2. Technique du sceau
Matériau dur gravé en creux, matériau tendre qui en reçoit l'empreinte, telle est la définition classique du sceau sous sa double forme, matrice et exemplaires identiques qui en sont issus.
• Les types de matrices
À l'aube de toute civilisation se trouve le sceau ou, d'une façon plus générale, un signe matériel, tangible de l'engagement pris, du contrat conclu.
Le Moyen-Orient, creuset de la culture occidentale, employait le sceau de pierre au IVe millénaire avant J.-C., puis le cylindre-sceau et le cachet de métal. Les cylindres-sceaux étaient déroulés sur l'argile des tablettes ou sur les bords des enveloppes également d'argile pour les clore, pour établir l'origine et authentifier ce qui était consigné dans le texte.
La Bible contient le mot sceau maintes fois. Nulle part il n'est employé avec plus de poésie que dans le Cantique.
Les chatons des bagues-scarabées égyptiennes étaient gravés sur leur face interne et pouvaient pivoter sur leur axe pour servir de sceau.
Les Crétois scellaient également avec des cachets. Les potiers, dans une pratique voisine, marquaient leurs œuvres de textes en relief qu'ils imprimaient dans l'argile fraîche.
Les Romains héritèrent des Grecs, entre autres techniques artistiques, l'art de la glyptique : parfois des camées, en relief, ont été imprimés sur la cire en guise de sceaux.
Les chancelleries byzantines ont utilisé un appareil en forme de pince pour imprimer le plomb : ce métal a connu un grand succès, puisque la « bulle » de plomb des papes a donné son nom au document, tandis qu'en français l'on dit encore « wagon plombé », « compteur plombé » pour scellé.
Les Mérovingiens, habiles à couler le métal et à travailler les bijoux, ont employé des « anneaux sigillaires » en or ou en bronze. L'exploration des tombes de cette époque en met fréquemment au jour.
Les Carolingiens, par fidélité à l'Antiquité cla […]
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