En biologie, on appelle signalisation l'ensemble des mécanismes de communication au niveau cellulaire. Les molécules impliquées dans ces échanges assurent trois fonctions : transporter de l'information via des signaux chimiques ; décoder les messages portés par ces signaux grâce à des récepteurs (communication intercellulaire proprement dite) ; enfin, transférer les ordres contenus dans ces messages à la machinerie intracellulaire (communication intracellulaire).
La communication cellulaire peut être endocrine (échange d'information à distance grâce à des hormones), paracrine (échanges de proximité entre cellules contiguës, comme la neurotransmission), ou encore autocrine (messages émis et reçus par la même cellule pour s'autoréguler).
Les molécules qui transportent l'information (hormones, médiateurs) peuvent être comparées à des « clés » (appelées ligands) adaptées aux « serrures » que représentent les récepteurs. Dans cette métaphore, la signalisation intracellulaire est comparable au « pêne » activé par le mouvement de la clé dans la serrure.
Malgré leur grande diversité, les mécanismes de signalisation obéissent à des caractéristiques communes.
1. Lois générales de la signalisation
Loi d'action de masse. Toutes les réactions concernées – clé-serrure, mais aussi l'ensemble des mécanismes de commande en aval de la serrure – obéissent à la loi d'action de masse : les molécules impliquées se lient et se séparent (on parle d'« association » et de « dissociation ») en fonction de leur complémentarité de forme dans l'espace et de charge électrique.
Affinité. On appelle affinité le rapport des constantes d'association et de dissociation. En fonction de leur structure, les molécules de signalisation se lient entre elles avec des affinités différentes, ce qui introduit davantage de diversité et de flexibilité dans le système de communication. En effet, en jouant sur l'affinité de l'interaction ligand− récepteur, la communication cellulaire est capable de gérer sa vitesse de transmission. Plus l'ass […]
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