Sultan ottoman (1512-1520), né en 1466 à Amasya, dans l’Empire ottoman (auj. en Turquie), mort en septembre 1520 à Çorlu, près de Constantinople.
Sélim Ier, dit le Terrible, monte sur le trône ottoman en 1512 avec l’appui des janissaires après l’abdication de son père, Bayézid II, au terme d’une querelle de succession entre ses trois fils. Sélim élimine alors tous les prétendants potentiels au sultanat, ne conservant comme héritier que son fils le plus compétent, Soliman. Il se tourne ensuite vers l’Est, où Ismail Ier, fondateur de la dynastie perse des Safavides, constitue une menace politique et idéologique depuis qu’il a épousé la foi shiite, alors que les Ottomans suivent les préceptes sunnites. Les Turkmènes qizilbash, qui suivent Ismail, entrent à leur tour en guerre contre les Ottomans en Anatolie. Sélim soumet les qizilbash puis lance une vaste campagne contre Ismail, qu’il écrase lors de la bataille de Chaldiran, sur la rive orientale de l’Euphrate, le 23 août 1514. Il porte alors son attention sur les principautés kurdes et turkmènes d’Anatolie, qu’il annexe à l’Empire ottoman.
Sélim ayant soumis la dynastie turkmène des Dulkadir à Elbistan (auj. en Turquie), il entre en guerre contre les Mamelouks qui règnent sur la Syrie et l’Égypte et considèrent les Dulkadir comme leurs protégés. Sélim vainc les armées mamelouks à Mardj-Dabiq, au nord d’Alep, le 24 août 1516, puis au mont Mokattam, près du Caire, le 22 janvier 1517, amenant ainsi la Syrie, l’Égypte, le Hedjaz et la Palestine dans le giron de l’empire. Au Caire, le chérif de La Mecque lui offre les clés de la ville sainte, geste symbolique par lequel il reconnaît Sélim comme le souverain du monde islamique. À la mort de Sélim, en 1520, son fils Soliman le Magnifique lui succède.
Universalis
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