3. Hydrodynamique végétale
L'eau représente chez les végétaux 80 à 90 p. 100 de leur poids frais, soit quatre à neuf fois leur poids sec. Comme dans le règne animal, elle contribue au maintien de la structure cellulaire et permet le déroulement des réactions métaboliques. Localisée surtout dans les vacuoles, qui occupent la plus grande partie des cellules végétales, elle y est sous pression (turgescence) et contribue au port érigé des plantes herbacées.
Le système circulatoire des végétaux est ouvert sur l'atmosphère, et la transpiration entraîne des pertes d'eau abondantes que l'absorption doit compenser ; des mécanismes régulateurs et des adaptations morphologiques ou physiologiques maintiennent l'équilibre hydrique, que des pratiques culturales permettent de conserver et d'améliorer dans des conditions climatiques ingrates.
Une bonne circulation de l'eau à l'intérieur de la plante est une nécessité pour la nutrition et la croissance végétales, et les échanges qu'elle assure entre le sol, la plante et l'atmosphère sont des facteurs non négligeables dans l'évolution des sols et des climats.
• La teneur en eau
Turgescence et déficit hydrique
Les feuilles ont une teneur en eau qui se situe entre 60 p. 100 (tilleul) et près de 90 p. 100 (tomate) de leur poids frais. Pour les organes jeunes et les tubercules elle est de plus de 95 p. 100, alors qu'au contraire pour les graines et les spores elle n'est que de 5 à 15 p. 100. La valeur précise de la teneur en eau dépend des conditions ambiantes, car le volume des cavités intratissulaires et surtout des vacuoles varie réversiblement grâce à l'élasticité des parois. Lorsqu'elle est maximale, le végétal est dit en état de saturation ou de pleine turgescence. Dans le cas contraire, il présente un déficit hydrique plus ou moins accusé. Ce déficit, en période sèche, peut couramment atteindre 25 à 50 p. 100 de la teneur en eau maximale ; il existe donc un assez large intervalle de variation sans préjudice pour le végétal.
En général, l'activité physiolo […]
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