5. Esthétique
Dans le troisième mouvement de la Sinfonia, Berio adopte la démarche d'un peintre dans l'optique de Picasso. Selon ses propres dires: «Il s'agit d'un collectionneur qui veut constituer une collection en réalisant lui-même les tableaux qu'il aime chez les autres. C'est comme ça que je commence et puis ça devient autre chose.» Cet «autre chose» consiste d'abord en un enchaînement et une superposition de textes parlés-chantés et de citations musicales; mais il s'agit aussi d'un véritable «documentaire sur un objet trouvé», en l'occurrence le troisième mouvement de la Deuxième Symphonie de Mahler, plus ou moins perceptible selon le moment, que Berio «re-crée», en quelque sorte, d'une manière différente.
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