Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Gisèle SAPIRO
La sociologie de la littérature se donne pour objet d'étudier le fait littéraire comme fait social. Cela implique une double interrogation : sur la littérature comme phénomène social, dont participent nombre d'institutions et d'individus qui produisent, consomment, jugent les œuvres, et sur l'inscription des représentations d'une époque et des… Lire la suiteÉcrit par : Georges MOLINIÉ
… *Né à Berlin, ce professeur à l'université de Marburg, chassé par les nazis, réfugié à Istanbul puis aux États-Unis, est l'auteur de travaux sur Dante, le symbolisme chrétien, la littérature latine médiévale, la littérature française. Il est surtout universellement connu depuis la publication, en 1946, de Mimésis : la représentation de la… Lire la suiteÉcrit par : Daniel OSTER
Dans le chapitre "Autobiographie et sociologie" : … de comptes, mémoires de vie privée, correspondances, notices biographiques, curriculum vitae, etc.* Dans le même temps, parallèlement à ces autobiographies « spontanées », se multiplient les récits de vie suscités et guidés par des enquêteurs, qui s'inscrivent techniquement dans la tradition des monographies de Frédéric Le Play et des travaux de l… Lire la suiteÉcrit par : François POIRIE
… *Né à Orel (Russie) dans une famille de vieille noblesse dont plusieurs membres illustrèrent l'histoire et la culture russes, Mikhaïl Bakhtine fait ses études secondaires au lycée d'Odessa. En 1913, il entre à la faculté d'histoire et de philologie de l'université de Novorossiisk (aujourd'hui université d'Odessa) qu'il quitte ensuite pour celle de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Didier WAGNEUR
Dans le chapitre "La vie d'artiste" : … Si* le xixe siècle est le moment où cette réalité prend forme, le bohémianisme littéraire est prégnant dès la seconde moitié du xviiie siècle, moment où s'affirme l'« homme de lettres », dont la condition est le plus souvent précaire. Le recrutement se fait fréquemment dans le peuple ou dans la petite… Lire la suiteÉcrit par : Gérard-Georges LEMAIRE
*Depuis une époque déjà lointaine en Orient, pendant trois siècles en Occident, les cafés ont joué un rôle fondamental dans l'histoire des idées, des arts et de la chose écrite. Ils ont servi de bureaux académiques, de salles de lecture, de poste, de lieux d'écriture ou de réunion, de salles des… Lire la suiteÉcrit par : Michel DELON
Dans le chapitre "Texte et culture" : … *Dans ses lignes de force, l'œuvre de Roger Chartier aide à s'interroger sur des notions aussi importantes que celles de texte, d'événement ou de culture. Les littéraires ont longtemps cru savoir ce qu'était un texte, appréhendé à partir de son auteur et de son sens (ou de son défaut de sens). La prise en compte de sa genèse (de ses avant-textes),… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DU COLOMBIER, Henri PEYRE
Dans le chapitre "Littérature" : … terme et ne se le sont jamais appliqué à eux-mêmes. Voltaire ne les a pas davantage appelés ainsi. *C'est uniquement à l'époque de la Restauration et du règne de Louis-Philippe que, pour combattre les jeunes romantiques en rébellion contre tout académisme et assoiffés de nouveautés, dont beaucoup venaient de l'étranger, des critiques conservateurs… Lire la suiteÉcrit par : Marc SORIANO
La *littérature de colportage – la seule à être désignée par son statut de transport et de vente – a été longtemps méprisée. Elle est étudiée avec attention aujourd'hui non seulement à cause de ses tirages – plusieurs centaines de milliers d'exemplaires pour les meilleurs titres –, mais aussi pour son contenu,… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves POUILLOUX
… *En critique littéraire, terme utilisé par plusieurs courants. La traditionnelle histoire littéraire s'est attachée, en particulier à la suite de Taine et de Lanson, à reconstituer une histoire de la littérature et des auteurs, parallèle à l'histoire proprement dite, dans l'intention d'expliquer ou en tout cas de comprendre les œuvres à partir de… Lire la suiteÉcrit par : Antoine COMPAGNON
Dans le chapitre "Sociologie et psychanalyse de la littérature" : … Taine rapportait l'individu à ses conditions *sociales. Ce sera le principe du tout-venant de la critique marxiste, faisant de la littérature et de l'art un reflet de la situation économique, de la superstructure un décalque de l'infrastructure. De György Lukács à Lucien Goldmann, cette doctrine est devenue plus complexe, dès lors qu'elle a vu les… Lire la suiteÉcrit par : Robert ESCARPIT, Philippe SCHUWER
Dans le chapitre "L'éditeur" : … *Lorsque la copie industrielle reparut dans le monde occidental vers la fin du xiiie siècle, il en était tout autrement. Il s'agissait d'alimenter les étalages des librarii et stationarii rassemblés autour des universités. Le livre devint rapidement l'arme principale de cette tentative de révolution culturelle… Lire la suiteÉcrit par : Jacques. DUBOIS
Dans le chapitre "Le monde duÉcrit par : Jean-Louis JOUBERT
Dans le chapitre "Espace et circulation littéraires" : … *Si on définit comme « littérature » un ensemble de textes qu'unissent différentes interrelations et correspondances, une littérature francophone regroupe des textes ayant en commun d'être écrits en français, mais aussi de se référer, d'une manière ou d'une autre, à un pays, une région ou une communauté. Ces textes circulent à l'intérieur des pays… Lire la suiteÉcrit par : André AKOUN
… *Surtout connu pour ses travaux de sociologie de la création littéraire, Lucien Goldmann est né à Bucarest en 1913. Il vient à Paris en 1934, après un bref passage à l'université de Vienne, où il suit les cours de Max Adler. Il poursuit alors, conjointement, des études de droit, d'économie politique et de philosophie. Réfugié en Suisse en 1942, il y… Lire la suiteÉcrit par : Henri-Jean MARTIN, Martine POULAIN
Dans le chapitre "L'essor de la lecture en langue vulgaire" : … xie siècle et plus généralement du xiiie, les manuscrits en *langues vulgaires commencent à se multiplier tandis qu'un nombre croissant de laïques se trouve alphabétisé. Il ne peut être question d'évoquer ici les conditions dans lesquelles furent réunies et fixées par écrit des poésies de tradition orale.… Lire la suiteÉcrit par : Jean Marie GOULEMOT
Dans le chapitre "Une pensée dialoguante" : … et de leur dimension critique. On oublie trop souvent qu'elles représentent un défi pédagogique. *Loin des épais traités en latin et du discours magistral, elles recourent volontiers aux formes de la sociabilité, adoptent le ton de la conversation, utilisent des formes littéraires faites pour amuser et plaire, usent de l'ironie et de la parodie,… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LEENHARDT
Dans le chapitre "Une catégorie de la sociologie de la littérature et de la philosophie" : … la compréhension et l'explication des œuvres produites en ces conditions, et particulièrement pour *le roman. Sur ce point, le livre de Goldmann, Pour une sociologie du roman, représente l'application la plus précise du concept de réification en sociologie de la création. L'hypothèse de travail peut se résumer ainsi : la structure du roman… Lire la suiteÉcrit par : Jean Marie GOULEMOT
(1983) et ses lectures d'Artaud, Rimbaud, Breton, Blanchot, Apollinaire ou Philippe Sollers, *Daniel Oster s'interroge sur les légitimations et les mises en scène de l'écrivain, dès lors qu'il se réclame des ruptures de la modernité. Il en démonte les effets d'illusion, les postures, les inavouables complicités et analyse la relation… Lire la suiteÉcrit par : Olivier CORPET
Dans le chapitre "Un rôle important" : … volontiers combien, à partir des collections de revues, il est possible de reconstituer les *opinions et le milieu (cafés, salons, réseaux, groupes...) d'un mouvement littéraire. Ainsi, lorsque Michel Décaudin étudie La Crise des valeurs symbolistes entre 1895 et 1914, il suit pas à pas l'itinéraire de certaines revues (L'… Lire la suiteÉcrit par : Michel ZÉRAFFA
Dans le chapitre "Du mythe au roman" : … présentent comme une manière qui sera retranscrite de manière historique. À la faveur de certaines *conditions socio-économiques (qui n'apparaissent pas partout), de tels récits seront rassemblés, réorganisés, refondus par un auteur afin de constituer un discours suivi (mais ayant un terme). Ce discours sera adapté aux goûts d'une classe sociale de… Lire la suiteÉcrit par : Guy BELZANE
Dans le chapitre "« Des manifestes écrits dans la fougue même de l'idée »" : … en appelle à la création d'un théâtre naturaliste, qui, contrairement au roman, reste à inventer. *« L'Argent dans la littérature » (Le Messager de l'Europe, mars 1880 ; Le Voltaire, juillet 1880) est l'esquisse d'une sociologie de la littérature : aux écrivains des siècles passés, soumis aux volontés des Grands et occupés à de… Lire la suiteÉcrit par : Henri PEYRE, Henri ZERNER
Dans le chapitre "Le romantisme en France" : … que d'autres peuples. Mais il est clair que chez eux, plus que nulle part ailleurs en Europe, *la littérature est une institution sociale. Elle occupe une place énorme dans les académies, les théâtres officiels, les établissements d'instruction, les revues et les gazettes. Elle jouit d'un grand prestige dans les salons. Tout cela tend à… Lire la suiteÉcrit par : Antoine LILTI
… laquelle l'objet ou la nature propre de cette sociabilité serait foncièrement littéraire. Pour *comprendre ce que sont les salons, il faut en effet se déprendre de l'idée que la littérature est leur finalité, ou même leur occupation principale, et les replacer dans le contexte plus large de la vie sociale des élites, fondée sur l'hospitalité.… Lire la suiteÉcrit par : Nathalie HEINICH
Dans le chapitre "Deuxième génération : l'histoire sociale de l'art" : … Lichtenstein, La Couleur éloquente : rhétorique et peinture à l’âge classique, 1989). En *littérature, le lectorat aussi a conquis sa place, dans la voie ouverte dès 1923 par Levin Ludwig Schücking (Die Soziologie der literarischen Geschmacksbildung) : en Allemagne avec Hans Robert Jauss (Pour une esthétique de la réception… Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
… *Le principal représentant de la « génération des essayistes », à laquelle appartenaient entre autres Gábor Halász (1901-1945) et László Cs. Szabó (1905-1984), fut Antal Szerb (né à Budapest). Ils étaient liés par l'intérêt porté à la littérature contemporaine produite autour de la revue Nyugat (Occident, 1908-1941) et par leur hostilité… Lire la suite
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