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SIGNE ET SENS

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3.  Sémiotique et sémantique

L'analyse précédente a été appelée une analyse en première approximation. On a dû admettre, en effet, pour l'amener à ces deux extrêmes conséquences, que la question du sens ne se distinguait pas de celle du signifié des signes. Or cette identification du sens au signifié peut elle-même être interrogée. N'y a-t-il rien d'autre dans le langage à quoi la question du sens puisse être rattachée ? Ce serait le cas si l'on pouvait affirmer sans réserve que le langage repose sur une seule sorte d'entités ou d'unités, les signes. Il ne semble pas que Saussure, de qui dérive l'analyse antérieure, en ait douté. Et pourtant, la distinction qui précède toutes les autres dans son œuvre, celle de la langue et de la parole, laisse ouverte la question de savoir si la parole ne repose pas elle aussi sur des unités qui lui soient propres. Le Cours de linguistique générale côtoie ce problème à l'occasion d'une distinction qui vient vers la fin de l'ouvrage et qui concerne le mécanisme de la langue. Venant à considérer non plus les signes eux-mêmes, mais la manière dont ils se combinent, Saussure distingue deux sortes de rapports : les rapports syntagmatiques (c'est-à-dire les combinaisons entre tous les termes présents dans la chaîne du discours et placés dans un rapport de continuité temporelle) et les rapports paradigmatiques (qui régissent la sélection d'un terme présent par rapport aux termes absents qui constituent avec lui une sphère de ressemblance, un paradigme pour des opérations de substitution). Or ces deux types de rapports sont simultanément mis en œuvre, en chaque acte de parole, sur la base d'une entité linguistique qui suffit à elle seule à différencier la parole de la langue ; cette entité linguistique est la phrase. La question se pose alors de savoir si la phrase ne constitue pas une unité linguistique absolument irréductible aux unités de langue. Cette question est décisive pour la présente investigation portant sur les rapports entre signe  […]

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Autres références

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ABSTRAIT ART

Écrit par :  Denys RIOUT

Dans le chapitre "Abstraction et formalisme"  : …  acte, incarnée dans un médium spécifique. C'est pourquoi il ne saurait être question de démontrer *sa signification. Toujours immanente à sa forme, celle-ci affecte l'émotion et ne peut être pleinement saisie que dans l'intuition d'un rapport aux qualités sensibles de l'œuvre. Ce type d'argumentation a un défaut patent. Privilégiant l'indicible,… Lire la suite
ACOUSMATIQUE MUSIQUE

Écrit par :  François BAYLE

Dans le chapitre "Matériau et image"  : …  identification et de reconnaissance, de perte et de métamorphose, dans la conscience de l'audition. *Une première approche pour le repérage acousmatique peut s'inspirer des catégories propres aux signes dues au sémiologue américain Charles Sanders Peirce (1839-1914) [Écrits sur le signe, 1978] ; celui-ci définit : – l'icône, où l'objet est… Lire la suite
ANAGRAMME, littérature

Écrit par :  Véronique KLAUBER

… *Les avatars de l'anagramme fournissent le paradigme des changements de fonction de nombreux artifices linguistiques : désacralisée par les auteurs antiques, elle devient plus tard un jeu littéraire, recouvre sa nature ésotérique, puis recommence une nouvelle carrière littéraire. La transposition des éléments constitutifs d'un segment de la langue… Lire la suite
ANALYSE & SÉMIOLOGIE MUSICALES

Écrit par :  Jean-Jacques NATTIEZ

Dans le chapitre "Les modèles linguistiques dans l'analyse musicale"  : …  pour des raisons à la fois épistémologiques et esthétiques. Le structuralisme conçoit le *signe moins comme l'union d'un signifiant et d'un signifié que comme un élément intégré à un système, entretenant avec ses voisins des rapports « oppositifs et négatifs ». Paul Ricœur l'énonce très clairement en 1967 : « Le type d'intelligibilité qui… Lire la suite
ART (Le discours sur l'art) - Sémiologie de l'art

Écrit par :  Louis MARIN

Dans le chapitre "La lecture du tableau"  : …  la lecture du tableau est le déchiffrement : si le tableau est effectivement un ensemble signifiant,* un signe ou un système de signes, c'est dans le parcours du regard que doit s'effectuer l'interprétation. Peut-on appliquer sans discernement le modèle de la lecture et, par-delà ce modèle, le modèle du signe linguistique doté du principe de la… Lire la suite
ART CONTEMPORAIN

Écrit par :  Yves MICHAUDRaymonde MOULIN

Dans le chapitre " L'art en quête de sens ?"  : …  devient si banal et si transparent, c'est le contenu, la signification qui passent au premier plan* – ce qu'on appelait autrefois le sens. À cet égard, il est facile de repérer un ensemble de thèmes qui hantent l'art contemporain et que reprennent peu ou prou tous les artistes : le corps, l'exhibition de l'intimité, la transformation technique du… Lire la suite
ARTS POÉTIQUES

Écrit par :  Alain MICHEL

Dans le chapitre "Poésie et linguistique"  : …  avec l'étude de la forme (versification, figures). Mais la théorie moderne souligne que, dans le *signe linguistique, il existe toujours une relation étroite entre le signifiant et le signifié. La doctrine fondamentale de Jakobson enseigne que la démarche poétique consiste à traiter le signifiant comme un signifié, selon les axes de la métaphore… Lire la suite
BARTHES ROLAND (1915-1980)

Écrit par :  Philippe DULAC

Dans le chapitre "Le champ de la signification"  : …  de Barthes se propose d'emblée comme une critique de la signification. Signification et non pas « *sens » ; non pas les systèmes arbitraires de communication, les langages par lesquels les hommes codifient les rapports entre le monde et eux ou entre eux-mêmes, mais les systèmes annexes, seconds, par lesquels, à travers les langages, ils émettent… Lire la suite
BENVENISTE ÉMILE (1902-1976)

Écrit par :  Jean-Claude MILNER

Dans le chapitre "Vers le structuralisme"  : …  Les contributions théoriques d'Émile Benveniste portent sur deux points principaux et connexes :* la notion de signe et celle de système signifiant. Saussure avait conçu le signe comme l'association arbitraire d'un signifiant et d'un signifié ; dès 1939, Benveniste soutenait qu'une analyse plus précise devait conduire à modifier cette définition… Lire la suite
CARNAP RUDOLF (1891-1970)

Écrit par :  Jan SEBESTIK

Dans le chapitre "La construction logique du monde et les travaux issus du Cercle"  : …  À la différence des termes définis, les termes réduits ne sont pas éliminables d'une théorie. *Il en est de même dans la théorie du sens, où la notion de vérification complète est remplacée par d'autres concepts : ceux de confirmabilité et de testabilité. Un énoncé est confirmable si un énoncé d'observation peut contribuer à sa confirmation ;… Lire la suite
CASSIRER ERNST (1874-1945)

Écrit par :  Gilbert DURAND

Dans le chapitre "La pure image et la science"  : …  plus précis, plus économique. Le langage, certes, assure la transition de l'image « impure » au *signe – et la science reprend à son compte un tel processus – mais il est encore chargé de l'ambiguïté de la suggestion. Dans la science, le signe devient la pure expression du pouvoir créateur de l'homme ; le mouvement hypothético-déductif de la… Lire la suite
CHIASME, symbolisme

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Le mot « chiasme » vient de la lettre grecque khi, qui s'écrit X ; il désigne toute structure qui se figure par la croix dite de Saint-André. Il exprime donc un aspect majeur du symbolisme de la croix : une croisée, une rencontre d'axes qui répartissent une réalité en régions différenciées. Il s'agit d'une forme de base dans la « … Lire la suite
CINÉMA (Aspects généraux) - Les théories du cinéma

Écrit par :  Youssef ISHAGHPOUR

Dans le chapitre "Autonomie de la théorie"  : …  exhaustive, synthétique. Contre Bazin, il soutient la différence entre l'image-analogon et l'image-*signe, et il élabore la première théorie du signe et de la signification au cinéma, sans vouloir assimiler, même par analogie, l'image visuelle et les structures filmiques avec le langage verbal, comme ce sera la tentation de la sémiologie, contre… Lire la suite
CONNOTATION

Écrit par :  Philippe DUBOIS

… *Si c'est en 1933 seulement que Bloomfield introduisit le terme de connotation parmi les concepts de la linguistique scientifique, l'idée même que véhicule ce mot (emprunté à la logique et à la philosophie, non sans modification de sens) était en fait perçue depuis longtemps. Dans la Logique de Port-Royal, par exemple, il en était… Lire la suite
CORPS - Corps et langage

Écrit par :  Louis MARIN

… la sémiologie du corps se définira comme la région de cette science dont l'objet est le corps comme *signe. Comment le corps humain peut-il être signe ou ensemble de signes ? Comment peut-il signifier ? Quel peut être son type propre de signifiance ? Quelles lois la régissent ? La moindre attention à notre corps, à ses comportements dans la vie… Lire la suite
COURS DE LINGUISTIQUE GÉNÉRALE, Ferdinand de Saussure

Écrit par :  Gabriel BERGOUNIOUX

Dans le chapitre "La notion de signe"  : …  *« Le signe linguistique est donc une entité psychique à deux faces [...] Nous appelons signe la combinaison du concept et de l'image acoustique : mais dans l'usage courant ce terme désigne généralement l'image acoustique seule, par exemple un mot (arbor, etc.). [...] L'ambiguïté disparaîtrait si l'on désignait les trois notions… Lire la suite
CRÉATION LITTÉRAIRE

Écrit par :  Gilbert DURAND

Dans le chapitre " Le grain des mots"  : …  dans les mots figés et dans les mécanismes syntaxiques un sang nouveau qui en métamorphose le *sens. Une langue naturelle n'existe pas de façon pré-établie comme un code programmé une fois pour toutes. Le dictionnaire, dans sa majesté, est un leurre : une langue existe d'abord par ses poètes et par ses écrivains. Ce sont eux les « phares » qui… Lire la suite
CRITIQUE D'ART

Écrit par :  Jean-Louis SCHEFER

Dans le chapitre "Le signe et le sens"  : …  On doit sans doute à Lessing la première tentative de caractérisation du* signe pictural dans sa spécificité, par une subdivision des catégories aristotéliciennes de mimèsis (répétition figurative) et de diégèse (narration) : « S'il est vrai, lit-on dans le Laocoon, que la peinture emploie pour ses imitations des moyens ou… Lire la suite
CRITIQUE LITTÉRAIRE

Écrit par :  Antoine COMPAGNON

Dans le chapitre "La linguistique saussurienne, le formalisme russe, le New Criticism"  : …  structuralisme : l'opposition langue-parole, la conception de la langue comme système de signes, le *signe comme opposition de l'image acoustique et du concept (signifiant et signifié), l'arbitraire du signe, la définition du signe comme valeur (comme différence avec les autres signes découpant le monde phénoménal), enfin l'opposition de la… Lire la suite
DÉNOTATION

Écrit par :  Robert SCTRICK

… *Terme qui désigne en linguistique l'ensemble des sens d'un signe, objet d'un consentement entre les usagers d'une langue. Il est emprunté à la logique, où il renvoie à l'extension du concept ; en linguistique, le terme dénotation n'a d'intérêt théorique que dans le couple qu'il forme avec connotation : il représente alors l'hypothèse selon laquelle… Lire la suite
DERRIDA JACQUES (1930-2004)

Écrit par :  Catherine MALABOU

* Jacques Derrida est né en 1930 à El-Biar, près d'Alger. Il entre en 1950 à l'École normale supérieure et rédige en 1953-1954, sous la direction de Jean Hyppolite, son mémoire de maîtrise sur Le Problème de la genèse chez Husserl (1990). À partir de 1964, il enseigne à l'École normale supérieure… Lire la suite
DIALOGUE

Écrit par :  Françoise ARMENGAUDRobert MISRAHI

Dans le chapitre "Du dialogisme au dialogue"  : …  la propriété de convergence ». Dans un dialogue qui maximise le dialogisme du discours, chaque *signe « se détermine tout autant par le fait qu'il semble procéder de quelqu'un que par le fait qu'il est adressé à quelqu'un ». À lui seul le locuteur « n'est plus le maître du mot », non pas seulement parce que ce dernier est extrait d'un stock… Lire la suite
DUCHAMP DU SIGNE, livre de Marcel Duchamp

Écrit par :  Jacinto LAGEIRA

Dans le chapitre "Physique et mécanismes du langage"  : …  *Parmi les textes les plus célèbres de Duchamp, les calembours et les contrepèteries qu'il publia ici et là dans diverses revues, sous le pseudonyme de Rrose Sélavy, sont une autre manière d'expliquer les articulations qu'il met en place entre le langage et les objets. Les titres des objets sont partie intégrante de l'œuvre et, s'ils n'expliquent… Lire la suite
ECO UMBERTO (1932- )

Écrit par :  Béatrice LAROCHE Universalis

…  connut un succès considérable. Le Moyen Âge, les relations entre cultures « haute » et « basse »,* la réflexion sur les rapports entre signes et sens ne constituent pas pour autant chez lui des champs distincts. Au contraire, ils convergent dans une même méditation, à la fois érudite et ludique, sur l'homme éternel producteur de fables.  Né… Lire la suite
ÉCRITS DE LINGUISTIQUE GÉNÉRALE (F. de Saussure)

Écrit par :  Jean-Claude CHEVALIER

…  qui dégagent des valeurs. À l'opposé du matériel des sciences, jamais une entité n'est simple,* puisqu'il faut tenir compte à la fois du signe et de la signification. Saussure écrit : « Il est faux (et impraticable) d'opposer la forme et le sens. Ce qui est juste, en revanche, c'est d'opposer la figure vocale d'une… Lire la suite
ÉCRITURE

Écrit par :  Jean-Pierre BALPEAnne-Marie CHRISTIN

Dans le chapitre " L'idéogramme et l'alphabet"  : …  l'on interprétait par tradition comme des symboles ou des copies réalistes se révélaient être des *signes, mais on leur découvrait aussi une faculté qui semblait depuis toujours réservée en propre à l'alphabet, la transcription phonétique des mots. Le dessin d'une bouche pouvait se lire « bouche », mais il notait également le son r, le… Lire la suite
EMPIRISME

Écrit par :  Edmond ORTIGUES

Dans le chapitre "Carnap et la conception linguistique de la logique"  : …  discours ; et nous le déclarons équivalent à l'énoncé que nous utilisons pour parler des choses. *Il ne faut pas confondre l'usage d'un signe et la mention d'un objet. Le métalangage est celui que nous utilisons comme signe pour mentionner l'énoncé (entre guillemets) pris comme objet dont nous parlons. Il faut prendre garde de ne pas confondre le… Lire la suite
ENCYCLOPÉDIE

Écrit par :  Alain REY

Dans le chapitre "La mémoire et l'ordre : avant la Renaissance"  : …  et diffèrent selon l'idiome. L'encyclopédisme primitif met en œuvre une forme stabilisée des *signes d'une langue pour établir une mnémotechnie : à partir des formes visibles de ces signes, il s'agit d'obtenir des séries ordonnées d'informations, de manière à pouvoir les retrouver. Ces données sont censées fournir une image du réel. Quand… Lire la suite
ÉNIGME

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *L'énigme est protéiforme : charade, rébus, anagramme, chiffre, mystère, secret, trucage, devinette, maquillage, prestidigitation, trompe-l'œil, collage, problème, oracle, etc. Elle joue ainsi sur les registres les plus divers de la connaissance (image, symbole, signe, idée), en en faisant saillir, dès les réalités les plus banales et quotidiennes,… Lire la suite
ÉNIGME, littérature

Écrit par :  Véronique KLAUBER

… *L'énigme est un énoncé chiffré ou codé qui sollicite le déchiffrement et ne le permet donc qu'à celui qui est capable de franchir la « barrière » créée par la transcription systématique du signifiant d'où résulte ce nouvel énoncé. Elle le sollicite non seulement par sa forme interrogative, mais aussi, d'une manière plus subtile, par la dimension… Lire la suite
ENSEIGNER LE CHRISTIANISME, Augustin

Écrit par :  Daniel RUSSO

Dans le chapitre "Une conception chrétienne du « signe »"  : …  soit les « choses », soit les « signes » (I, i, 2), ceux-ci servant à apprendre celles-là. *Dans son traité sur Le Maître, composé en 389, il avait défini les mots comme des signes, tout en soulignant que, parfois, les mots ne pouvaient pas saisir certaines choses (3 et 4). Selon lui, les « choses » ne servent donc pas à signifier… Lire la suite
ÉPISTÉMOLOGIE

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Sciences de la nature, sciences de l'homme"  : …  les sciences de l'homme prennent pour objet ont un sens. D'une manière ou d'une autre, ce sont des* signes. Il est vrai que les phénomènes étudiés par le physicien peuvent presque toujours fonctionner comme signes pour des humains. Mais il est alors possible, sans altération essentielle, de négliger cet aspect ; et cette décision même est… Lire la suite
ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Arts et culture) - La philosophie

Écrit par :  Jean-Pierre COMETTI

Dans le chapitre "La période d'après guerre et la situation contemporaine"  : …  touchant au langage – étroitement liées à ce qu'on a appelé le « tournant linguistique » – *concernent notamment le statut de la signification et la manière dont les mots parviennent à s'ancrer dans le monde. La conviction dominante, à cet égard, aura été l'impossibilité de transcender le langage dans le langage et au moyen du… Lire la suite
ÉTYMOLOGIE

Écrit par :  Paul ZUMTHOR

Dans le chapitre "Un art ou une science ?"  : …  en est l'objet. Jusqu'au xviiie siècle, cette dernière question ne se posa pas.* Un mot comporte une forme, et un sens qui se réfère à un objet ou à une idée. Partant d'un terme donné, l'étymologie doit donc considérer, pour en trouver la souche, ces trois inconnues. Telle est, résumée en… Lire la suite
EXÉGÈSE ALLÉGORIQUE

Écrit par :  Hervé SAVON

Dans le chapitre "L'exégèse allégorique de la Bible"  : …  elle éclairait le passé par le présent, faisant découvrir dans les événements de jadis, outre leur *sens propre, une signification longtemps inaperçue, orientée vers l'avenir, prospective. Mais bien des passages des Écritures résistaient à cette transfiguration et se réduisaient à leur sens obvie, qui paraissait souvent cru ou indigent. Or, la… Lire la suite
EXPRESSION, philosophie

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Ensemble de données perceptives offertes par un être à un moment donné du temps et qui fonctionnent comme des signes manifestant, révélant ou trahissant les émotions, les sentiments et les intentions de cet être. Les sources historiques du concept d'expression appartiennent à la philosophie néo-platonicienne, au spinozisme et à la pensée… Lire la suite
EXTENSION & COMPRÉHENSION, logique

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Distinction introduite par la Logique de Port-Royal et portant sur les idées universelles : « J'appelle compréhension de l'idée les attributs qu'elle enferme en soi, et qu'on ne peut lui ôter sans la détruire, comme la compréhension de l'idée du triangle enferme extension, figure, trois lignes, trois angles, et l'égalité de ces… Lire la suite
FINALITÉ

Écrit par :  Raymond RUYER

…  par une lecture ou une traduction plus ou moins libre, non par une observation scientifique. *On perçoit des signes d'intention : un animal gratte à la porte, il est donc impatient d'entrer. La compréhension par des signes est plus spontanée et plus facile que l'explication scientifique ; elle peut être hésitante dans tel cas particulier (par… Lire la suite
FOUS LITTÉRAIRES

Écrit par :  Jean-Jacques LECERCLE

Dans le chapitre "Situations du locuteur"  : …  langue en tant qu'inventaire fini de discours figés. Le littéraliste se laisse imposer ses *sens par l'énoncé qu'il entend ou lit : il ne comprend pas les métaphores, prend les actes de langage indirects au pied de la lettre. Lui demande-t-on, à table : « Pouvez-vous me passer le sel ? », il se contentera de répondre : « Oui, je le peux »… Lire la suite
GRAMMAIRE GÉNÉRALE ET RAISONNÉE, livre de Antoine Arnauld et Claude Lancelot

Écrit par :  Gabriel BERGOUNIOUX

Dans le chapitre "Une théorie du signe"  : …  tous les autres mouvements de notre âme, comme les désirs, le commandement, l'interrogation, etc. » *Les auteurs ancrent leur réflexion dans un processus qui va de la pensée à son expression, partant d'une forme abstraite de la conception, semblable à la res cogitans cartésienne, pour aboutir au jugement et à l'expression. Le signe n'est… Lire la suite
GRAMMAIRES (HISTOIRE DES) - Les grammairiens grecs

Écrit par :  Jean LALLOT

Dans le chapitre "Le son, le signe, le sens"  : …  la Poétique met encore en évidence deux données capitales pour l'histoire de la grammaire. *La première est la distinction, dans la langue, entre entités phoniques signifiantes et non signifiantes (phônai sèmantikai versus asèmoi) – le tableau qu'il dresse des parties de l'expression (merè lexeôs) mettant en… Lire la suite
GRAMMAIRES SPÉCULATIVES

Écrit par :  Bernard CERQUIGLINI

… *À la fin du xiie siècle, un tournant s'opère dans la conception européenne des recherches linguistiques. Jusque-là, la grammaire, fondement de la culture médiévale et premier des « arts libéraux », se donnait pour tâche d'enseigner à bien parler et bien écrire (suivant la définition même de Quintilien), c'est-à-dire à maîtriser… Lire la suite
HOMME - La réalité humaine

Écrit par :  Alphonse DE WAELHENS

Dans le chapitre "La phénoménologie"  : …  une autre lecture, aussi légitime et plus profonde. Cette lecture établit partout la primauté du *sens. Il est apparent que tel fut aussi le propos immuable de la phénoménologie. On sait, il est vrai, que pour la psychanalyse ce sens n'est pas forcément perceptible et conscient pour celui qui l'installe dans son comportement ou son discours, et… Lire la suite
HOMONYMIE

Écrit par :  Robert SCTRICK

… *On parle d'homonymie lexicale à chaque fois qu'à des signifiants identiques correspondent des signifiés différents. En français, « manche » ou « mousse » en fournissent des exemples. Néanmoins, dans ces deux cas, on est en présence d'items dont la catégorie du genre grammatical lève l'ambiguïté (le manche/la manche ; le mousse/la mousse). Mais il n… Lire la suite
INTERPRÉTATION

Écrit par :  Pierre FÉDIDA

Dans le chapitre "L'emploi du mot chez les psychanalystes"  : …  qu'en latin. Par extension, la Deutung consiste à rendre plus clair et plus explicite le *sens d'un mot par le fait même de l'introduire ou de le transposer dans une autre langue. D'ailleurs, la signification relève bien d'une véritable mise en acte du sens (Sinn) : à la différence de ce qui se passe en astrologie, l'… Lire la suite
JUGEMENT

Écrit par :  Noël MOULOUD

Dans le chapitre "L'analyse logique du jugement"  : …  du contenu des concepts et l'attestation d'une liaison ontologique désignée par la copule. *Avec la logique stoïcienne, l'analyse progresse vers des vues plus modernes. Le jugement (ἀξίωμα) est interprété, à l'intérieur d'une doctrine du langage, comme interconnexion des signes et liaison de ceux-ci avec les objets signifiés. La partie « … Lire la suite
LANGAGE PHILOSOPHIES DU

Écrit par :  Paul RICŒURJan SEBESTIK

Dans le chapitre "La linguistique structurale"  : …  temps, il livrait à la postérité un grand nombre d'énigmes non résolues. La première concerne le *signe lui-même ; Saussure tenait les signes pour les « identités » sur lesquelles repose le système ; il avait fini par adopter la conception stoïcienne du signe verbal comme phénomène à double face composé du signifiant perceptible et du signifié… Lire la suite
LANGAGES DE MASSE

Écrit par :  Jean BAUDRILLARD

Dans le chapitre "Au-delà du vrai et du faux"  : …  leur langage relève de toute une mutation historique et sociale qui s'accomplit sous la logique du *signe. La communication de masse est au-delà du vrai et du faux, comme la mode est au-delà du beau et du laid, comme la « raison » politique est au-delà du bien et du mal, comme les objets actuels sont au-delà de l'utile et de l'inutile. Tous les… Lire la suite
LANGUE & PAROLE, linguistique

Écrit par :  Catherine FUCHS

Dans le chapitre "Une « linguistique de la langue »"  : …  de pièces est d'ordre interne, c'est-à-dire de nature à modifier le système même. Selon Saussure,* la langue participe de l'ensemble des systèmes de signes (écriture, rites symboliques, formes de politesse, etc.), dont l'étude relève d'une « sémiologie », c'est-à-dire d'une science générale de la vie des signes au sein de la vie sociale. La tâche… Lire la suite
LANGUES TYPOLOGIE DES

Écrit par :  Loïc DEPECKER

Dans le chapitre "Universaux absolus et universaux relatifs"  : …  d'une langue à l'autre, du sens passe. On ne pourrait, sinon, ni les comprendre ni les traduire.* Mais peut-on concevoir des universaux sémantiques ? Dans l'absolu, tout signe est unique en lui-même : dans une langue, aucun signe n'est semblable à un autre, en raison notamment de son fonctionnement et de sa dimension sémantique (son sémème). A… Lire la suite
LINGUISTIQUE - Théories

Écrit par :  Catherine FUCHS

Dans le chapitre "Théorie du signe"  : …  Enfin, la pièce maîtresse de l'édifice saussurien est la théorie du *signe. La langue est composée d'unités discrètes qui ne sont pas immédiatement perceptibles, mais qui doivent être identifiées par l'analyse, et qui définissent une combinatoire : ces unités, ce sont les signes, qui unissent chacun un signifié (concept) et un signifiant (image… Lire la suite
LINGUISTIQUE ET PSYCHANALYSE

Écrit par :  Jean-Claude MILNER

Dans le chapitre "L'insuffisance empirique de la linguistique"  : …  le perceptible et l'au-delà de la perception, la linguistique recourt au concept de *signe. Or la psychanalyse entretient un tout autre rapport à la question du perceptible ; en particulier, les concepts de signe et de signification, dans leur définition courante, ne lui conviennent pas. Jacques Lacan a thématisé cette ligne de partage, en… Lire la suite
LOGIQUE

Écrit par :  Robert BLANCHÉJan SEBESTIK

Dans le chapitre "Gottlob Frege"  : …  matin » et « étoile du soir » ont la même signification [référence], mais diffèrent par le sens). *Complétée par une catégorie intermédiaire, celle du sens (Sinn) défini comme mode de donation du référent, elle instaure une tripartition signe-sens-référence, qui peut s'expliciter selon le tableau. Cette… Lire la suite
LOGIQUE INDIENNE

Écrit par :  Kuno LORENZ

Dans le chapitre "Le mot et la chose"  : …  le Nyāya a fait rage pendant presque toute la durée du premier millénaire de l'ère chrétienne, et *porte sur la nature des relations entre le mot (śabda) et l'objet (artha). D'un côté, les mīmāṁsakas, qui ont voulu se servir de la philosophie du langage pour édifier une épistémologie, plaident pour une théorie phýsei (« par nature ») :… Lire la suite
MAGDALÉNIEN ART

Écrit par :  Denis VIALOU

Dans le chapitre "Du bestiaire au symbole"  : …  définissent des liaisons symboliques, entre eux et avec une multitude de dessins géométriques, les *signes. Les signes offrent une grande diversité de formes, des plus élémentaires – comme le point, le tiret, isolés, en paire, en alignement ou en nappe – aux plus complexes comme des quadrangulaires externes. Les signes élémentaires sont les plus… Lire la suite
MERLEAU-PONTY MAURICE (1908-1961)

Écrit par :  Alphonse DE WAELHENS

Dans le chapitre "La conscience et le langage"  : …  n'est ni une chose, ni une idée. Positivement, il est une forme et, en tant que forme, il est aussi *sens. Cela ne veut pas dire, sans plus, que toute forme est un sens. La Structure du comportement distingue et analyse divers types de formes. Celle qui caractérise le comportement humain est à décrire comme une manière de… Lire la suite
MÉTAPHORE

Écrit par :  Jean-Yves POUILLOUX

Dans le chapitre "La rhétorique moderne"  : …  appartenance dans le signifié. Les tropes par ressemblance consistent à présenter une idée sous le *signe d'une autre idée ne se rattachant à la première par aucun autre lien que celui d'une certaine conformité ou analogie ; ce sont les métaphores. Tant par l'étendue de son domaine que par l'absence de règles qui la constituent, la… Lire la suite
MIRACLE

Écrit par :  Henry DUMÉRY

Dans le chapitre "Le prodigieux, signe du gratuit"  : …  l'affût et à l'écoute. C'est une loi générale de la dialectique et de l'axiologie des symboles : le *signe ne « fait signe » qu'à celui qui le scrute et l'interroge, qu'à celui qui y cueille un message dont il possède le code. L'homme archaïque discerne le gratuit, le non-dû, l'inconditionné, parce que l'univers de la règle ne le satisfait pas… Lire la suite
MODÈLE

Écrit par :  Raymond BOUDONHubert DAMISCHJean GOGUELSylvanie GUINANDBernard JAULINNoël MOULOUDJean-François RICHARDBernard VICTORRI

Dans le chapitre "Les modèles d'interface"  : …  ici de donner un aperçu à partir de quelques exemples. En ce qui concerne la représentation du *sens, on peut relever deux grandes familles : les approches plutôt psychologisantes et les approches plutôt logicistes. Pour les premières, le sens est affaire de cognition, et sa représentation doit donc être de type conceptuel : c'est, par exemple… Lire la suite
MORRIS CHARLES WILLIAM (1901-1979)

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Philosophe américain dont l'œuvre est un commentaire de la théorie des signes de C. S. Peirce. Dans Signs, Language, and Behaviour (1946), Morris distingue, à l'intérieur de la sémiotique (théorie générale des signes), l'étude syntactique, qui décrit les relations des signes les uns avec les autres ; la sémantique, qui… Lire la suite
MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

Écrit par :  Alain de LIBERA

Dans le chapitre "Pansémiotique et théologie"  : …  et l'Église accomplissent en vue de la béatitude (fruitio Dei). Le statut théologique du *signe inscrit la théologie dans une perspective sémiotique qui la fait naturellement communiquer avec la sémantique philosophique élaborée par les logiciens lecteurs d'Aristote ; il y a, toutefois, une spécificité du signe théologique qui tient à la… Lire la suite
NOM

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Dans le chapitre "Le sens, la référence et le nom propre"  : …  *Logiciens et anthropologues ont diversement traité la question du nom propre dans son rapport au sens et à la référence, les linguistes s'en trouvant détournés par la clôture saussurienne sur la relation, immanente au signe lui-même, du signifiant au signifié. Le nom propre des logiciens ne coïncide sans doute que partiellement avec le nom propre… Lire la suite
NOM, linguistique

Écrit par :  Robert SCTRICK

… *L'une des parties du discours, appelée encore, dans une terminologie fondée sur la logique, « substantif », transposition du nomen substantivum des Anciens par opposition au nomen adjectivum, parce qu'il lui est dévolu de représenter dans la langue la « substance » de l'être, alors que l'adjectif n'en représente que les attributs… Lire la suite
NON & NÉGATION, philosophie

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

… *Opérateur linguistique de la négation, « non » apparaît dans le dialogue ou dans l'interaction comme réponse à l'interlocuteur ou au partenaire et exprime soit le rejet d'une croyance, soit le refus de la poursuite d'un processus. On peut distinguer : La réponse à une simple interrogation, qui met fin à son indétermination et à son ambivalence : « … Lire la suite
NONSENSE

Écrit par :  Barbara CASSIN

… *«  A piece of nonsense », c'est en anglais courant une bêtise, une absurdité : un « non-sens » bien sûr ; et pourtant, le terme anglais a une richesse spécifique. Anglais d'abord parce que la langue anglaise en est le lieu sonore d'élection ; ainsi les « nursery rhymes  », telles « Humpty Dumpty... », chères à Mallarmé autant qu'à… Lire la suite
OCKHAM GUILLAUME D' (1290 env.-env. 1349)

Écrit par :  Maurice de GANDILLACJeannine QUILLET

Dans le chapitre "Le « terminisme » et le problème des universaux"  : …  partir du traité aristotélicien De l'interprétation, il présente les éléments de toute une *sémiologie sans laquelle l'esprit ne saurait « déclarer » ce qu'il sait. Le concept, qui n'a lui-même valeur qu'intentionnelle, devient « matériellement signifiant » par l'entremise d'un « terme » (d'où le nom de terminisme donné à cette doctrine) ;… Lire la suite
ONTOLOGIE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "Du sens à la référence"  : …  mis en action. Langue et discours ne reposent pas sur les mêmes unités : l'unité de langue est le* signe, aussi virtuel que la langue elle-même ; l'unité de discours est la phrase, ou « instance » temporelle, événementielle, qui fait que le discours arrive, c'est-à-dire paraît et disparaît. On ne dérive donc pas la seconde sorte d'unité de la… Lire la suite
PEIRCE CHARLES SANDERS (1839-1914)

Écrit par :  Gérard DELEDALLE

Dans le chapitre "Le sémioticien"  : …  Peirce est un des fondateurs de la science des signes en tant que tels. La réflexion sur le *signe occupe une place privilégiée dans son œuvre, mais inséparable de la phanéroscopie. La sémiotique analyse le signe à la lumière des trois catégories du sentiment, de l'existence et de la médiation. Il n'est pas possible de donner ici plus que… Lire la suite
PHYSIOGNOMONIE

Écrit par :  Anne-Marie LECOQ

Dans le chapitre "D'Aristote à Lavater"  : …  n'est pas pour étonner. Plus qu'aucune autre époque, la Renaissance a conçu l'univers comme un *système de signes par lesquels le visible renvoie à l'invisible, où il convient de chercher des concordances, des analogies, des « sympathies » entre tous les constituants de l'univers comme entre l'extérieur et l'intérieur de toute chose. Le succès… Lire la suite
PLATON (~428 env.-env. ~347)

Écrit par :  Monique DIXSAUT

Dans le chapitre "Essences et Formes"  : …  renvoie à la conception d'une réalité absente. Pour qu'un objet perçu se métamorphose ainsi en *signe de la réalité dont il manque, il faut un amoureux, et, pour que tout le sensible devienne le chiffre de réalités intelligibles auxquelles il aspire, il faut cette espèce d'amoureux qu'est un philosophe. On a pu voir (Leibniz) dans cette théorie… Lire la suite
POÉSIE

Écrit par :  Michel COLLOTDominique VIART

Dans le chapitre "Sens"  : …  est fourni par toutes les variétés du « mimologisme » (Gérard Genette), qui cherche à motiver le *signe linguistique par une ressemblance entre le signifiant et le référent lui-même. Rejoignant certains aspects de la calligraphie orientale ou médiévale, qui associait peinture et écriture, les poètes modernes ont exploité les propriétés mimétiques… Lire la suite
POLYSÉMIE

Écrit par :  Michel BRAUDEAU

… *La polysémie est la propriété qu'ont certains signes de la langue d'offrir plusieurs sens : « violon » désigne un instrument de musique, celui qui en joue, une prison. Aux unités polysémiques s'opposent les unités monosémiques (la plupart des termes scientifiques). Beaucoup de termes scientifiques étant des mots de la langue courante empruntés pour… Lire la suite
POSITIVISME

Écrit par :  Angèle KREMER-MARIETTI

Dans le chapitre "Le positivisme scientifique et les problèmes qu'il pose"  : …  unité sociale et mentale d'une histoire faite de continuité et de sauts brusques ou de ruptures. *Le « fétiche commun » est une première apparition du « signe », élément commun au langage et à l'art. Aussi Comte réunit-il en une même théorie les théories du signe, de l'art et du langage. Cette genèse reconstitue, dans ses racines anthropologiques… Lire la suite
PRAGMATIQUE

Écrit par :  Francis JACQUES

Dans le chapitre "Genèse et développement"  : …  survit chez C. S. Peirce : « en relation avec quelque intention, projet humain défini ». *Mais l'attitude pragmatique concerne la production du sens dans les systèmes de signes. Elle ne regarde la rationalité que pour autant que celle-ci dépend du discours en contexte. Elle déborde donc ses racines pragmatistes. C'est ainsi que la… Lire la suite
PRAGMATISME

Écrit par :  Gérard DELEDALLE

Dans le chapitre "Le pragmatisme, théorie de la vérité ou théorie de la signification ?"  : …  , est admise aujourd'hui en Amérique au niveau de l'expression tout au moins. On y distingue le *signe et le symbole qui sont les supports du sens et de la signification. Le signe-sens renvoie au monde des choses : il désigne. Le symbole-signification renvoie, dans l'univers des symboles-significations, à d'autres symboles-significations : il… Lire la suite
PRÉHISTORIQUE ART

Écrit par :  Laurence DENÈSJean-Loïc LE QUELLECMichel ORLIACMadeleine PAUL-DAVIDMichèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENSDenis VIALOU

Dans le chapitre "Interprétations de l'art paléolithique"  : …  renvoient à une même vision cosmogonique de l'univers paléolithique et de son expression pariétale. *L'interprétation du système des signes fut développée par A. Leroi-Gourhan à partir de 1958 ; il les considéra comme des « idéogrammes » et non comme des reproductions d'objets ou d'armes et les classa d'abord en deux groupes : celui des « signes… Lire la suite
PROVERBES

Écrit par :  Marc SORIANO

Dans le chapitre "Les proverbes aujourd'hui"  : …  qui appartient à l'école des grands folkloristes finlandais, propose, en 1972, vingt et un schèmes *sémantiques fondamentaux reposant sur l'opposition de l'un à deux, à beaucoup ou à tous. En partant de la dialectologie, C. Barras dans sa recherche sur les proverbes de la Suisse romande (1984) conclut, elle aussi, à l'existence de moules, mais… Lire la suite
RÉFÉRENT

Écrit par :  Barbara CASSIN

… *Le référent est l'élément extérieur à quoi quelque chose peut être rapporté, référé. La linguistique saussurienne, pour qui « le signe linguistique unit, non une chose et un nom, mais un concept et une image acoustique » (Ferdinand de Saussure, Cours de linguistique générale), oblige à distinguer entre la fonction référentielle, ou… Lire la suite
SACREMENTS

Écrit par :  Louis-Marie CHAUVETJean TROUILLARD Universalis

Dans le chapitre "La théurgie païenne"  : …  action divine dont l'homme est l'instrument et le bénéficiaire. Elle implique la mise en œuvre d'un *signe sensible (invocation, geste, manipulation d'objet) qui effectue ce qu'il symbolise. Au ive siècle de l'ère chrétienne, Jamblique précise, dans le livre II de son traité Des mystères d'Égypte, que ces signes « … Lire la suite
SÉMANTIQUE

Écrit par :  Catherine KERBRAT-ORECCHIONI

… la sémantique en fait donc partie à l'égal de la phonologie ou de la syntaxe – et même plus encore.* Car le signifié n'est pas seulement la moitié du signe, c'est ce qui justifie l'existence du signifiant (cependant que le signifiant ne fait que permettre l'actualisation du signifié) : dans le langage, nous dit André Martinet, les formes et les… Lire la suite
SÉMIOLOGIE

Écrit par :  Julia KRISTEVA

Dans le chapitre "Le problème du signe, de l'Antiquité au XVIIIe siècle"  : …  idéologies dominantes des différentes époques et les coupures scientifiques qui s'y sont opérées. La* question du signe semble apparaître pour la première fois dans l'aire culturelle occidentale avec les stoïciens (iiie siècle av. J.-C.). Elle leur est nécessaire pour fonder la théorie logique très détaillée du syllogisme (la… Lire la suite
SIGLE & ACRONYME

Écrit par :  Louis-Jean CALVET

… *On appelle sigle la forme d'abrègement qui consiste à prendre la première lettre de chacun (ou de certains) des mots d'un groupe : ainsi P.M.U. à partir de Pari mutuel urbain, S.N.C.F. à partir de Société nationale des chemins de fer français, ou F.B.I. à partir de Federal Bureau of Investigation. On distingue le sigle au sens propre de l'acronyme… Lire la suite
STOÏCISME

Écrit par :  Jacques BRUNSCHWIGUrs EGLI

Dans le chapitre "La logique"  : …  un débat acharné, d'autant plus important que, dans un conditionnel vrai, l'antécédent peut être le *signe (sêmeion) du conséquent, et que la compréhension rationnelle du monde repose sur l'interprétation des signes qu'il nous présente. Sur cette base, les stoïciens ont édifié une remarquable théorie du raisonnement et de la démonstration,… Lire la suite
STRUCTURALISME

Écrit par :  Jean-Louis CHISSMichel IZARDChristian PUECH

Dans le chapitre "Principes généraux"  : …  la subjectivation contrainte par le jeu des règles systématiques de la langue. – La définition du *signe arbitraire comme unité indissociable du signifiant et du signifié implique non seulement la forclusion du référent (le linguiste n'a pas affaire à une réalité extérieure à la langue, ou aux états mentaux des locuteurs), mais une conception du… Lire la suite
STYLE

Écrit par :  Mikel DUFRENNE

Dans le chapitre "Le discours de la stylistique"  : …  de sens qui résulte, dans le texte et par le contexte, de l'actualisation d'une des possibilités de* sens que la langue confère au signe. Le code, c'est le système des moyens convenus par lesquels le message est transmis, et donc des contraintes qui, pour l'émetteur et le récepteur, constituent ces moyens. Le style est une propriété du message,… Lire la suite
SYMBOLE

Écrit par :  Dominique JAMEUX

…  troisième signification, celle du symbole logico-mathématique, par lequel on entend tout *signe graphique, ou bien indiquant une grandeur donnée, ou bien prescrivant une opération précise sur ces grandeurs. Ainsi, dans la formule : (f), yx, l'exposant 2 de x, le signe + et le signe − sont des symboles… Lire la suite
SYMBOLIQUE

Écrit par :  Angèle KREMER-MARIETTI

Le symbolique constitue une topique, la topique du symbole. Alors que le *signe est arbitraire, inventé, unilatéral, sans vie, épuisé dans sa définition, clair et défini dans sa signification, le symbole est plus qu'un signe quelconque ; c'est originairement un signe de reconnaissance, puisque l'étymologie du terme renvoie… Lire la suite
TEXTE THÉORIE DU

Écrit par :  Roland BARTHES

Dans le chapitre "La crise du signe"  : …  texte, dans cette acception classique, fait partie d'un ensemble conceptuel dont le centre est le *signe. On commence à savoir maintenant que le signe est un concept historique, un artefact analytique (et même idéologique), on sait qu'il y a une civilisation du signe, qui est celle de notre Occident, des stoïciens au milieu du xxeLire la suite
THOMAS D'ERFURT (fin XIIIe-déb. XIVe s.)

Écrit par :  Henri-Jacques STIKER

… *Auteur d'un traité, rédigé aux alentours de 1300 et intitulé Grammatica speculativa ou De modis significandi, qui figurait jusqu'en 1921 dans les œuvres de Jean Duns Scot (éd. Vivès, Paris, 1891). Lorsque M. Grabmann corrigea cette erreur d'attribution, Heidegger venait de faire sa thèse d'habilitation sur le texte de Thomas.… Lire la suite
UNIVERSAUX, philosophie

Écrit par :  Jean JOLIVET

… *La question des universaux est posée (mais non résolue, par dessein exprès de l'auteur) dans l'Introduction (Eisagogè) de Porphyre (iiie s.) à la Logique d'Aristote : les genres et les espèces existent-ils réellement ou sont-ils de pures conceptions de l'esprit ? Par le biais de cet opuscule, connu des… Lire la suite
VALEUR, linguistique

Écrit par :  Louis-Jean CALVET

… *On appelle valeur le sens d'une unité linguistique considéré comme le produit des relations que cette unité entretient avec les autres unités du système, et non pas comme un contenu intrinsèque. C'est Ferdinand de Saussure qui a le premier utilisé cette notion, qu'il illustrait par une comparaison de la langue avec le jeu d'échecs : n'importe… Lire la suite
WHITNEY WILLIAM DWIGHT (1827-1894)

Écrit par :  Louis-Jean CALVET

… *Linguiste américain, William D. Whitney étudie d'abord à Yale, puis en Allemagne, en particulier à Berlin où il a pour professeur le comparatiste Franz Bopp. En 1854, il est professeur de sanskrit à Yale, puis, à partir de 1869, professeur de grammaire comparée. Sanskritiste d'origine donc, Whitney était très connu en Allemagne pour ses travaux… Lire la suite

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Étienne Bonnot de Condillac

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