Dès le ~ IIIe millénaire, Sippar
est une des grandes villes de la Mésopotamie. Le site est exploré à la fin du xixe siècle (H. Rassam, V. Scheil), mais ce sont surtout les très nombreuses tablettes qui en proviennent, venues le plus souvent de fouilles clandestines, qui attirent l'attention sur lui. Les travaux repris en 1978 (W. al Jadir) sont toujours en cours, mais presque rien n'en est publié. Le sanctuaire consacré au dieu solaire Shamash
(mentionné très tôt dans les textes) ne nous est connu que par des édifices néo-babyloniens (~ viie-~ vie s), dominés par une tour à étages et regroupés dans un vaste téménos. Dans un de ces édifices fut découverte une bibliothèque de textes littéraires, comportant plusieurs centaines de tablettes encore en place dans les cavités où elles avaient été rangées. Les vestiges reconnus en dehors du complexe religieux sont beaucoup plus anciens, avec en particulier de belles habitations du ~ xviiie siècle.
Photographie
Cône commémorant la construction de l'enceinte de Sippar ART DU PROCHE-ORIENT, empire paléo-babylonien, règne de Hammourabi, env. 1792-1750 avant J.-C., Cône portant des inscriptions bilingues, commémorant la construction par le roi Hammourabi de l'enceinte de Sippar, argile. Musée du Louvre, Paris.
Crédits: E. Lessing/ AKG Consulter
Photographie
Le roi babylonien Nabu-Apal-Iddin est présenté au dieu Shamash ART DU PROCHE-ORIENT, Babylonie, IXe siècle avant J.-C., Le roi babylonien Nabu-Apal-Iddin, introduit par le grand prêtre et suivi par la déesse, est présenté au dieu Shamash, moulage. Musée des Antiquités orientales, Istanbul.
Crédits: E. Lessing/ AKG Consulter
Jean-Daniel FOREST
Retour en haut




