Architecte et théoricien de l'architecture italien. Il fut l'élève à Rome de Baldassare Peruzzi qui lui légua ses notes et ses dessins. À Venise, où il se rendit sans doute après le sac de Rome de 1527, Serlio fut bien accueilli dans le milieu savant de Trissino, d'Alvise Cornaro, de Titien ; on le consultait comme un expert ; l'Arétin l'admirait sans réserve. Sur la foi de sa réputation, François Ier l'attira en France où il se rendit vers 1541. Cellini, qui l'y rencontra, le mentionna plus tard dans son traité sur l'architecture, mais en le donnant pour un plagiaire sans envergure. L'accusation fit long feu et reparut, particulièrement virulente, sous la plume de Lomazzo (Idea del tempio della pittura, 1590, chap. iv). Quant à Vasari, il a gardé sur Serlio un étrange silence. Les Français — Delorme, Philandrier, Goujon — le citent respectueusement mais brièvement. Serlio d'ailleurs s'est plaint lui-même qu'à la cour de France on n'ait eu guère recours à ses lumières. Il mourut à Fontainebleau, après une vieillesse difficile : quelques années auparavant, à Lyon, il avait dû vendre des fragments encore inédits de son traité sur l'architecture.
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