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SOPHISTIQUE

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4.  La postérité de la sophistique

L'histoire de la philosophie, métaphysique de l'être et du sens, est d'abord platonico-aristotélicienne. C'est dire qu'elle a dû contribuer à mésentendre, circonvenir ou reléguer l'hétérodoxie sophistique.

En premier lieu, on peut facilement montrer que les réévaluations successives qu'a connues la sophistique ne sont, somme toute, que des mises en éloge des dévalorisations primitives : elles consistent à affecter d'un signe positif ce que Platon stigmatise. Ainsi s'explique, par exemple, le caractère paradoxal de quelques positions modernes, qui continuent d'utiliser le terme « sophisme » au sens usuel depuis Platon, tout en proposant une « réhabilitation des sophistes ». Le tour est vite fait. Sur le plan théorique, les sophistes traitent du non-être et des phénomènes ou des accidents : Hegel, dans ses Leçons sur l'histoire de la philosophie, montre combien Gorgias a logiquement raison d'insister sur le non-être de l'être et comment Protagoras inaugure « la réflexion dans la conscience ». Sur le plan pratique, les sophistes platoniciens sont immoraux, préférant la puissance et l'argent : Nietzsche, renversant les valeurs, fait l'éloge de Calliclès, non sans proposer, cette fois à la suite d'un certain Platon, de revenir sur « le cas Socrate » dans toute son ambivalence. Enfin, leur savoir-faire rhétorique si pernicieux est valorisé comme politiquement nécessaire au bon fonctionnement des assemblées de la démocratie, ainsi que le souligne George Grote, et, selon l'analyse de Heinrich Gomperz, comme porteur de normes esthétiques et pédagogiques. Les interprétations plus récentes ne font nullement exception. G. B. Kerferd par exemple, dans The Sophistic Movement, s'étonne que, dans un monde aussi peu platonicien que le nôtre, le rejet de la sophistique demeure si mal questionné. Mais, dans sa propre réinterprétation, il brosse l'image d'une sophistique hyperrationaliste, appliquant « la raison pour poursuivre la compréhension des processus tant  […]

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DESCRIPTION

Écrit par :  Jean-Michel ADAM

Dans le chapitre "Locus amoenus"  : …  correspond à la diffusion, à la fin du xvie siècle, des techniques de la* seconde sophistique. En 1578, Blaise de Vigenère traduit les Tableaux de Philostrate, sophiste grec du iie siècle, qui servent de modèle aux Tableaux sacrez du jésuite Richeome (1601). La sophistique sacrée de… Lire la suite
THUCYDIDE (~460 env.-env. ~400)

Écrit par :  Jacqueline de ROMILLY

Dans le chapitre "L'esprit politique"  : …  politique constituait une habitude de tous les jours et la première des activités intellectuelles. *Les sophistes avaient enseigné l'art de manier les arguments et ils se donnaient eux-mêmes pour des maîtres de politique. Thucydide a sans nul doute été leur élève, et la trace de leurs enseignements se reflète dans les discours qu'il insère dans son… Lire la suite

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