2. Les paléoenvironnements
De récentes données paléobotaniques nous révèlent que le système des grottes de Sterkfontein se trouvait, il y a environ 2,7 à 2,5 millions d'années, à proximité d'une forêt tropicale humide, le paysage actuel étant celui d'une savane clairsemée. Des morceaux fossilisés de lianes ont en effet été analysés en microscopie et attribués à deux espèces observées aujourd'hui en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale, c'est-à-dire uniquement en forêt tropicale humide. La faune de cette période est représentée également par des espèces aujourd'hui disparues, dépendantes de milieux forestiers, telles que des singes mangeurs de feuilles (colobes), par exemple. La présence d'autres espèces – antilopes, cochons, petits rongeurs – permet de penser que des milieux plus ouverts de prairies se trouvaient également à proximité. Dans l'ensemble, la faune et la flore des niveaux les plus anciens (2 à 4) indiquent que, pour une période comprise entre 3,5 et 2,5 millions d'années, la vallée de Sterkfontein était une forêt tropicale humide bordée de prairies. Les études paléoenvironnementales réalisées en Afrique orientale reconstituent des paysages très proches de celui-ci, pour la même période. L'apparition de Paranthropus robustus et d'Homo habilis dans le niveau 5, semble coïncider avec un changement climatique majeur, perceptible sur l'ensemble de la surface du globe et visible, à Sterkfontein, par des modifications importantes de la faune. Un milieu plus ouvert, plus aride, semble alors se mettre en place.
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