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SÉMITES

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3.  Le mythe du Sémite

Si les Sémites ont formé à l'origine un seul peuple, il est légitime de rechercher les traces de leurs institutions primitives, de leurs idées et de leur mentalité dans ce que les peuples attestés historiquement ont en commun. L'étude comparée du vocabulaire de la parenté permet ainsi de deviner qu'ils ont privilégié le lignage paternel. Dans le domaine de la religion, les résultats de l'enquête sont décevants, étant donné la pauvreté du vocabulaire commun s'y rapportant. On trouve quelques termes dénotant des pratiques peu caractéristiques, quelques noms divins omniprésents, tels que El et Athtar (Ishtar en Mésopotamie), mais rien ne prouve qu'ils aient toujours et partout correspondu à la même représentation. On constate tout au plus, grâce à l'étude des noms propres significatifs, que les Sémites ont souvent conçu leurs divinités comme providentielles et protectrices de l'individu, et l'on peut entrevoir ainsi quelque chose de leur piété, mais on ne saurait parler d'un panthéon sémitique commun et moins encore d'une mythologie commune.

C'est un grave abus que de tenir pour des traits « sémitiques » ce que quelques-unes des civilisations considérées ont produit de plus frappant et de plus spécifique, et aussi certaines déficiences qu'on croit y remarquer. C'est surtout en combinant divers aspects du prophétisme israélite et de l'islam que Renan a tracé un portrait générique du Sémite, qu'il entendait opposer à l'Aryen : le Sémite possède un sens invétéré de la majesté et de l'unicité de Dieu, il est animé par un besoin intransigeant de justice, mais il pèche par fanatisme, par pauvreté d'imagination, par incapacité esthétique et politique, par son mépris de la « science positive » ; la civilisation occidentale doit aux Aryens les plus belles de ses vertus, et Renan ne doute pas qu'elle ne devienne de moins en moins déterminée par les influences sémitiques qu'elle a reçues du christianisme. Si Renan n'a pas versé dans l'« antisémitisme » vulgaire,  […]

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AKKAD

Écrit par :  Gilbert LAFFORGUE

…  nom de la cité dérive le terme akkadien, qui sert à qualifier la dynastie royale d'Akkad, *la population sémitique établie à cette époque en Babylonie et son langage. La dynastie d'Akkad, qui a joué un rôle essentiel dans l'histoire de la Mésopotamie, est malheureusement assez mal connue. En attendant que sa capitale (qui doit se trouver… Lire la suite
AMORRITES ou AMORRHÉENS

Écrit par :  Gilbert LAFFORGUE

… *Amorrites, ou Amorrhéen, est un nom de peuple que les orientalistes ont tiré du mot akkadien Amourrou, par lequel les Mésopotamiens désignaient la région située à l'ouest de leur pays et aussi ses habitants. Comme les Amorrites n'ont pas écrit leur langue, nous ne les connaissons que par les scribes mésopotamiens, qui ont laissé, à ce… Lire la suite
ARAMÉENS

Écrit par :  R.D. BARNETT

On groupe, sous le nom d'Araméens, une confédération de tribus qui parlaient un *langage nord-sémitique et qui, entre le xie et le viiie siècle avant J.-C., occupèrent le pays d'Aram, région englobant des territoires assez étendus au nord de la Syrie. À la même époque, certaines de ces… Lire la suite
ASSYRIE

Écrit par :  Guillaume CARDASCIAGilbert LAFFORGUE

Dans le chapitre "Histoire"  : …  Our, Amar-Souen (env. 2045). Puis, après l'effondrement de cet empire sous les coups des Amorrites (*Sémites venus de l'ouest), des inscriptions qui commencent vers 1970 indiquent qu'Assour est gouvernée par des princes indépendants qui portent des noms akkadiens et qui se disent « vicaires » du dieu (le titre royal est longtemps réservé au patron… Lire la suite
BABYLONE

Écrit par :  Guillaume CARDASCIAGilbert LAFFORGUE

Dans le chapitre "La Ire dynastie de Babylone (1894-1595)"  : …   dynastie de Babylone est aussi appelée la dynastie amorrite, car elle est fondée par un de ces *Sémites qui parcourent la steppe pastorale de l'Amourrou (l'Ouest en langue sémitique). La basse Mésopotamie a subi, vers la fin du xxe siècle, une nouvelle invasion de ces groupes nomades, et un de leurs chefs, Sou-aboum (1894-… Lire la suite
DAGAN ou DAGON

Écrit par :  Daniel ARNAUD

… *D'origine inconnue et resté étranger à la culture sumérienne, le dieu Dagan appartient surtout à la religion des anciens sémites. Son nom, qui pourrait signifier « grain », donne une idée médiocre de son importance : il est en réalité à la Syrie ce qu'est Enlil à la Mésopotamie : la divinité suprême, maîtresse du cosmos. En Babylonie, il apparaît… Lire la suite
EXODE, histoire des Hébreux

Écrit par :  Marie GUILLET

… *L'exode des fils d'Israël de l'Égypte, où ils étaient tenus en esclavage, jusqu'au pays de Canaan, en passant par le désert du Sinaï, a une telle portée dans les théologies juive et chrétienne que l'événement historique lui-même retient habituellement moins l'attention que son interprétation. À partir de sources extra-bibliques et de certaines… Lire la suite
HYKSÔS

Écrit par :  Jean VERCOUTTER

… d'invasion. De même, les envahisseurs n'appartenaient sans doute pas à une race unique. En majorité *sémites, ils devaient comprendre aussi d'autres habitants de l'Asie occidentale, eux-mêmes chassés de leurs territoires par les invasions indo-européennes du deuxième millénaire avant J.-C. Les Égyptiens les désignaient sous les noms de « Amou », ou… Lire la suite
JUDAÏSME - La religion juive

Écrit par :  Georges VAJDA

Dans le chapitre "Israël et les origines de la foi juive"  : …  les bénéficiaires furent les Hébreux (ou Israélites). Ces derniers étaient un groupement de tribus *sémites, dont certaines avaient séjourné en Égypte et dans la péninsule sinaïtique, et qui se fixèrent sur la terre de Canaan (la Palestine) aux environs de 1200 avant J.-C. L'un des États issus de la conquête de la Palestine par les Israélites… Lire la suite
LIBAN

Écrit par :  André BOURGEYPhilippe DROZ-VINCENTElizabeth PICARD Universalis

Dans le chapitre " De l'Antiquité à l'État moderne"  : …  de régions au monde ont une histoire aussi riche et complexe que la côte et la montagne libanaises. *Au IVe millénaire avant J.-C., les citadins de l'antique Byblos, ceux de Beyrouth, de Saïda et de Tyr, parlaient un dialecte sémitique et utilisaient déjà l'ancêtre de notre alphabet. Navigateurs et commerçants, ils colonisèrent le… Lire la suite
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PHILISTINS

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… *Les Philistins (en hébreu : Pelishtīm) sont un peuple d'origine égéenne. Au ~ xiie siècle, ils occupèrent la côte sud et le littoral méridional de Canaan ainsi que la plaine de la Shéphéla, à l'ouest des monts de Juda, territoires que la Bible appela « Philistie » (Pelēshēt, qui donna le nom de « Palestine »,… Lire la suite
SACRÉ

Écrit par :  Dominique CASAJUSAndré DUMAS Universalis

Dans le chapitre "La double définition de Durkheim"  : …  William Robertson Smith a, à la fin du xixe siècle, consacrés à la religion des *sémites. Cet auteur avait remarqué que, chez les anciens Hébreux et les Arabes de l'anté-islam, les objets ou les êtres consacrés à la divinité, tels que les sanctuaires ou les offrandes sacrificielles, sont en général l'objet de certains interdits,… Lire la suite
SEM

Écrit par :  André PAUL

… *Le premier, dans l'ordre biblique, des trois fils de Noé. Avec Cham et Japhet, il apparaît dans la Genèse (v, 32) au terme d'une longue généalogie qui relie Adam à Noé (v, 1-32). On retrouve les trois frères juste avant le déluge (vi, 10) et lors de l'entrée dans l'arche (vii, 13) ; rescapés de la catastrophe… Lire la suite
TABOU

Écrit par :  Daniel de COPPET

Dans le chapitre "Tabou et religion"  : …  système d'interdits. Mais si William Robertson Smith, en 1889, dans son livre sur la religion des *Sémites (Lectures on the Religion of the Semites), reconnaît qu'il est difficile de distinguer, à l'origine des tabous, des règles sacrées, délimitant nettement le pur de l'impur, il croit pouvoir affirmer que l'apparition des religions… Lire la suite

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