Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

SCIENCES Sociologie

Page précédente Page suivante
Max Weber

Comme c'est le cas de la plupart des spécialités de la sociologie, la sociologie des sciences ne prend son véritable essor que lorsque les sciences elles-mêmes commencent à être perçues comme un « problème social ». Leur développement massif après la Seconde Guerre mondiale, sans parler de l'impact social causé par le largage de deux bombes atomiques sur le Japon en 1945 (Hiroshima et Nagasaki), amènera de plus en plus de sociologues à prendre la science pour objet à compter du début des années 1960. Dans son organisation, la spécialité prendra forme au début des années 1970 avec la création de revues et de sociétés savantes.

On peut diviser l'histoire de la sociologie des sciences en deux grandes périodes. La première est marquée, à partir de la fin des années 1930 par les travaux du sociologue américain Robert K. Merton qui fournit une théorie sociologique du fonctionnement de la science comme sous-système social relativement autonome et soumis à des normes qui lui sont propres. La seconde, qui débute vers 1970, voit s'imposer une conception plus conflictuelle et plus critique du développement scientifique comme « construction sociale ». Plus attentive aux études empiriques de terrain et aux observations ethnographiques de la science contemporaine, cette approche deviendra dominante à la fin des années 1970 sous le nom générique de « sociologie constructiviste des sciences ». Mettant l'accent sur le caractère construit et négocié de la connaissance par les acteurs sociaux, cette approche est surtout microsociologique et multiplie les études de cas en utilisant des méthodes qualitatives d'observation et d'entretiens alors que la problématique mertoniennne était plutôt macrosociologique et favorisait des approches statistiques et des enquêtes par questionnaire. Elle s'intéressait ainsi moins à la « science en action » et au contenu même des savoirs qu'aux savoirs stabilisés et aux structures institutionnelles et normatives encadrant la pratique scientifique. 

Depuis l […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 8 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« SCIENCES » est également traité dans :

SCIENCES

Écrit par :  Henry DUMÉRY

L'organisation du savoir a cessé depuis longtemps d'être monarchique. Aux siècles de foi et d'autorité, la théologie était la reine des sciences. La philosophie était sa servante ou plutôt, comme gémissait Kant, sa suivante, alors que la philosophie, observait-il, n'a qu'un service à rendre : précéder et non pas suivre, marcher en tête… Lire la suite
SCIENCES - Sciences et société

Écrit par :  Federico MAYOREvry SCHATZMAN

On ne peut parler des rapports entre la science et la société ni du statut des sciences sans définir d'abord ce que l'on entend par la première. Si l'on admet que les phénomènes naturels obéissent à des lois et que ces lois sont connaissables, on peut dire que la science est l'ensemble de la connaissance des lois des processus naturels. Mais, en… Lire la suite
SCIENCES - Sciences et discours rationnel

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

En première approximation, on pourrait dire que la science est un mode de connaissance critique. Le qualificatif « critique » doit être entendu ici en un double sens : il indique, d'une part, que la science exerce un contrôle vigilant sur ses propres démarches et met en œuvre des critères précis de validation, d'autre part, qu'elle élabore des… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

La science et la philosophie furent longtemps inséparables. Dans l'Antiquité, la philosophie représentait la science suprême, celle « des premiers principes et des premières causes ». Les autres sciences, et notamment la physique, recevaient d'elle leurs fondements. Cette alliance s'est trouvée brisée au xviie siècle, avec… Lire la suite
SCIENCES - Science et christianisme

Écrit par :  Jacques ROGER

Les scientifiques d'aujourd'hui s'étonnent souvent du temps qu'il a fallu pour découvrir des vérités scientifiques qui leur paraissent évidentes ; et ils expliquent volontiers cette lenteur par un obstacle extérieur, en l'occurrence la pensée chrétienne et l'autorité des Églises. C'est oublier d'abord que le christianisme et la science ont… Lire la suite
ANALOGIE

Écrit par :  Pierre DELATTREAlain de LIBERA Universalis

Dans le chapitre "Sémantique et syntaxe, signifié et signifiant"  : …  Tout langage de description ou d'interprétation théorique utilisé dans les *sciences de la nature comporte une sémantique et une syntaxe, la première portant sur les « objets » que l'on met en relation, la seconde sur ces relations elles-mêmes. Les données sémantiques sont au fond des dénominations qui sont censées résumer l'ensemble des… Lire la suite
ANTIQUITÉ - Définition

Écrit par :  Pierre JUDET DE LA COMBE

Dans le chapitre "Un champ difficile à cerner"  : …  méthodiquement, chacune des civilisations que le terme est susceptible de recouvrir ou non. *Il est vrai que l'usage du mot au pluriel semblait plus propice à nommer l'objet d'une science : « les antiquités » sont des vestiges tangibles (ruines, œuvres d'art, objets usuels, inscriptions, etc.), qu'une science rigoureuse pouvait décrire et… Lire la suite
ARCHÉOLOGIE (Traitement et interprétation) - Les modèles interprétatifs

Écrit par :  Jean-Paul DEMOULE

…  d'une « auxiliaire de l'histoire », incapable par elle-même d'interpréter ses propres documents.* Toute science dispose à la fois de faits – construits par ses techniques et méthodes d'observation – et de théories qui permettent d'interpréter ces faits, quitte à ce qu'elles soient modifiées par un constant mouvement d'aller et retour. L'histoire… Lire la suite
CAUSALITÉ

Écrit par :  Raymond BOUDONMarie GAUTIERBertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "Vers la causalité scientifique"  : …  l'idée de cause pour qu'elle puisse recevoir de l'expérience une confirmation ou une réfutation ? *Le cheminement de la notion métaphysique à un principe utilisable en sciences a été graduel et lent : il a fallu, du côté de la philosophie, restreindre les ambitions ; et, du côté des sciences, clarifier les principes et instituer des expériences.… Lire la suite
COMTE AUGUSTE (1798-1857)

Écrit par :  Bernard GUILLEMAIN

Dans le chapitre "De la science à la philosophie"  : …  Pourquoi Auguste Comte, contrairement à Saint-Simon, présente-t-il une réflexion sur la *science en préambule à un plan de réforme sociale ? Cela tient à l'idée qu'il se fait de la science, non pas seulement somme de savoirs, mais rapport global de l'homme au monde. Par suite, elle s'offre avant tout comme un principe et un système de croyances. Or… Lire la suite
CONTROVERSE

Écrit par :  Fernando GIL

… *À l'opposé de ce qui s'est passé en théologie, où l'on cultivait l'art de la controverse (le cardinal Bellarmin occupa, pour l'enseigner, une chaire à Louvain, puis, à partir de 1576, au Collège romain, et il écrivit un traité des Controverses), l'existence de controverses a pu apparaître comme une sorte de péché originel et une honte… Lire la suite
CONTROVERSES SCIENTIFIQUES PUBLIQUES

Écrit par :  Bernard REBER

… *Les controverses ont toujours fait partie de l'avancée des sciences. Elles sont indispensables à la formation, au développement et à l'évaluation des théories, des méthodes, de la constitution et de l'interprétation des données. Certains auteurs considèrent la science comme une succession ininterrompue de controverses qui perdurent ou sont… Lire la suite
CROYANCE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "La « doxa » des Grecs : croyance et opinion"  : …  est là ce que nous posons être, chez elle, opinion [doxa] » (ibid., 189 e-190 a). *Deux problématiques désormais s'entrecroisent : l'une, plus ontologique, qui oppose science et opinion, comme être et apparaître, l'autre plus psychologique, qui place l'opinion entre l'ignorance et la science, comme le mouvement même de chercher, d'… Lire la suite
DESCRIPTION ET EXPLICATION

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "La critique de Meyerson"  : …  a critiqué ce réductionnisme en montrant qu'il ne rend pas justice à la tendance explicative* des sciences. D'abord, la physique – la discipline qui passe, à l'époque contemporaine, pour être devenue la plus favorable aux thèses idéalistes et positivistes – reste substantialiste et réaliste. Les sciences remplacent l'ontologie du sens commun… Lire la suite
DÉTERMINISME

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "L'épreuve de l'expérimentation"  : …  *Cependant, cette formulation, qui tout à la fois résume un « esprit scientifique » et lui fournit son langage, en recouvre d'autres, plus décisives pour l'histoire des sciences. Citons de nouveau Claude Bernard : « Il y a dans tous les phénomènes des conditions du milieu qui règlent leurs manifestations phénoménales [...] mais les êtres organisés… Lire la suite
DUHEM PIERRE (1861-1916)

Écrit par :  Michel PATY

Dans le chapitre "Le philosophe des sciences"  : …  *Tout en poursuivant ses travaux en physique, Pierre Duhem s'est de plus en plus préoccupé de philosophie et d'histoire des sciences, surtout à partir de 1893 pour la première discipline et de 1904 pour la seconde. La Théorie physique rassemble dans un ouvrage riche et original, dont l'importance a également été récemment découverte –… Lire la suite
ÉPISTÉMOLOGIE

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

…  ne saurait non plus se réduire à l'examen purement technologique des méthodes spécifiques des *sciences. Elle vise aussi à situer la science dans une expérience du savoir qui la déborde, à en évaluer la portée, à en dégager le sens pour l'ensemble de la pratique humaine. Il convient donc de dire que le mot français lui-même renvoie à deux… Lire la suite
ERREUR

Écrit par :  Bertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "L'erreur dans la connaissance ordinaire"  : …  illusion n'a-t-on pas découvert de très beaux remèdes dans la mesure, le calcul et la pesée ? » *Cette recommandation antique et de bon sens, nous la retrouvons, sous une forme plus théorique et plus systématique, chez les créateurs de la science moderne, quand, par exemple, Galilée donne ce conseil : « Mesure ce qui est mesurable, et, ce qui ne… Lire la suite
EXPÉRIENCE

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "Théorie et expérience"  : …  Le programme empiriste logique d'une réduction du langage de la *science à des données observables rencontre des limites analogues. Alors que le positivisme classique (celui de Comte et de Mill) entendait réduire la science à l'énoncé de « lois des phénomènes », le positivisme viennois reformule le problème dans un cadre linguistique. Selon le… Lire la suite
EXPÉRIENCE ET EXPÉRIMENTATION, sciences

Écrit par :  Jean-Paul THOMAS

… *La naissance de la science moderne, au xviie siècle, est couramment rapportée à l'élaboration d'une méthode, dite expérimentale, qui se traduirait par une prise en compte de l'expérience, par l'observation des phénomènes et le recours à l'expérimentation. La signification de ces trois termes, en particulier celui d'expérience,… Lire la suite
HASARD

Écrit par :  Bertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "Le hasard et l'explication dans les sciences"  : …  On associe généralement explication et prévision.* Il semble donc à première vue étrange de relier l'explication scientifique au hasard. Et pourtant le hasard est quelquefois invoqué, non seulement comme aléa extérieur, mais comme principe d'explication. C'est en ce sens que certains biologistes expliquent les mutations par le hasard, lui imputant… Lire la suite
IDÉOLOGIE

Écrit par :  Joseph GABEL

Dans le chapitre "Idéologie et vérité"  : …  contexte idéologique », constitue une intrusion injustifiée de l'idéologie dans le domaine de la *science. Une approche idéologique peut jouer un rôle positif en préparant le terrain pour une approche scientifique. La passion idéologique suscite un intérêt qui persiste parfois après l'apaisement des passions et peut déclencher des études de… Lire la suite
INDUCTION, philosophie

Écrit par :  Bertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "De l'énoncé à la loi"  : …  orage « nous reconnaissons immédiatement la forme concrète de nos idées d'éclair et de tonnerre ». *Dans les lois physiques, en revanche, les termes utilisés comme « distance », « pression », « volume », « charge électrique », se réfèrent à une forme générale donnée à l'expérience, en privilégiant, par exemple, les opérations de mesure. Cela… Lire la suite
INTUITION

Écrit par :  Noël MOULOUD

Dans le chapitre "La question de l'intuition dans la doctrine de la science"  : …  Si l'on consulte les doctrines techniques qui sont des réflexions sur la méthodologie des *sciences, on retrouvera la plupart des aspects de l'intuition dont on a fait état précédemment au cours de l'analyse philosophique. Cela en raison de la complexité même du savoir scientifique, et des échanges de vocabulaire qui ont eu lieu entre… Lire la suite
LOI, épistémologie

Écrit par :  Pierre JACOB

Dans le chapitre "Les buts de la démarche scientifique"  : …  Parmi les* sciences empiriques, qu'on oppose à la logique et aux mathématiques, on distingue traditionnellement les sciences expérimentales (comme la chimie) des sciences d'observation (comme l'astronomie) ; et on distingue les sciences de la nature des sciences humaines. Quoique la démarche scientifique n'ait sans doute pas un but unique, on… Lire la suite
LOI, physique

Écrit par :  Jean-Marc LÉVY-LEBLOND

… *C'est une idée étrange, peu naturelle si l'on ose dire, que celle des « lois de la nature », qui caractérise la science occidentale moderne, à la différence, par exemple, comme Joseph Needham l'a montré, de la tradition scientifique chinoise. La culture romaine, pourtant si légiférante, ne connaît pas non plus une telle idée : chez Lucrèce, il n'… Lire la suite
MACH ERNST (1838-1916)

Écrit par :  Michel PATY

Dans le chapitre "La philosophie de la connaissance de Mach"  : …  que l'on doit éliminer tout élément métaphysique comme superflu et contraire à l'économie de la *science. » C'est autour de cette exigence centrale que Mach a développé une philosophie de la connaissance. S'il a néanmoins répété ne pas revendiquer le titre de philosophe, c'est précisément en réaction contre la philosophie spéculative allemande,… Lire la suite
MAGIE

Écrit par :  René ALLEAURoger BASTIDE

Dans le chapitre "Fondements ethnologiques"  : …  de ce qui précède ; si la magie se distingue de la religion, elle se rapproche au contraire de la *science : « Étroite est l'analogie entre la conception magique et la conception scientifique du monde. Dans les deux, la succession des événements est censée parfaitement régulière et sûre, étant déterminée par des lois immuables dont le jeu est… Lire la suite
MÉTHODE

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Différentes méthodes pour différentes sciences ?"  : …  Peut-on classer* les sciences d'après leurs méthodes ? Ou bien d'après leur manière d'utiliser leurs méthodes ? La méthode représente-t-elle la même chose pour toutes les sciences ? Généralement, « méthode » a un sens vague, et la méthodologie n'est pas préceptive : comment prescrirait-on aux scientifiques ce qu'ils devraient faire, quand on n'est… Lire la suite
MÉTHODE SCIENTIFIQUE

Écrit par :  Jean-Paul THOMAS

… *Il n'est pas rare de caractériser la méthode scientifique par le recours à l'expérience ou à l'expérimentation, et de situer celle-ci à titre de troisième moment d'un processus inauguré par l'observation et suivi de la formulation d'une hypothèse, qui serait ainsi vérifiée ou infirmée. Ce modèle, emprunté à Claude Bernard, est devenu très commun.… Lire la suite
MODÈLE

Écrit par :  Raymond BOUDONHubert DAMISCHJean GOGUELSylvanie GUINANDBernard JAULINNoël MOULOUDJean-François RICHARDBernard VICTORRI

…  directeur, se recoupent et se conjuguent plus ou moins. Quoi qu'il en soit, la doctrine de la *science et de la technologie oblige à suivre les modèles dans la complexité de leurs types et dans la variété de leurs usages. Le modèle peut être une matérialisation des énoncés de la science dans un objet concret, presque autonome, que l'intuition… Lire la suite
NEUTRALITÉ AXIOLOGIQUE

Écrit par :  Isabelle KALINOWSKI

… des « valeurs » (Werte), qu'elles soient politiques, sociales, religieuses ou esthétiques ;* il se réfère beaucoup plus précisément aux modalités d'exercice de la profession scientifique dans leur double dimension pratique : la recherche et l'enseignement. Dans ces deux domaines, le savant doit œuvrer, dans la mesure du possible, à écarter… Lire la suite
NOMINALISME, mathématique

Écrit par :  Jean-Paul DELAHAYE

…  sciences empiriques nous donne de bonnes raisons de croire que les entités mathématiques existent. *Field expose une méthode nouvelle pour se libérer des conclusions réalistes de l'argument d'inévitabilité et soutient que, contrairement aux apparences, on peut se passer de croire en l'existence des entités mathématiques en sciences. Deux arguments… Lire la suite
PHYSIQUE - Physique et mathématique

Écrit par :  Jean-Marc LÉVY-LEBLOND

Dans le chapitre "Les mathématiques, langage de la physique ?"  : …  Or toutes les réponses qui s'appuient sur cette conception manquent leur but en le dépassant. *Au problème initialement posé : « Pourquoi les mathématiques s'appliquent-elles en physique ? », elles proposent une solution beaucoup trop vague, expliquant l'adéquation des mathématiques à la connaissance scientifique en général, à l'étude de la… Lire la suite
POPPER KARL RAIMUND (1902-1994)

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Dans le chapitre "La logique de la découverte scientifique"  : …  *Comment distinguer, plus précisément comment « démarquer » la science véritable des pseudo-sciences : mythologies, gnoses, idéologies, métaphysiques ? Telle est l'une des questions initiales auxquelles Popper se trouva très jeune confronté, lorsqu'il rencontra la psychanalyse, puis le marxisme, enfin – rencontre décisive – les théories d'Einstein.… Lire la suite
PREUVE, épistémologie

Écrit par :  Fernando GIL

…  On considérera ici le premier versant, qui pose une question préjudicielle en ce qui concerne les *sciences empiriques (sur la preuve logique, cf. théorie de la démonstration), et le deuxième, qui reste l'aspect épistémologiquement décisif. Il y a pourtant une interdépendance entre le subjectif et l'objectif. La croyance en la vérité d'… Lire la suite
PREUVE, sciences

Écrit par :  Jean-Paul THOMAS

… *On prouve pour établir la vérité. La preuve est ce qui convainc la personne à laquelle elle s'adresse dès lors que celle-ci la comprend. Elle a son origine dans le droit, s'illustre en philosophie et en théologie, s'affirme dans la pensée scientifique. Quiconque est amené à donner des gages de son dire, et n'est plus cru sur parole, est porté à… Lire la suite
PUGWASH MOUVEMENT

Écrit par :  Universalis

… Le mouvement Pugwash (ou conférences Pugwash sur la *science et les problèmes internationaux) désigne une série de rencontres internationales au cours desquelles des scientifiques débattent des dangers nucléaires et de la sécurité mondiale. La première conférence eut lieu en juillet 1957 dans la propriété du philanthrope américain Cyrus Eaton,… Lire la suite
RÉALISME, philosophie

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Le réalisme est-il possible ?"  : …  qu'on en a, alors que, selon sa théorie, c'est la connaissance qui est conforme à la chose. *Second point, les succès des sciences témoignent-ils pour l'idéalisme ? En ce qui concerne les mathématiques, il est difficile d'exhiber des exemples de mathématiciens dont la philosophie personnelle a infléchi ou orienté les travaux (L. E. J. … Lire la suite
RÉALITÉ PHYSIQUE

Écrit par :  Bernard d' ESPAGNAT

Durant le xxe siècle,* les principes fondamentaux de la physique ont perdu les couleurs de fausse évidence qui étaient les leurs au début de l'ère scientifique. C'est là la contrepartie de l'ordre qu'ils confèrent maintenant à des secteurs très étendus du système des connaissances. Une… Lire la suite
RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Écrit par :  Pierre PAPON

… la maîtrise de cette nature, elle est aussi, de fait, un enjeu de puissance autant que de pouvoir. *La science et la technologie ont provoqué des mutations profondes dans nos sociétés : en changeant notre vision du monde et nos modes de vie, elles sont devenues des composantes essentielles de l'activité humaine dans les sociétés modernes. L'… Lire la suite
RÉDUCTIONNISME, sciences

Écrit par :  Jean-Paul THOMAS

… *L'usage courant du mot « réductionnisme » est péjoratif. Il désigne des approches scientifiques réductrices, voire simplistes. Accusation assurément trop rapide, pour autant que la recherche de principes généraux et de théories fondamentales, qui anime le réductionnisme, s'inscrit dans la dynamique scientifique, celle du renoncement au chatoiement… Lire la suite
RELIGION - La sécularisation

Écrit par :  François-André ISAMBERT

Dans le chapitre "L'autonomisation du profane"  : …  de l'Église et de l'État (pour cette forme de sécularisation en Inde, cf. B. E. Meland, 1966). *Quant à la science, sa sécularisation, au moins dans le cadre de l'Église catholique, n'est pas achevée. En plein xixe siècle, on jetait l'anathème contre l'évolutionnisme au nom de la Genèse, et, au siècle suivant, Pie XII… Lire la suite
RESPONSABILITÉ SOCIALE DES SCIENTIFIQUES

Écrit par :  Jacques TESTART

La *responsabilité de la science et de ses acteurs au regard de la société ne serait pas un problème crucial si la science avait un impact modéré sur la vie des hommes et sur la planète – ce qui n'est plus le cas depuis au moins un demi-siècle – et si elle n'était pas une activité sacralisée échappant au… Lire la suite
ROGER BACON (1212/1220-1292)

Écrit par :  Alain de LIBERA

Dans le chapitre "Les mathématiques et l'expérience"  : …  Bacon échappe définitivement à toute classification dès qu'il s'adonne à la pratique effective des *sciences. Mathématiques et langues sont pour lui les indispensables instruments de la réforme de l'organisation du savoir chrétien programmée dans les sept livres de l'Opus maius. Les mathématiques, parce que la nature opère selon les lois… Lire la suite
SCIENCES ENSEIGNEMENT DES

Écrit par :  Pierre LÉNA

Il est intéressant d'examiner comment, au fil du temps, *la science et les techniques ont fait partie de l'éducation, qu'elle soit primaire, secondaire ou supérieure : la science à la mesure de son développement depuis la Renaissance, les techniques à partir de la révolution industrielle puis lorsque,… Lire la suite
SCIENCES HUMAINES

Écrit par :  Edmond ORTIGUES

…  des sciences de l'homme, le mot « homme » désigne un domaine intermédiaire entre, d'une part, les* sciences naturelles (biologie) et, d'autre part, les sciences abstraites du raisonnement (logique, mathématique, philosophie). Ce domaine a un caractère social dans la mesure où il inclut l'acquisition d'un langage et d'une culture ; les formes… Lire la suite
SCIENCES SOCIALES PRÉHISTOIRE DES

Écrit par :  Bernard-Pierre LÉCUYER

…  en quelque sorte « frontal » des sciences sociales, susceptible d'être légitimement et globalement *opposé à celui d'un autre ensemble fictif, et supposé quant à lui cohérent, qui comprendrait dans leur totalité les sciences de la matière, de la Terre et du monde vivant. Les premières seraient au mieux descriptives et classificatoires, toutes les… Lire la suite
SOCIOLOGIE - La démarche sociologique

Écrit par :  Louis PINTO

Dans le chapitre "Sociologie et rationalité"  : …  la façon de penser leur (incontestable) spécificité, relèvent d'un régime commun de rationalité.* La sociologie est située, selon Max Weber, du côté des « sciences généralisantes » : elle s'occupe de lois, de types, s'appuie sur la validité du raisonnement statistique, etc. L'accord semble large aujourd'hui pour reconnaître le caractère… Lire la suite
SYLLOGISME

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Valeur du syllogisme"  : …  de la majeure peut et doit être établie sans que la connaissance de la conclusion soit requise. *On a aussi reproché au syllogisme son inutilité pour la science. À ce propos, on doit rappeler qu'Aristote n'accordait de rôle au syllogisme que pour l'exposition de la science achevée ; dans la science en train de se faire, l'important est moins de… Lire la suite
TECHNIQUE

Écrit par :  Cornélius CASTORIADIS

Dans le chapitre "L'époque contemporaine"  : …  les apparences, l'impossibilité d'établir une telle détermination est encore plus certaine dans *le monde contemporain, caractérisé, comme le disait justement Marx, par « l'application raisonnée de la science à l'industrie » à une échelle immense. Pour qu'une telle application soit possible, il faut qu'il y ait science au sens moderne du terme,… Lire la suite
TEMPS

Écrit par :  Hervé BARREAUOlivier COSTA DE BEAUREGARD

Dans le chapitre "Genèse de la notion du temps"  : …  plus encore que l'entendement, qui conçoit l'ordre général d'apparition des phénomènes, *mais elle ne laissait pas de faire du temps le cadre universel de toutes nos connaissances. Ce privilège était dû à la jonction de l'intuition et de la forme a priori qui caractérise, chez Kant, le temps comme l'espace. Il permettait de fonder la mathématique… Lire la suite
THÉOLOGIE

Écrit par :  Henry DUMÉRYClaude GEFFRÉJacques POULAIN

Dans le chapitre "La théologie comme science de la foi"  : …  à un discours de la foi ayant l'ambition de constituer un savoir systématique de type scientifique. *Mais peut-on parler de science à propos de la théologie ? Cette question évoque évidemment le projet de la théologie comme science selon saint Thomas, lequel, grâce à la théorie de la subalternation des sciences, réalisa le tour de force de montrer… Lire la suite
THÉORIE, sciences

Écrit par :  Jean-Paul THOMAS

… *Chacun, ne serait-ce que par ouï-dire, connaît des théories scientifiques : théorie de la gravitation de Newton, théorie de la descendance avec modifications par la sélection naturelle de Darwin, théorie de la relativité restreinte d'Einstein, théorie quantique de Planck, théorie de l'information de Shannon, etc. Ces informations autorisent une… Lire la suite
UNION EUROPÉENNE - Politique de la recherche

Écrit par :  Michel CLAESSENSPaul JAMET

Dans le chapitre "Un peu d'histoire"  : …  *Dès les années 1950, deux facteurs furent à l'origine de la politique communautaire dans le domaine de la recherche et du développement technologique (R.D.T.) : le premier, qui trouvera bientôt son prolongement dans la crise du canal de Suez, est l'émergence, dans plusieurs pays européens, d'un consensus politique quant à la nécessité d'assurer… Lire la suite
UNIVERSITÉ

Écrit par :  Henry DUMÉRYPascale GRUSONRené RÉMONDAlain TOURAINE

Dans le chapitre "Production de la science"  : …  *Depuis des années, la production réelle de la science ne passe plus par la division des lettres et des sciences, ni même par la distinction des sciences humaines et des sciences exactes ou naturelles (maints épistémologues observent qu'un même « patron » logique tend à s'imposer pour les unes et pour les autres). Surtout, ce qu'on appelle « … Lire la suite
VIENNE CERCLE DE

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Le cercle de Vienne et le noyau berlinois"  : …  c'est-à-dire une méthode philosophique qui, par l'analyse et la critique des résultats techniques de* la science, conduit à poser et à résoudre des problèmes philosophiques. Par une telle méthode d'analyse scientifique, cette société s'oppose explicitement à toute prétention de la philosophie à affirmer un droit propre de la raison et à établir des… Lire la suite

Afficher la liste complète (57 références)

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Max Weber Thomas Kuhn Pierre Bourdieu, 2000

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média