3. Un art essentiellement religieux
L'art du Sikkim n'apparaît véritablement qu'avec le règne de Phun-tshogs rNam-rGyal qui, fervent bouddhiste, ordonna la construction d'édifices religieux. Les expressions esthétiques sont, comme dans tous les pays fortement bouddhisés, essentiellement liées à la religion.
• L'architecture
L'architecture civile traditionnelle est sommaire (maisons lepcha et bhotia), ce qui n'exclut pas une recherche esthétique dans le traitement des jalousies qui reposent sur de fines consoles, dans l'ornementation des chambranles, les treillis de bois, les ouvertures polylobées derrière lesquelles glissent des volets pleins.
L'architecture religieuse a connu un grand développement illustré par les monastères, les temples et les mChod-rTen (stūpa).
Les monastères et les temples
Le Sikkim compte soixante-sept monastères ; le plus ancien, Hum-ri, fut construit au début du xve siècle par un lama tibétain lors d'un voyage dans le pays. Il fut reconstruit en 1955. sGrub-sde gsang snags (Dubde), construit en 1644 par Lha-btsun chen-po, mKha'-spyod dPal-ri (Katchō Palri), construit en 1682, Mel-li et bKra-shis-sding (Tashiding), construits à la fin du xviie siècle, sont parmi les plus anciens de ces monastères ; ils furent souvent remaniés au cours des siècles.
Les monastères les plus importants par la taille et le rôle sont Padma Gyang rtse (Pemayangtse) et bKra-shis-sding ; le premier, fondé en 1704, reconstruit dans les années 1930, fut conçu par le roi Phyag-rder rnam-rGyal (Tchador Namgyal) sur le modèle de Mindōling au Tibet (sMin-grol-gling) et supervise tous les monastèr […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 5 pages…



