3. Les dynamiques d'une grande métropole multipolaire
Responsable de plus d'un quart du P.N.B. sud-coréen, Séoul s'organise aujourd'hui autour de trois principaux pôles d'activités. Au nord du Han, le centre historique circonscrit à la ville d'avant 1920, qui reste le lieu symbolique du pouvoir politique (avec la « Maison-Bleue », la résidence du président), est aussi le premier quartier des affaires : les buildings des sièges sociaux des grandes entreprises coréennes, des banques et de la finance jouxtent les monuments historiques (palais royaux et bâtiments de la période coloniale). L'île de Yŏŭido abrite un deuxième quartier des affaires développé au début des années 1970, où se concentrent, à côté du Parlement et de la Bourse, de grandes sociétés des médias et de la finance. Enfin, un pôle tertiaire est apparu sur la rive sud du Han à la faveur des aménagements réalisés pour les jeux Olympiques de 1988 : organisé linéairement le long de l'avenue de Téhéran qui constitue un des axes structurants de Kangnam, il concentre de nombreux sièges sociaux d'entreprises coréennes et étrangères.
La puissance du secteur tertiaire de haut niveau à Séoul (plus de 80 p. 100 des sièges sociaux des entreprises coréennes y sont installés) ne doit pas faire oublier l'importance du secteur industriel, dans le vêtement, la mécanique, l'électronique et l'imprimerie. Outre le centre historique, les établissements de ces industries légères sont surtout concentrés autour de Yŏngdŭngp'o et de Wangshimni. L'industrie lourde s'est développée quant à elle en périphérie, sur un axe de circulation en direction d'Inch'ŏn et, au-delà, du nouvel aéroport international ouvert en 2001 sur l'île de Yŏngjong.
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