Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Patrick LEHINGUE
Sous-discipline autrefois royale de la science politique, la sociologie électorale a même été parfois considérée, à travers les travaux d'André Siegfried en France ou de Paul Lazarsfeld aux États-Unis, comme sa branche originelle et son terreau fondateur. Cette domination, probablement idéalisée, a sans doute pris fin : la sociologie électorale… Lire la suiteÉcrit par : Daniel GAXIE
Dans le chapitre "Variations en fonction des caractéristiques des citoyens" : … Les *dispositions à la participation s'élèvent avec le rang social et le niveau d'éducation. L'éducation est, pour les spécialistes de sociologie électorale, la « variable » la plus « prédictive » du vote (c'est-à-dire la plus fortement corrélée avec la participation). La participation est plus faible chez les plus jeunes. Sa fréquence augmente avec… Lire la suiteÉcrit par : Daniel DERIVRY
… *Sociologue américain, Bernard Berelson s'est essentiellement consacré à l'étude des comportements, notamment du comportement électoral. Il a en effet participé à la composition des deux grands ouvrages classiques de la sociologie électorale américaine, The People's Choice : How the Voter Makes up His Mind in a Presidential Campaign (avec… Lire la suiteÉcrit par : Franck GUÉRIT
Dans le chapitre "Une région sous tensions" : … et agricole de la région), à l'urbanisation et à l'arrivée de populations nouvelles et étrangères. *Ces bouleversements ne sont pas exempts d'un certain « mal-développement », lié à une croissance trop brutale. Les indices de déstructuration, tant sociaux qu'identitaires, ne sont pas absents. La forte progression du vote d'extrême droite,… Lire la suiteÉcrit par : Dominique SCHNAPPER
Dans le chapitre "Les effets sociaux du chômage" : … l'emploi et la participation sociale liée à ce même emploi. Les effets du chômage sur les résultats* électoraux peuvent être directs (le vote des chômeurs) ou bien indirects (le vote des non-chômeurs en fonction de l'existence du chômage). Existe-t-il un effet direct du chômage sur le comportement électoral, autrement dit les électeurs modifient-… Lire la suiteÉcrit par : Pierre BRÉCHON
Dans le chapitre "Une présidentielle paradoxale, des législatives de confirmation (2002)" : … gagne 10 points par rapport au 21 avril, la gauche en gagne 5, mais se trouve largement dominée. *Il semble y avoir plusieurs types d'explications complémentaires des écarts entre les votes présidentiel et législatif. Un certain nombre de personnes, notamment chez les moins de quarante ans, ne se mobilisent que pour l'élection qui leur paraît la… Lire la suiteÉcrit par : Daniel GAXIE
Dans le chapitre "Représentation et délégation" : … par leur vote. La participation électorale est d'ailleurs en baisse depuis plusieurs décennies. *Elle dépend du type de scrutin et de l'acuité des mobilisations et elle obéit à diverses déterminations sociales. Elle est pour une part fonction du degré d'implication dans les questions politiques et elle est du même coup plus faible (en moyenne)… Lire la suiteÉcrit par : Claude FOHLEN, Annick FOUCRIER, Marie-France TOINET
Dans le chapitre "D'importants défis à relever" : … qui n'ont pas connu la ségrégation ni les limitations institutionnelles à leurs ambitions. *Il est remarquable que les Noirs aient voté en plus grand nombre qu'auparavant (13 p. 100 des votants, contre 10 p. 100 en 2000), et que leurs suffrages se soient portés sur Obama à 95 p. 100. Il en est de même pour 66 p. 100 des électeurs… Lire la suiteÉcrit par : Serge HURTIG, Universalis
Dans le chapitre "L'expression de la volonté" : … » aussi, ils imposent aux autres un choix qui n'est pas toujours conforme à leurs aspirations. *L'insatisfaction d'une partie des citoyens à l'égard des candidats en présence explique la faible participation électorale (cf. figure), et son déclin jusqu'à la fin des années 1980 : d'un peu plus de 60 p. 100 environ pendant les années 1960, pour… Lire la suiteÉcrit par : Nicolas TENZER
Dans le chapitre "Incertitudes électorales : la distance entre la sociologie et l'idéologie" : … *Si l'année 2000 fut décisive dans le positionnement des partis, de nombreux facteurs déjouaient alors les prévisions pour la présidentielle et les législatives de 2002. La permanence de la popularité de Jacques Chirac et la faible homogénéité de la majorité gouvernementale constituaient pour Lionel Jospin autant d'éléments d'incertitude. La droite… Lire la suiteÉcrit par : Nicolas TENZER
Dans le chapitre "Une marginalisation des outsiders" : … tour par le candidat de l'U.D.F et l'essentiel des votes F.N. se sont reportés sur Nicolas Sarkozy. *L'analyse électorale montre la permanence des « marqueurs » classiques des votes de gauche et de droite. C'est ainsi que, selon l'institut C.S.A., les 18-24 ans et les 30-49 ans, les étudiants, les employés et les salariés du secteur public ont… Lire la suiteÉcrit par : Alfred GROSSER
… obligations professionnelles, il est devenu l'un des fondateurs de la science politique française. *Reprenant, développant, transformant l'héritage d'André Siegfried, il est devenu le grand maître de la géographie électorale, découvrant et expliquant des permanences départementales ou cantonales parfois surprenantes. La géographie électorale est… Lire la suiteÉcrit par : Georges BALANDIER, François CHAZEL
Dans le chapitre "Formation de la décision électorale" : … *En enquêtant sur l'élection présidentielle de 1940, P. Lazarsfeld, B. Berelson et H. Gaudet eurent la surprise de constater que, bien loin d'exercer une influence décisive, presse et radio semblaient avoir peu d'effet sur les choix de l'électeur, plus spécialement sur les changements de décision au cours de la campagne. Il leur fallut donc rejeter… Lire la suiteÉcrit par : François CHAZEL
Dans le chapitre "L'influence interpersonnelle" : … *C'est à l'occasion de la première étude par panel d'une élection présidentielle – celle de 1940 qui opposait Roosevelt à Willkie – que Paul F. Lazarsfeld, Bernard Berelson et Hazel Gaudet prirent conscience de l'importance du phénomène, qui contredisait leurs hypothèses initiales (The People's Choice) : la radio et la presse n'étaient pas… Lire la suiteÉcrit par : Geneviève BIBES, Marc LAZAR
Dans le chapitre "Le déclin communiste" : … atteint le P.C.I. épargné jusqu'au milieu des années quatre-vingt suggèrent deux observations. *La première est d'ordre sociologique, la seconde, politique. Les pertes les plus lourdes sont en effet régulièrement enregistrées dans la partie la plus moderne du pays et parmi les catégories les plus porteuses d'avenir. Le P.C.I. perd ainsi 4,5 … Lire la suiteÉcrit par : François BOURRICAUD
Dans le chapitre "Loyauté et distance" : … boss américain qui, en échange de leur vote, protège les immigrés sont classiques. Mais le *boss à la Merton n'est pas un patron comme le gamonal péruvien. Il s'en distingue au moins par deux traits. Le caractère utilitaire de l'échange est plus marqué dans le contexte urbain que dans le contexte rural traditionnel. Les… Lire la suiteÉcrit par : Jacques GERSTLÉ
Dans le chapitre "Les effets des médias" : … son étude publiée sous le titre The people's choice, qui est à la fois un classique de la *sociologie empirique, du comportement électoral et de la sociologie des médias. Partant de l'hypothèse des effets puissants conforme à la quasi-théorie de la propagande dominante à l'époque, il parvient à les invalider grâce à une étude par panel, c'… Lire la suiteÉcrit par : Patrick CHAMPAGNE
Dans le chapitre "Les usages contemporains de l'opinion publique" : … de telles enquêtes repose pourtant sur une confusion, celle qui s'est d'emblée instaurée entre *la saisie du comportement électoral et celle des opinions. En effet, les instituts de sondage doivent leur notoriété, auprès des responsables politiques et des journalistes, à leurs enquêtes dans le domaine strictement électoral, les sondeurs s'étant… Lire la suiteÉcrit par : Michel OFFERLÉ
Dans le chapitre "La représentation par les partis" : … explicables par la position sociale homologue qu'occuperaient les entrepreneurs et les électeurs. *Les agents sociaux relativement ou absolument dominés dans les diverses hiérarchies sociales seraient ainsi prédisposés à prêter attention aux biens offerts par des dirigeants eux-mêmes issus de fractions dépossédées relativement à leurs adversaires… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-André TAGUIEFF
Dans le chapitre "Le national-populisme autoritaire en France : un type idéal" : … interclassiste dans le cadre national. Il reste à soumettre à ce critère la composition de *l'électorat réel du Front national, saisi dans son évolution (Pascal Perrineau), un électorat qui s'avère, en 1995, le plus « populaire », voire le plus « prolétaire » des électorats en France. Lors des élections européennes du 12 juin 1994, la liste… Lire la suiteÉcrit par : Julien DUVAL
Dans le chapitre "L'influence de la presse sur ses lecteurs" : … la presse ne favorise guère le suicide que chez des personnes déjà prédisposées à passer à l'acte. *Une thèse assez convergente est développée par la sociologie américaine des années 1940 aux années 1960, en particulier par Paul Lazarsfeld, Elihu Katz et Robert Merton : les médias n'exerceraient que des « effets limités », en particulier sur les… Lire la suiteÉcrit par : André DEMICHEL, Pierre LALUMIÈRE, Universalis
Dans le chapitre "Une création de l'histoire européenne" : … n'a pas eu de conséquences « révolutionnaires ». Au contraire, les premières consultations *électorales de ce type ont révélé le caractère profondément conservateur de la classe paysanne, numériquement la plus importante à cette époque. Dépourvus de toute formation politique, ne disposant pas d'une organisation partisane qui leur soit… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MAITROT
… *Académicien, géographe, historien, économiste, enseignant, journaliste, grand voyageur, André Siegfried est surtout le véritable maître de la science politique française. Observateur privilégié de la vie publique française, analyste serein de l'évolution de la société mondiale, il a plus que tout autre contribué à faire naître deux disciplines… Lire la suiteÉcrit par : Philippe MARLIÈRE
Dans le chapitre "Un électorat" : … moyennes salariées. Ce nouveau cours stratégique n'entraîne pas d'embourgeoisement notable de *son électorat qui reste très majoritairement ouvrier. La base électorale des partis sociaux-démocrates n'est donc pas à proprement parler de nature « attrape-tout », mais reste essentiellement prolétarienne. Cette tendance est très marquée dans les… Lire la suiteÉcrit par : Alain GARRIGOU
Dans le chapitre "Une légitimité en débats" : … les sondages de fausser le jeu démocratique tandis que les sondeurs réfutaient une telle idée.* On tenta donc de vérifier les hypothèses d'une influence en faveur des « vainqueurs » (bandwagon) ou des « vaincus » (underdog) annoncés. En comparant des populations différentes à cet égard comme celles de l'Est et de l'Ouest des… Lire la suiteÉcrit par : Julien FRETEL
Dans le chapitre "Un parti de notables ?" : … *On définit généralement l'U.D.F. comme un « parti de notables », c'est-à-dire comme une formation aux structures organisationnelles très lâches et dont les cycles de vie et la morphologie ne dépendraient que des ambitions de ses principaux élus. De surcroît, ces derniers sont vus comme des entrepreneurs politiques indépendants qui jouissent d'une… Lire la suiteÉcrit par : Florence FAUCHER-KING
Dans le chapitre "Électeurs, adhérents et militants" : … Les *électeurs écologistes sont principalement issus des « secteurs non productifs » de l'économie, c'est-à-dire que nombre d'entre eux travaillent dans les services, voire dans les services publics. Paradoxalement, si l'on considère la critique du mode de développement occidental dont il se fait l'écho, l'électeur Vert est généralement bien intégré… Lire la suite
Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis :
0-9
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.