3. Classification
La division des Siphonophores en trois ordres repose sur la nature de l'appareil de flottaison de la colonie (flotteur et/ou cloches natatoires).
Les Cystonectes sont considérés comme les plus primitifs. Ils possèdent un énorme flotteur qui ne serait autre qu'un polype modifié auquel sont appendues des cormidies de structure assez simple. Les cloches natatoires manquent. La Physalie (cf. photo), ou galère portugaise, hante presque toutes les mers ; ses tentacules démesurés renferment un venin très toxique dont l'étude a permis de découvrir le phénomène d'anaphylaxie (Richet et Portier, 1902).
Les Physonectes ont un petit flotteur et des cloches natatoires. Suivant les genres, le stolon est plus ou moins développé et l'allure de la colonie varie beaucoup : Stephalia ressemble à une Physalie pourvue de cloches natatoires ; chez Nectalia, le stolon est court et les cormidies regroupées à son extrémité dilatée ; chez de nombreux genres, au contraire, les cormidies s'égrènent le long d'un stolon de taille parfois considérable (g. Stephanomia).
Les Calycophores sont dépourvus de flotteur. Les cloches natatoires, généralement renouvelables, sont de grande taille ; leur paroi évidée abrite la base du stolon et les premières cormidies. Lorsque les produits génitaux sont mûrs, les cormidies se détachent et mènent temporairement une vie pélagique autonome.
Considérés comme les plus évolués, les Calycophores ont atteint un degré exceptionnel de « condensation » de la colonie qui se comporte comme un superorganisme. Ils ne sont pas rares dans le plancton méditerranéen (g. Muggiaea, Diphyes, Abylopsis, etc.).
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