Né à Bia en Hongrie le 7 décembre 1922, Simon Hantaï se forme à l'école des beaux-arts de Budapest (1942-1948), puis quitte son pays tombé sous la domination communiste. Après avoir séjourné en Italie, il s'installe à Paris en 1949 et rejoint le mouvement surréaliste. Les œuvres qu'il présente en 1953 à la galerie dont André Breton assure la direction artistique, À l'étoile scellée, révèlent l'emploi de techniques variées – collage, frottage, graffiti et, déjà, pliage – et de matériaux hétéroclites – os et crânes d'animaux, arêtes de poissons, miroirs, journaux –, qui donnent forme à un bestiaire de violentes créatures. Lorsqu'il découvre la peinture expressionniste abstraite américaine, celle de Jackson Pollock en particulier, et qu'il fait la connaissance de Jean Fournier, directeur de la galerie Kléber à Paris, Hantaï se rapproche de l'abstraction lyrique parisienne. Sa participation à l'exposition Alice in Wonderland à la galerie Kléber (1955) marque publiquement la rupture avec le surréalisme, et son exposition personnelle Sexe-Prime. Hommage à Jean-Pierre Brisset, au sein de la même galerie (1956), montre l'évolution de son œuvre vers le langage abstrait […]
