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PROKOFIEV SERGE (1891-1953)

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4.  Musique pure avant tout

L'esthétique de la musique de Prokofiev reste très difficile à définir en raison de ses nombreuses facettes. Prokofiev lui-même reconnaissait trois directions essentielles à son art : une tendance classique (résurgence de la prime enfance), une tendance novatrice (à la recherche d'une harmonie originale permettant de traduire les émotions fortes) et une tendance constructiviste, « la moins valable des trois ». Mais à ces trois directions il ajoutait le lyrisme et le grotesque. Tous ces éléments se retrouvent dans l'ensemble de sa musique sans qu'il soit possible de les associer à des époques précises. Prokofiev aimait travailler simultanément à des œuvres très différentes ; d'où son étonnante fécondité et le fait qu'il ait abordé tous les genres musicaux. Il aimait aussi remanier ses propres œuvres, soit en tirant des suites d'orchestre de ses ballets ou de ses musiques de films, soit en les transcrivant, soit en réutilisant un même matériau thématique dans une autre œuvre (symphonie no 3 d'après L'Ange de feu, 1929 ; symphonie no 4 d'après Le Fils prodigue, 1930). Seuls, le début et la fin de sa carrière semblent correspondre à des orientations esthétiques précises : agressivité rythmique et harmonique, contrastes violents entre le sarcasme brillant et un indéniable sens élégiaque dans le premier cas (ballets écrits pour Diaghilev), dépouillement frisant l'austérité mais parfois intensément dramatique à la façon de Moussorgski dans le second (période soviétique). Figure marquante de la musique russe du xxe siècle, Prokofiev n'est pas, contrairement à Stravinski, un véritable novateur. En dehors de son instrumentation et de certains aspects de son langage harmonique, il reste très classique dans le choix des formes et dans la recherche des structures. Les contraintes de l'art officiel soviétique ont indéniablement pesé sur son évolution esthétique mais, si l'on fait abstraction du caractère descriptif inévitable de ses musiques de film, il est resté fidèle à la musique pure. Son lyrisme, d'abord caché, s'est affirmé progressivement au fil des partitions, faisant de lui l'un des plus authentiques musiciens russes du xxe siècle.

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MIASKOVSKI NIKOLAÏ IAKOVLEVITCH (1881-1950)

Écrit par :  Pierre-É. BARBIER

… *Né à Novogueorguievsk, près de Varsovie, le 20 avril 1881, d'un père ingénieur militaire, Miaskovski était voué à suivre l'exemple paternel. Parallèlement à ses études au Collège des cadets de Nijni-Novgorod, puis à celui de Saint-Pétersbourg, il prend des cours de violon et de piano. Officier en 1902 et envoyé à Moscou, il poursuit sa formation… Lire la suite
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Écrit par :  Daniel MAGNEAlain PÂRIS

Dans le chapitre "Musique française et écoles nationales"  : …  ) avant de se tourner vers un néoclassicisme formel (SonateConcertos). *Prokofiev suivra son aîné sur le premier terrain, enrichissant son approche d'un lyrisme et d'un sens poétique profonds (9 sonates, 5 concertos). L'Europe centrale reste dominée par la figure de Bartók, qui a su révéler la véritable musique populaire… Lire la suite

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Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Prokofiev, Chostakovitch et Khatchatourian L'Amour des trois oranges Serge Lifar et Lubov Tchernicheva L'Ange de feu

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