On désigne sous le nom général de scories des sous-produits d'élaborations métallurgiques. Les anciens connaissaient déjà ces résidus et les Grecs les dénommaient skôria (scorie de fer), d'où dérive notre appellation moderne.
On peut distinguer, suivant leur origine, les scories de réduction et les scories d'affinage. Ce sont naturellement les scories provenant de la métallurgie du fer qui sont les plus importantes, tant par les tonnages produits que par l'usage que l'on peut en faire, encore que celui-ci soit très limité.
Les scories de réduction du fer sont souvent dénommées « laitiers » et on les recueille à la base des hauts fourneaux. On sait que pour obtenir du fer, on traite ses minerais (des oxydes) avec du coke ; celui-ci fournit le carbone nécessaire à la réduction. Les minerais contiennent toujours une proportion plus ou moins importante de gangue terreuse, et le coke comporte également des matières minérales, les cendres. Toutes ces substances se retrouvent dans le laitier qu'il faut amener à l'état de fusion, afin de pouvoir l'éliminer facilement, ce qui nécessite l'addition de fondants, les laitiers étant naturellement beaucoup plus réfractaire […]
