3. Relations internationales
Le 27 juillet 1992, le Conseil de sécurité de l'O.N.U. décide l'envoi en Somalie d'une mission chargée de l'organisation d'une opération humanitaire de grande ampleur. Le 12 août, pour lutter contre le pillage des convois humanitaires alors que la famine menace 4,5 millions d'habitants, le secrétaire général de l'O.N.U., Boutros Boutros-Ghali, décide le déploiement de cinq cents casques bleus.
Le 3 décembre, mettant pour la première fois en pratique un droit d'ingérence non encore codifié, le Conseil de sécurité adopte la résolution 794 qui autorise à « employer tous les moyens nécessaires pour instaurer aussitôt que possible des conditions de sécurité pour les opérations de secours humanitaires en Somalie », sans que ce pays en ait fait la demande. Douze pays, dont la France, engagent au total 36 000 hommes dans le cadre de l'opération « Rendre l'espoir » (en anglais Restore Hope). Les organisations humanitaires rappellent la nécessité de conclure un accord politique. Le 9, les marines débarquent à Mogadiscio.
Le 22 janvier 1993, les États-Unis demandent à l'O.N.U. de prendre le commandement de l'intervention multinationale qu'ils assuraient jusqu'alors.
Le 26 mars, l'O.N.U. autorise l'organisation d'une nouvelle opération en Somalie (Onusom II) afin de désarmer les milices.
Le 6 juin, une résolution de l'O.N.U. demande l'arrestation des responsables de la mort de vingt-trois casques bleus dans une embuscade attribuée aux forces du général Aïdid.
Le 9 septembre, des affrontements entre l'Onusom (soutenue par des hélicoptères américains) et les forces du général Aïdid se soldent par la mort de plus de cent civils. D'humanitaire, la mission de l'O.N.U. est donc devenue essentiellement militaire, après l'échec des négociations et la décision de capturer le général Aïdid. Le 22, le Conseil de sécurité fixe à mars 1995 l'issue de la mission de l'Onusom II. Le 28, opérant un complet revirement face aux risques d'« enlisement », Bill Clinton et le secrétaire général de l'O.N.U. affirment privilégi […]
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