Le 12 février 2001, les revues scientifiques Nature et Science publient la séquence quasi complète des 3 milliards de bases du génome humain. Cette double publication conclut par un ex aequo la compétition entre un consortium international de laboratoires publics, qui a entamé ses travaux au début des années 1990, et la firme privée américaine Celera Genomics, qui débuta les siens en 1999 et rattrapa son retard grâce à une méthode plus efficace... et à l'exploitation sans vergogne des travaux publiés par son concurrent. Mais, au-delà de l'affrontement commercial, la publication du génome humain surprend en révélant que notre espèce ne compte que 30 000 gènes, soit à peine 13 000 de plus que la mouche du vinaigre (drosophile). Ces gènes ne représentent que 5 p. 100 du génome, le reste, dont « de vastes étendues de régions génétiques quasi désertiques », étant non-codant. Unanimes, les scientifiques soulignent cependant que des décennies de recherche seront encore nécessaires avant de comprendre le fonctionnement de notre génome.
Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS
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