Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Jacques BRUNSCHWIG, Barbara CASSIN
La sophistique est d'abord ce mouvement de pensée qui, à l'aube présocratique de la philosophie, séduisit et scandalisa la Grèce entière. Hegel qualifie les premiers sophistes, dans l'Athènes de Périclès, de « maîtres de la Grèce » : au lieu de méditer sur l'être comme les Éléates, ou sur la nature comme les physiciens d'Ionie, ils choisissent… Lire la suiteÉcrit par : Pierre AUBENQUE
Dans le chapitre "La philosophie à Athènes aux Ve et IVe siècles avant J.-C." : … extrêmes de la parole qui allait susciter à Athènes, dans la seconde moitié du ve siècle, *un type nouveau d'intellectuels, les sophistes. Ce titre, qui n'avait rien de désobligeant, désignait moins un courant doctrinal qu'une profession : les sophistes sont des professeurs qui enseignent, moyennant rétribution, l'ensemble des… Lire la suiteÉcrit par : ETIEMBLE
Dans le chapitre "Premières mues du confucianisme" : … et son extension) ainsi qu'une philosophie de la contradiction. Sous les Royaumes combattants, les *sophistes s'appelaient les philosophes du xing ming, c'est-à-dire ceux qui établissent des rapports entre les noms (ming) et les substances (xing) ; moins contestable est leur autre désignation : … Lire la suiteÉcrit par : Marcel BÉNABOU
… *Le rhéteur grec Diôn ho Khrusostomos (Dio Cocceianus), à qui sera donné le surnom de Chrysostome (c'est-à-dire Bouche d'or), est né à Pruse en Bithynie, dans une famille riche. Il reçoit une bonne éducation qui lui permet de débuter comme rhéteur et de connaître le succès. Mais des difficultés l'amènent à quitter sa patrie et à se rendre à Rome,… Lire la suiteÉcrit par : Daniel CHARLES
Dans le chapitre "La Grèce" : … – de ce qui est ? Pythagoriciens et éléates ont en commun d'être insupportablement édifiants ; les *sophistes vont récuser à la fois l'allégorisme et la catharsis. Il n'existe pas plus, à les entendre, de Beauté en soi ou d'Être que de valeur thérapeutique de la musique ou de l'art en général. Ce qui importe, c'est l'art de persuader, c'est-à-dire… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Né en Sicile, dans la colonie chalcidienne de Léontinum, Gorgias est avec son contemporain Protagoras le plus ancien et le plus fameux de tous les sophistes. Diogène Laërce (VIII, 58-59) en fait le disciple d'Empédocle. Ses concitoyens l'envoyèrent en ambassade à Athènes en 427 pour demander de l'aide contre les Syracusains, et son talent de… Lire la suiteÉcrit par : François CHÂTELET, Pierre VIDAL-NAQUET
Dans le chapitre "Aristophane et les sophistes" : … et la guerre. La vigne, le froment, l'amour, les dieux sont la nourriture naturelle de l'homme. *Diamétralement opposée est la position des rhéteurs (qu'on nomme aussi sophistes). Un des thèmes qu'avaient développés Gorgias et Protagoras était celui du caractère conventionnel de la loi : à la sacralité ancienne, fondée sur la religion et devenue… Lire la suiteÉcrit par : Joseph MOGENET, Jacqueline de ROMILLY
Dans le chapitre "La philosophie" : … des premiers « physiciens », intéressés à la découverte rationnelle des principes de la nature, les *sophistes se sont davantage tournés vers les problèmes qui concernent l'homme et la morale. Parmi eux, c'est surtout Socrate l'Athénien qui a eu l'influence la plus large, en orientant ses recherches et en fondant ses méthodes sur des problèmes… Lire la suiteÉcrit par : Étienne BORNE
Dans le chapitre "Composante sceptique et composante mystique" : … ce dramatique embarras, contemporain de ses origines. La grandeur, le plus souvent méconnue, des *sophistes est d'avoir découvert la subjectivité humaine et su tirer toutes les conséquences de cette découverte. L'homme qui est « la mesure de toutes choses » est cet homme intérieur dont la subjectivité condamne à l'irréalité toutes ces importances… Lire la suiteÉcrit par : Luc BRISSON
Dans le chapitre "Mythe et savoir" : … considérés comme les maîtres de ce discours, le mythe, qui assurait la transmission du mémorable. *À partir du milieu du ve siècle, les sophistes, qui utilisent cette technique discursive nouvelle à laquelle on donne le nom de « rhétorique », vont disputer aux poètes l'honneur de transmettre ce savoir universel : sophistēs… Lire la suiteÉcrit par : Olivier JUILLIARD
… *Du chef de l'école de Mégare, Euclide, aucun texte ne nous est parvenu ; l'enseignement du maître et celui de ses successeurs à la tête de l'école, Eubulide, Alexinus, Diodore Cronos, nous sont seulement connus par des allusions et des critiques de Platon, d'Aristote, de Diogène Laërce et d'Aristoclès. On sait de façon certaine qu'Euclide défendait… Lire la suiteÉcrit par : Clémence RAMNOUX
Dans le chapitre "Les Routes" : … extrêmement simples formulent pour la première fois l'exigence de ne pas se contredire. La manière *sophistique consista, au contraire, à renverser les propositions de toutes sortes de manières, pour essayer les pensées qu'elles forment ou qui s'ensuivent. C'est ainsi qu'un Gorgias prononcera d'entrée de jeu contre l'éléatisme : Non-Être est… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BILLARD, Jean LEFRANC, Jean-Jacques WUNENBURGER
Dans le chapitre "Réduction linguistique" : … *La sophistique n'était pas seulement caractérisée par ce que nous appellerions un relativisme culturel, mais aussi et peut-être principalement par une philosophie du langage. Le succès des plus célèbres sophistes semble avoir reposé sur leur virtuosité dans les jeux rhétoriques interchangeables ; mais, au-delà de la recherche d'un profit immédiat,… Lire la suiteÉcrit par : Pierre AUBENQUE
Dans le chapitre "Nature et art, nature et loi" : … e siècle avant J.-C., apparaît, notamment chez ceux qu'il est convenu d'appeler les *sophistes, le sentiment nouveau d'une opposition entre la nature, qui vient de Dieu ou est en tout cas autonome, et la loi, qui est le fait de l'homme. Par « loi » (νομ́ος), il faut ici entendre tout ce qui est de l'ordre de la convention et qui, non… Lire la suiteÉcrit par : Monique DIXSAUT
Dans le chapitre "L'être et le non-être" : … elle, l'image qu'on en produit en l'imitant, en la peignant ou en en parlant. Le discours fictif du *sophiste et celui du philosophe relèvent de la même possibilité, car, si l'autre existe, l'être devient articulable, mais il en découle aussi qu'il n'y a pas d'être qui ne projette ses ombres et ses simulacres. L'autre est au principe de toute… Lire la suiteÉcrit par : Éric WEIL
Dans le chapitre "La philosophie grecque" : … dans lesquelles s'exerce le pouvoir et, grâce à cette observation, le rôle central du pouvoir. Les *sophistes, il est vrai, ne s'intéressent pas à la question de son usage bon ou mauvais, mais ils constatent, omniprésente, la lutte pour le pouvoir : chacun désire les avantages que son détenteur en retire, richesse, considération, toutes les… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Sophiste ionien originaire de Julis, dans l'île de Céos, Prodicos est surtout connu par les dialogues de Platon. Socrate, le louant et le ridiculisant à la fois, dépeint Prodicos comme un frileux Tantale dont, tout omniscient, ou omnisage, et divin qu'il soit, la voix de basse produit un bourdonnement qui rend ses paroles indistinctes (… Lire la suiteÉcrit par : Éric WEIL
Dans le chapitre "Des sophistes à Socrate" : … *Les sophistes expriment cette façon de penser. D'une part, ils s'adonnent à l'enseignement des techniques au sens le plus large (l'un d'eux se présente à Olympie dans un costume d'apparat dont il a façonné lui-même toutes les pièces, jusqu'à la bague qu'il porte à son doigt) ; d'autre part, ils se présentent comme maîtres du discours, non de celui… Lire la suiteÉcrit par : Françoise DOUAY-SOUBLIN
Dans le chapitre "Racines antiques : rhètôr, l'orateur" : … . Quant au contenu initial de l'enseignement rhétorique, il est encore très divers chez les *sophistes. Pour Gorgias, l'âme est de nature musicale, et seul le rythme, accordé à l'harmonie cosmique, peut impressionner la mémoire et mouvoir la volonté ; poétiques et même incantatoires, les figures gorgianiques restent proches de la magie.… Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
… *Transcription du grec sophisma, désigne l'artifice de langage dont usait le sophiste de l'Antiquité, le raisonnement trompeur ou embarrassant pour l'interlocuteur, l'argumentation fallacieuse, voire la faute de raisonnement. Primitivement, c'est le tour d'adresse ingénieux, la prestidigitation habile dans l'ordre du langage : on n'y voit… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BRUNSCHWIG, Barbara CASSIN
Dans le chapitre "Les hommes, les actes, les œuvres" : … Les *sophistes nous sont assez mal connus : leurs écrits ont presque tous disparu ; leurs témoins les plus proches et les plus autorisés sont leurs adversaires ; nos informateurs les plus bavards sont des compilateurs tardifs. Dans le champ de ruines qu'est pour nous leur œuvre, quatre figures se dressent avec un relief qui reste saisissant, celles… Lire la suiteÉcrit par : Robert BLANCHÉ, Antonia SOULEZ
Dans le chapitre " Philosophie" : … qui fait de la vérité la vérité de ce qui est, en même temps que l'objet transitif du discours. *Platon s'est employé à démontrer, à l'encontre des sophistes, que, en dehors de l'alternative entre dire vrai (ou, selon eux, dire ce qui est) et le silence d'un « ne pas dire » (quand il n'est pas, par eux encore, assimilé à du vain bruit), il y… Lire la suite
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