Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Pierre DELATTRE, Alain de LIBERA, Universalis
Dans le chapitre "Sémantique et syntaxe, signifié et signifiant" : … en correspondance au moins deux systèmes de signes que l'on peut appeler, pour simplifier, le *signifié (système dont on veut rendre compte) et le signifiant (système du langage théorique utilisé). L'objectif premier de la science est, en définitive, de s'assurer qu'il existe une correspondance entre les caractéristiques du système signifié et… Lire la suiteÉcrit par : Louis MARIN
Dans le chapitre "Syntagmatique et paradigmatique picturales" : … à un texte référentiel dont l'analyse dans le tableau permet son articulation : les *signifiants du récit littéraire, les « racontants », deviennent alors les signifiés du récit pictural, grâce à cette propriété que possède tout récit d'être, dans sa substance de sens, indépendant des modalités particulières par lesquelles il est… Lire la suiteÉcrit par : Daniel OSTER
Dans le chapitre "Procès du sujet, procès de l'autobiographie" : … pourtant possible à certains, par-delà l'intervalle, de rechercher l'image d'une autre coïncidence. Si tout *signifiant peut être considéré comme « mis à la place » de je, l'écriture sera nécessairement saturée d'autobiographisme. Les perturbations que subit le sujet livrent ses disjecta membra au grand océan du symbolique. L'… Lire la suiteÉcrit par : Philippe DUBOIS
… *Si c'est en 1933 seulement que Bloomfield introduisit le terme de connotation parmi les concepts de la linguistique scientifique, l'idée même que véhicule ce mot (emprunté à la logique et à la philosophie, non sans modification de sens) était en fait perçue depuis longtemps. Dans la Logique de Port-Royal, par exemple, il en était… Lire la suiteÉcrit par : Gabriel BERGOUNIOUX
Dans le chapitre "La notion de signe" : … *« Le signe linguistique est donc une entité psychique à deux faces [...] Nous appelons signe la combinaison du concept et de l'image acoustique : mais dans l'usage courant ce terme désigne généralement l'image acoustique seule, par exemple un mot (arbor, etc.). [...] L'ambiguïté disparaîtrait si l'on désignait les trois notions… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves POUILLOUX
… *La « cure psychanalytique », ou plus exactement le travail analytique, tel que Freud en a conçu et formulé les règles, est un travail verbal. Prétendre intégrer dans le processus psychanalytique un redressement de comportements anormaux ou déviants fait partie d'une entreprise de dénaturation de la psychanalyse. L'analyste n'a d'autre matériau que… Lire la suiteÉcrit par : Patrick GUYOMARD
Dans le chapitre "L'algorithme et le signifiant" : … Lacan emprunte à Ferdinand de Saussure le terme de *« signifiant », en le subvertissant à peu près complètement. L'homologie des structures devait le mener à théoriser celle de l'inconscient à partir de l'algorithme saussurien (signifiant/signifié), dans la mesure où il était lui-même un élément de la structure du langage. Saussure inscrit… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR, Jan SEBESTIK
Dans le chapitre "La linguistique structurale" : … fini par adopter la conception stoïcienne du signe verbal comme phénomène à double face composé du *signifiant perceptible et du signifié intelligible ; il éliminait ainsi le rapport à la chose qui tombe hors du domaine linguistique, pour ne retenir qu'une différence interne au signe lui-même ; mais, en même temps, il continuait de donner une… Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
Dans le chapitre "Théorie du signe" : … une combinatoire : ces unités, ce sont les signes, qui unissent chacun un signifié (concept) et un *signifiant (image acoustique). La théorie du signe opère une rupture par rapport à la conception naïvement nominaliste qui identifie le langage à la pensée, le mot à la chose, et ne voit dans la langue qu'une nomenclature de termes renvoyant à des… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MILNER
Dans le chapitre "Le concept de signifiant" : … nécessairement du langage) met l'accent non sur la totalité, mais sur l'élément : c'est le *signifiant. Est donc signifiant ce qui n'a d'existence et de propriétés que par opposition, relation et négation. D'où la proposition : « le signifiant représente le sujet pour un autre signifiant » ; la définition stricte du signifiant y repose… Lire la suiteÉcrit par : Catherine CLÉMENT
… *Le terme polynésien mana désigne une force surnaturelle dont l'Anglais R. R. Marett (1866-1943) et le Français Marcel Mauss (1872-1950) ont tenté, dans le contexte de l'ethnologie religieuse, d'évaluer les propriétés : « Ce mot, précise le second, subsume une foule d'idées que nous désignerions par les mots de : pouvoir de sorcier, qualité… Lire la suiteÉcrit par : François ROUSTANG
… le phénomène sur des exemples tirés de la clinique pour montrer que l'intérêt du rapport de *signifiants sur lesquels on joue réside dans l'angoisse de son caractère incompréhensible. Ou encore, si l'on prétend à la coupure du signifiant et du signifié (le fameux arbitraire du signe), il montrera sur pièces que c'est le sens qui détermine le… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *Toute science est tentée de se constituer un savoir sur les outils qu'elle emploie : dès lors que l'on parle, dans n'importe quel langage, sur un autre langage, il y a un phénomène de métalangage. Lorsque ce langage second est organisé lui-même et forme un tout, c'est une métalangue. Si Hilbert a nettement constitué la métamathématique, si les… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves POUILLOUX
Dans le chapitre "La tradition classique" : … ne présente pas de difficultés (nous sommes bien dans l'ordre du langage, on dirait aujourd'hui du *« signifiant »), en revanche, la « chose » semble renvoyer tout à la fois à ce qui est signifié par le nom (notion ou idée de la « chose ») et à la « chose » même, telle qu'elle existe dans la réalité (en termes saussuriens, le référent) ; et cette… Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD
Dans le chapitre "La place des noms propres parmi les expressions à référence singulière. Les indicateurs et les descriptions définies" : … L'oscillation structurelle de la poésie se trouve exemplairement condensée dans le nom propre : *un signifiant semble livrer une essence singulière sans cesser de s'imposer dans sa matérialité immotivée. Lorsque à cette irrépressible insistance du signifiant dans le nom propre se joignent certaines qualités sensibles du matériau sonore et… Lire la suiteÉcrit par : Claude CONTÉ, Maurice OLENDER, Moustapha SAFOUAN
Dans le chapitre "Le phallus, signifiant du désir" : … la défense primordiale qu'il trouve en structurant le désir de l'Autre comme demande. Et c'est à ce *signifiant de la demande – le phallus dans la phase phallique – qu'il va donc s'identifier pour répondre au désir maternel ; mais, du même coup, il en devient la marionnette. Ainsi apparaît la nécessité d'un signifiant qui fonctionne dans l'Autre… Lire la suiteÉcrit par : Michel COLLOT, Dominique VIART
Dans le chapitre "Sens" : … mais sa signification même, qui en est inséparable. La poésie tend à établir une équivalence entre *signifiant et signifié, produite par une « retrempe alternée en le sens et la sonorité » (Mallarmé). La rime, par exemple, n'est pas une simple homophonie ; elle induit entre les mots qu'elle unit un rapport sémantique. Lorsque, pour évoquer les… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
Dans le chapitre "Désir, sens latent et vérité historique" : … soulignés par Freud]. » Mais une expression rapportée à une action spécifique relève du registre *signifiant. Ainsi pourra-t-on, avec Lacan, définir comme « demande » l'appel lancé à autrui en vue de la satisfaction du besoin, et dire que c'en est la loi d'être « pris dans les défilés du signifiant » de cette « demande ». Venons au second point… Lire la suiteÉcrit par : Émile JALLEY
Dans le chapitre "De la psychanalyse du jeune enfant à Lacan" : … qui supporte le précédent. Il s'agit de la refente (Spaltung), par laquelle le *signifiant S 1 se trouve élidé comme sujet, de manière à permettre au signifiant S 2 de se produire comme premier signifié de la chaîne du discours. Un des antécédents possibles de cette conception lacanienne du sujet se trouve dans le mécanisme freudien de la… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Le référent est l'élément extérieur à quoi quelque chose peut être rapporté, référé. La linguistique saussurienne, pour qui « le signe linguistique unit, non une chose et un nom, mais un concept et une image acoustique » (Ferdinand de Saussure, Cours de linguistique générale), oblige à distinguer entre la fonction référentielle, ou… Lire la suiteÉcrit par : Manuel de DIÉGUEZ
Dans le chapitre "Le fonctionnement de la raison magique" : … elle en vient à les confondre – et c'est ainsi qu'elle produit de l'ignorance en forme de savoir. *Les signifiants, en effet, insufflent sans cesse à l'existence des discours habiles. Le monde semblera ensuite venir docilement apporter la preuve du signifiant illusoire sous le pavillon duquel il aura été arbitrairement placé d'avance par le… Lire la suiteÉcrit par : André MARTINET
Dans le chapitre "Portée et limites d'une œuvre" : … terme. Il est clair, en tout cas, que les deux composants du signe, signifié et *signifiant, indissociables comme les deux faces d'une feuille de papier, ont chacun, en tant que concept et en tant qu'image acoustique, sa propre substance, et il n'y a, entre les deux substances, aucun rapport naturel. Cet arbitraire établit… Lire la suiteÉcrit par : Catherine KERBRAT-ORECCHIONI
Dans le chapitre "La sémantique structurale" : … signe linguistique, lequel, pour Saussure, se constitue de l'association indissoluble d'un *signifiant (Sa) et d'un signifié (Sé). Ajoutons que le mot a pour fonction de représenter une « chose » (ou plutôt un ensemble de choses, regroupées sous le même concept), et que tout signe vaut pour un segment particulier d'univers,… Lire la suiteÉcrit par : Claude CONTÉ, Moustapha SAFOUAN
Dans le chapitre "Sexualité et langage" : … aliénation qu'il se constitue nécessairement. Plus exactement, il a à se faire représenter par un *signifiant pour un autre signifiant. Telle est la définition minimale du signifiant, et telle est aussi très exactement la tâche que lui impose la sexualité, car c'est bien là le cas où il a à se définir par rapport à l'Autre. Mais chaque signifiant… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Signifiant et signifié" : … Cours de linguistique générale. Un signe est un phénomène à double face qui oppose et relie un *signifiant (vocal, écrit, gestuel, etc.) à un signifié corrélatif. Le signifié n'est aucunement une chose, c'est-à-dire une entité extralinguistique, il est purement et simplement l'autre face du signe, donc une entité proprement linguistique, la… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BRUNSCHWIG, Barbara CASSIN
Dans le chapitre "La postérité de la sophistique" : … de dire », un « fait de dit » (ibid., p. 107), alors il faut distinguer la dimension du *signifiant ; de même que la logologie ne procède pas de l'être au dire, mais du dire à l'être, on n'ira pas du signifié au signifiant, mais à l'inverse : « Ce qu'on entend, c'est le signifiant. Le signifié, c'est l'effet du signifiant » (ibid.… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BRUNSCHWIG, Urs EGLI
Dans le chapitre "La logique" : … étudiait le langage sous tous ses aspects et à tous ses niveaux. Les stoïciens distinguaient le *signifiant qui est une réalité corporelle (« de l'air frappé »), comme l'est de son côté l'objet externe auquel il se réfère, et le signifié (lekton), qui est ce que nous saisissons, et ce que l'étranger ne saisit pas, quand l'… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis CHISS, Michel IZARD, Christian PUECH
Dans le chapitre "Principes généraux" : … règles systématiques de la langue. – La définition du signe arbitraire comme unité indissociable du *signifiant et du signifié implique non seulement la forclusion du référent (le linguiste n'a pas affaire à une réalité extérieure à la langue, ou aux états mentaux des locuteurs), mais une conception du sens comme pur effet de structure, et une… Lire la suiteÉcrit par : Georges MOLINIÉ
Dans le chapitre "Théories des stylistiques" : … le point de vue de l'émetteur, qui, pour traduire un signifié stable, joue sur un ensemble de *signifiants, de celui du récepteur qui, face à un seul objet signifiant, cherche, ou ne cherche pas, à le placer sur la bonne combinaison de signifiés. De fait, la tradition occidentale oblige à parler d'une troisième rhétorique, développée en marge… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
Dans le chapitre "Le sujet psychanalytique" : … , qui constitue le lieu d'ancrage du sujet dans cet « Autre » dont le nom du père devient le *signifiant, en tant qu'emplacement de la Loi ; et enfin l'imaginaire, suivant lequel le sujet, fasciné par son alter ego, s'anticipe seulement dans un mirage et s'aliène d'autant plus qu'il s'affirme davantage comme moi. Notons qu'… Lire la suiteÉcrit par : Roland BARTHES
Dans le chapitre "La crise du signe" : … siècle. La notion de texte implique que le message écrit est articulé comme le signe : d'un côté le *signifiant (matérialité des lettres et de leur enchaînement en mots, en phrases, en paragraphes, en chapitres), et de l'autre le signifié, sens à la fois originel, univoque et définitif, déterminé par la correction des signes qui le véhiculent. Le… Lire la suiteÉcrit par : Michel BRAUDEAU
… *La taxinomie des ornements rhétoriques (il faut bien avoir recours à cette périphrase, puisque, dès les Anciens, on estime que le trope porte sur le mot, et la figure sur le groupe de mots) pose des problèmes tant historiques (l'histoire des classements) que théoriques (le fondement des classements). En cette matière, les deux extrêmes sont… Lire la suite
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