2. Appareil floral
Les fleurs gamopétales sont solitaires ou réunies en inflorescences cymeuses, dont les structures sont troublées par des déplacements de feuilles et de fleurs et des avortements de rameaux. Ainsi chez la belladone, les feuilles sont géminées sur les axes florifères du fait de la migration de la feuille du nœud inférieur. Dans plusieurs cas, les cymes multiflores bipares deviennent pauciflores unipares. À la suite de concaulescences, elles sont internodales (Solanum nigrum) ou oppositifoliées (S. macrocarpon).
La fleur répond à la formule : 5S + 5P + 5E + 2C. L'actinomorphie est incomplète, l'axe de symétrie étant oblique ; cette tendance à la zygomorphie s'accuse chez les Salpiglossidées. Le calice, souvent gamosépale, est persistant ou même accrescent, enveloppant alors le fruit (Physalis). Sur la corolle, plus ou moins tubuleuse, s'insèrent cinq étamines égales, dont la postérieure se raccourcit (Nicotiana, Petunia), puis avorte (Salpiglossis) ; il ne subsiste que deux étamines fertiles chez Schizanthus. La déhiscence des anthères est longitudinale ou poricide (Solanum). La pollinisation est entomogame ou ornithogame ; l'auto-stérilité est fréquente.
Les carpelles, au nombre de deux, exceptionnellement de cinq (Nicandra), sont insérés sur un disque intrastaminal, hypogyne, et placés obliquement par rapport au plan antéro-postérieur de la fleur ; leur multiplication par le développement de fausses cloisons ou par pléiomérie n'est pas rare. L'ovaire renferme de nombreux ovules insérés sur de volumineux placentas. Les fruits sont des baies polyspermes (tomate) ou des capsules septicides (tabac), septifrages (datura) ou pyxidaires (jusquiame). Les graines sont petites (11 000 dans un gramme pour le tabac) et albuminées.
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