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SCROPHULARIACÉES

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2.  Particularités biologiques

Les Scrophulariacées parasites, réunies dans la tribu des Rhinanthées, exploitent, par des connexions interacinaires, des hôtes très divers ; on observe une progression, depuis un hémiparasitisme douteux jusqu'à un holoparasitisme très spécialisé proche de celui des Orobanchacées. Au contact avec la racine hôte, la racine parasite développe un haustorium (suçoir) au sein duquel se forme un pont interxylène. Dans la forme la plus simple de parasitisme (MelampyrumEuphrasia...), la jeune Scrophulariacée mène une vie autotrophe jusqu'à ce que son système racinaire rencontre fortuitement un hôte : elle développe alors de petits haustoria « secondaires », formés dans la région subterminale d'une racine latérale au contact d'une racine hôte ; mais les espèces au parasitisme plus strict (Striga) ne peuvent germer qu'en présence d'excrétions racinaires de l'hôte, et la radicule se dirige par chimiotropisme vers la racine nourricière au contact de laquelle elle développe aussitôt un haustorium « primaire » formé par l'apex de la racine primaire ; des racines latérales produisant des haustoria secondaires apparaissent.

Morphologiquement très différenciées, les fleurs des Scrophulariacées sont typiquement entomogames ; les formes corollines, les structures « d'accueil » et « d'atterrissage », les taches et crêtes « de guidage », les appareils sécréteurs et collecteurs de nectar, les arcures des filets staminaux et du style, la fréquente connivence des anthères (pouvant aller jusqu'à une adnation), les appendices staminaux divers favorisent la pollinisation par les insectes. Malgré ces adaptations poussées, il semble que la fécondation croisée ne soit pas une nécessité absolue, une autogamie tardive « de secours » étant généralement possible ; l'entomogamie défaillante peut également être relayée par une anémogamie tardive (Euphrasia) par modification de la texture pollinique.

L'autogamie se rencontre chez les fleurs spécialisées d'espèces par ailleurs allogames […]

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DIGITALE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Décrite pour la première fois par Leonhart Fuchs en 1542, reconnue diurétique et cardiotonique à la fin du xviiie siècle par les Anglais Withering et Cullen (les paysans de leur pays l'employaient empiriquement dans l'épilepsie, non sans risques), la digitale (Digitalis purpurea L.) s'est imposée de nos jours comme le… Lire la suite
EUPHRAISE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

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… *Les fleurs du bouillon-blanc (Verbascum thapsus L. ; scrofulariacées), auxquelles on peut substituer celles des autres molènes, renferment un pigment jaune, des sucres, du mucilage, une saponine, un phytostérol, des traces d'huile essentielle. Depuis l'Antiquité, on met à profit leurs propriétés émollientes, adoucissantes, expectorantes.… Lire la suite
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Dans le chapitre "Les Personales"  : …  des Tubiflores, les Personales sont représentées par neuf ou dix familles, parmi lesquelles les *Scrophulariacées, les Orobanchacées, les Gesnériacées, les Bignoniacées, les Lentibulariacées, les Acanthacées. Elles sont caractérisées par l'apparition de la zygomorphie et la corolle, l'avortement presque constant de l'étamine postérieure, la… Lire la suite

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Véronique (fleurs)

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