2. Vie économique
En 1990, le pays est affecté, pour la deuxième année consécutive, par de mauvaises récoltes.
À la mi-août, le gouvernement décide d'abolir toute forme d'intérêt dans les transactions bancaires, conformément au système financier islamique. Son programme, qui s'étend sur trois ans, comprend la vente des entreprises publiques déficitaires, la suppression des subventions et la dérégulation des prix.
En 1991, le gouvernement prend des mesures d'austérité. Les prix des denrées de première nécessité augmentent fortement, affectant la population.
En 1992, en l'absence d'aide extérieure, le programme de réformes économiques n'atténue pas les difficultés procédant autant de la mauvaise gestion que de la guerre civile menée dans le Sud. Le contrôle des changes est libéralisé.
Le 18 mai, une nouvelle monnaie est créée, le dinar.
En 1993, les pénuries s'aggravent et les relations avec les institutions financières internationales se dégradent fortement.
En 1994, le Soudan normalise ses relations avec le F.M.I. qui avait suspendu son assistance financière en 1984. Il accepte d'entreprendre un vaste programme de réformes en contrepartie d'un rééchelonnement de sa dette.
En 1995, Khartoum signe avec le F.M.I. une lettre d'intention par laquelle il s'engage à privatiser les entreprises publiques déficitaires, à supprimer les subventions aux produits de consommation et à laisser flotter la monnaie nationale. La dette extérieure, dont le Soudan doit reprendre le remboursement, s'élève à 18,7 milliards de dollars. La guerre continue de grever le budget.
En 1996, l'expulsion de nombreux Soudanais qui travaillaient en Libye, en Égypte et dans les pays du Golfe provoque un tarissement des ressources en devises étrangères. L'isolement diplomatique du Soudan contribue à l'aggravation de ses problèmes économiques. Le mécontentement croît dans la population.
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