Membre du Parti communiste tchécoslovaque depuis sa fondation, dirigeant des Jeunesses communistes, journaliste puis secrétaire régional dans les fiefs communistes d'Ostrava et de Kladno (1925-1928), Rudolf Slánsky, de son vrai nom Rudolf Salzmann, s'oppose à la conception social-démocrate d'un parti ouvert représentée par Šmeral. En 1928, au VIe congrès de l'Internationale communiste, il se prononce en faveur de la bolchevisation. Celle-ci, mise à l'ordre du jour dans le P.C.T. après son congrès de 1929, est très largement son œuvre. Élu au comité central, il dirige, en relation étroite avec Moscou, la section d'organisation du secrétariat ; il ne deviendra député qu'en 1935. Cependant, Gottwald, secrétaire général du parti, l'oblige, au VIIe congrès, en avril 1936, à endosser, avec Šverma, la responsabilité d'une ligne politique jugée trop complaisante envers Beneš et les sociaux-démocrates. Son autocritique permet à Gottwald de conserver intact tout son prestige. Après Munich, Slánsky est envoyé à Moscou où il coordonne les activités de l'émigration tchécoslovaque (radio, unités combattantes) ; responsabilité qui le conduit, en 1944, à l'état-major du fr […]
