Le Front progressiste du peuple seychellois (S.P.P.F.), au pouvoir depuis le putsch de 1977, doit, pour conserver le soutien économique des Occidentaux, légaliser le multipartisme en décembre 1991. Victorieux aux élections de juillet 1992 avec 58,4% des suffrages, il domine l'Assemblée constituante. Un premier projet de Constitution, refusé par l'opposition et par l'Église catholique, n'obtient pas les 60% d'approbation nécessaires (53,7% de oui au référendum du 15 novembre 1992). Un second projet recueille 73,6% des suffrages au référendum de juin 1993. En juillet, France-Albert René, chef du S.P.P.F., est réélu président et son parti remporte 21 des 33 sièges de la nouvelle Assemblée.
En avril 1992, le pays établit des relations consulaires et commerciales avec l'Afrique du Sud.
Le 20 juillet 1994, le président René se rend en visite en Israël et signe un accord de coopération avec l'État hébreu.
En décembre 1995, le Parlement vote un projet de loi qui offre une certaine immunité judiciaire aux hommes d’affaires investissant plus de 10 millions de dollars dans l’archipel.
En 1996, toutefois, des mesures l […]
