Fils du Simon de Montfort qui avait mené la croisade contre les albigeois mais héritier, par sa grand-mère, d'un comté anglais, il vient en Angleterre à la cour de Henri III et obtient, en 1239, la confirmation de ses droits sur le comté de Leicester. Suivent près de vingt ans d'orageux rapports, traversés de phases de réconciliation, entre Simon de Montfort et le roi ; celui-ci, ayant, en 1253, relevé son vassal du gouvernement de la Gascogne, s'en fait définitivement un ennemi. De 1258 à 1265, le comte de Leicester va jouer un rôle majeur dans l'ébranlement de la puissance royale. Allié aux barons, il obtient en 1258 la ratification des Provisions d'Oxford qui soumettent pratiquement la couronne au contrôle d'un Conseil royal de quinze membres et limitent ses initiatives en matière fiscale et ecclésiastique. Les dissensions intestines ruinent le système mis en place et, à partir de 1263, Simon de Montfort reconstruit un parti nouveau : associé encore à quelques puissants barons, dont le nouveau comte de Gloucester, et à un certain nombre d'évêques, il recrute ses partisans dans des milieux plus humbles, les chevaliers et les bourgeois des villes, en particulier de Londres ; il […]
