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SOMESTHÉSIE

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2.  La fonction somesthésique

Les progrès récents des méthodes d'analyse micro-électro-physiologique ont apporté d'importantes précisions sur le fonctionnement des terminaisons nerveuses sensibles cutanées, l'organisation des messages qui en proviennent et les voies nerveuses centrales qu'ils empruntent.

  Propriétés générales des récepteurs

Un certain nombre de ces propriétés et des caractères du message sont identiques à ceux d'autres terminaisons.

On peut ainsi établir tout d'abord la notion de seuil : celle-ci signifie que des influx nerveux ne partent dans une fibre venant d'une terminaison somesthésique que si l'intensité du stimulus est suffisante. Ces influx sont déclenchés par une dépolarisation électrique du récepteur lui-même, dépolarisation engendrée par le stimulus (pression, par exemple) et dénommée potentiel-récepteur. Il existe une relation précise entre l'intensité du stimulus et la fréquence des influx émis, celle-ci s'accroissant avec celle-là, le rapport de proportionnalité pouvant d'ailleurs varier assez notablement selon le type de récepteur considéré. Un autre caractère fonctionnel essentiel des récepteurs réside dans la propriété d'adaptation ou d'accommodation de ceux-ci. En réponse à une excitation de durée suffisamment longue, certaines terminaisons peuvent fonctionner durant tout le temps d'application du stimulus (on dit alors que la terminaison « n'accommode pas »), ou au contraire n'émettre des influx nerveux que pendant un bref instant lors de cette application et demeurer ensuite silencieuses (la terminaison est dite dans ce cas « à accommodation importante »). Il a été montré qu'en fait tous les intermédiaires existent entre ces deux types extrêmes. Le plus souvent, le récepteur cutané stimulé répond par une bouffée d'influx de fréquence relativement élevée au moment de l'application du stimulus, puis la fréquence d'émission décroît, mais une certaine activité persiste qui ne s'interrompt qu'avec l'arrêt de l'excitation.

Ces caractères : seuil, potentiel-récepteur, relation entre l'intensité et la fréquence du message, accommodation, sont dans leur ensemble communs à tous les types de récepteurs sensoriels.

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