, appartenant à la cavalerie légère, armés, montés et habillés à la façon des Arabes, mais qui étaient recrutés de plus en plus dans la population française.
Jean BÉRENGER
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