Le dieu Soleil du panthéon assyro-babylonien. L'idéogramme qui le désignait primitivement représentait un disque solaire apparaissant entre deux montagnes, à l'est de la Mésopotamie. Il est fils du dieu Lune, Sin, et de Ningal, sa parèdre ; le frère d'Ishtar, déesse de l'amour et de la guerre, assimilée à la planète Vénus ; l'époux d'Aya (« la jeune femme »). Deux villes lui étaient particulièrement consacrées : Larsa, dans le sud, Sippar, dans le centre de la Babylonie, où ses deux temples s'appelaient l'un et l'autre l'Ebabbar (« la maison brillante »). On représentait symboliquement Shamash
par une roue à rayons. Voyageant tous les jours dans le ciel, il y inspecte l'humanité, découvre et châtie les méchants. Dieu de la justice et du droit (en particulier, de la probité commerciale), c'est lui qu'on voit sur le fameux code de Hammourabi (~ 1792-~ 1750), dicter ses lois au roi de Babylone
. On jurait par lui dans les procès. Dieu omniscient, il présidait, avec Adad, à la divination.
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Le roi babylonien Nabu-Apal-Iddin est présenté au dieu Shamash ART DU PROCHE-ORIENT, Babylonie, IXe siècle avant J.-C., Le roi babylonien Nabu-Apal-Iddin, introduit par le grand prêtre et suivi par la déesse, est présenté au dieu Shamash, moulage. Musée des Antiquités orientales, Istanbul.
Crédits: Erich Lessing/ AKG Consulter
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Stèle du code de Hammourabi, roi de Babylone Stèle trouvée à Suse, portant le Code de Hammourabi , 282 lois du souverain. Le sommet de la stèle est orné d'un bas-relief: le roi reçoit du dieu Shamash les symboles du pouvoir. Règne de Hammourabi (1792-1750). Basalte noir. Hauteur: 2,225 mètres. Musée du Louvre, Paris.
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Daniel ARNAUD
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