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SCIENCES Science et philosophie

La science et la philosophie furent longtemps inséparables. Dans l'Antiquité, la philosophie représentait la science suprême, celle « des premiers principes et des premières causes ». Les autres sciences, et notamment la physique, recevaient d'elle leurs fondements. Cette alliance s'est trouvée brisée au xviie siècle, avec l'apparition de la méthode expérimentale et le développement des sciences positives. Depuis cette époque, la science et la philosophie n'ont cessé de s'éloigner l'une de l'autre.

Cette séparation n'a pas seulement dissocié ce qui était autrefois réuni, mais a bouleversé de fond en comble le sens même du projet scientifique. Abandonnant l'idéal de connaissance pure ou désintéressée, la science s'est lancée dans une vaste entreprise de transformation, c'est-à-dire de domination du monde. Elle se rapproche de plus en plus de la technique, au point qu'on la désigne parfois aujourd'hui sous le nom de techno-science. La science moderne semble en passe de réaliser le rêve cartésien de rendre l'homme comme « maître et possesseur de la nature ». Elle devient à ce titre le dépositaire de tous les espoirs de l'humanité, qui attend d'elle ce que la philosophie n'a pas réussi à lui offrir, c'est-à-dire son bonheur ou plutôt son bien-être matériel.

Ayant investi peu à peu tous les secteurs de la réalité, cette science, conquérante et sûre d'elle-même, place la philosophie dans une situation inconfortable. Quel domaine lui reste-t-il, en effet, si tout le connaissable, la matière comme l'esprit, se trouve réparti entre les diverses disciplines scientifiques ? La philosophie devient littéralement sans objet, et son existence dangereusement compromise. Plus proche de l'opinion que du savoir, elle semble n'être qu'une survivance du passé, un résidu voué à disparaître, absorbé par le progrès scientifique. C'est du moins l'avis des positivistes et des scientistes, qui voient dans la philosophie cette « partie de la connaissance humaine qui n'a pas encore réussi à revêtir les  […]

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Pour citer cet article

Alain BOUTOT, « SCIENCES - Science et philosophie  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/

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SCIENCES - Sciences et société

Écrit par :  Federico MAYOREvry SCHATZMAN

On ne peut parler des rapports entre la science et la société ni du statut des sciences sans définir d'abord ce que l'on entend par la première. Si l'on admet que les phénomènes naturels obéissent à des lois et que ces lois sont connaissables, on peut dire que la science est l'ensemble de la connaissance des lois des processus naturels. Mais, en d… Lire la suite
SCIENCES - Sciences et discours rationnel

Écrit par :  Jean LADRIÈRE

En première approximation, on pourrait dire que la science est un mode de connaissance critique. Le qualificatif « critique » doit être entendu ici en un double sens : il indique, d'une part, que la science exerce un contrôle vigilant sur ses propres démarches et met en œuvre des critères précis de validation, d'autre part, qu'elle élabore des mét… Lire la suite
SCIENCES - Sociologie

Écrit par :  Yves GINGRAS

Comme c'est le cas de la plupart des spécialités de la sociologie, la sociologie des sciences ne prend son véritable essor que lorsque les sciences elles-mêmes commencent à être perçues comme un « problème social ». Leur développement massif après la Seconde Guerre mondiale, sans parler de l'impact social causé par le largage de deux bombes atomiq… Lire la suite
SCIENCES - Science et christianisme

Écrit par :  Jacques ROGER

Les scientifiques d'aujourd'hui s'étonnent souvent du temps qu'il a fallu pour découvrir des vérités scientifiques qui leur paraissent évidentes ; et ils expliquent volontiers cette lenteur par un obstacle extérieur, en l'occurrence la pensée chrétienne et l'autorité des Églises. C'est oublier d'abord que le christianisme et la science ont partici… Lire la suite
SCIENCES - Science et progrès

Écrit par :  Jean-Marc LÉVY-LEBLOND

La science entretient avec l'idée de progrès un rapport privilégié, à un double titre. D'une part, depuis le XVIIe siècle, la science est conçue comme le parangon du progrès, comme l'une des (rares) pratiques humaines où le progrès semble incontestable. Après tout, on peut discuter longuement pour savoir si le sens moral de l'humanité o… Lire la suite
ANALOGIE

Écrit par :  Pierre DELATTREAlain de LIBERA Universalis

Dans le chapitre "Sémantique et syntaxe, signifié et signifiant"  : …  Tout langage de description ou d'interprétation théorique utilisé dans les *sciences de la nature comporte une sémantique et une syntaxe, la première portant sur les « objets » que l'on met en relation, la seconde sur ces relations elles-mêmes. Les données sémantiques sont au fond des dénominations qui sont censées résumer l'ensemble des… Lire la suite
ANTIQUITÉ - Définition

Écrit par :  Pierre JUDET DE LA COMBE

Dans le chapitre "Un champ difficile à cerner"  : …  méthodiquement, chacune des civilisations que le terme est susceptible de recouvrir ou non. *Il est vrai que l'usage du mot au pluriel semblait plus propice à nommer l'objet d'une science : « les antiquités » sont des vestiges tangibles (ruines, œuvres d'art, objets usuels, inscriptions, etc.), qu'une science rigoureuse pouvait décrire et… Lire la suite
ARCHÉOLOGIE (Traitement et interprétation) - Les modèles interprétatifs

Écrit par :  Jean-Paul DEMOULE

…  d'une « auxiliaire de l'histoire », incapable par elle-même d'interpréter ses propres documents.* Toute science dispose à la fois de faits – construits par ses techniques et méthodes d'observation – et de théories qui permettent d'interpréter ces faits, quitte à ce qu'elles soient modifiées par un constant mouvement d'aller et retour. L'histoire… Lire la suite
CAUSALITÉ

Écrit par :  Raymond BOUDONMarie GAUTIERBertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "Vers la causalité scientifique"  : …  l'idée de cause pour qu'elle puisse recevoir de l'expérience une confirmation ou une réfutation ? *Le cheminement de la notion métaphysique à un principe utilisable en sciences a été graduel et lent : il a fallu, du côté de la philosophie, restreindre les ambitions ; et, du côté des sciences, clarifier les principes et instituer des expériences.… Lire la suite
COMTE AUGUSTE (1798-1857)

Écrit par :  Bernard GUILLEMAIN

Dans le chapitre "De la science à la philosophie"  : …  Pourquoi Auguste Comte, contrairement à Saint-Simon, présente-t-il une réflexion sur la *science en préambule à un plan de réforme sociale ? Cela tient à l'idée qu'il se fait de la science, non pas seulement somme de savoirs, mais rapport global de l'homme au monde. Par suite, elle s'offre avant tout comme un principe et un système de croyances. Or… Lire la suite
CONTROVERSE

Écrit par :  Fernando GIL

… *À l'opposé de ce qui s'est passé en théologie, où l'on cultivait l'art de la controverse (le cardinal Bellarmin occupa, pour l'enseigner, une chaire à Louvain, puis, à partir de 1576, au Collège romain, et il écrivit un traité des Controverses), l'existence de controverses a pu apparaître comme une sorte de péché originel et une honte… Lire la suite
CONTROVERSES SCIENTIFIQUES PUBLIQUES

Écrit par :  Bernard REBER

… *Les controverses ont toujours fait partie de l'avancée des sciences. Elles sont indispensables à la formation, au développement et à l'évaluation des théories, des méthodes, de la constitution et de l'interprétation des données. Certains auteurs considèrent la science comme une succession ininterrompue de controverses qui perdurent ou sont… Lire la suite
CROYANCE

Écrit par :  Paul RICŒUR

Dans le chapitre "La « doxa » des Grecs : croyance et opinion"  : …  est là ce que nous posons être, chez elle, opinion [doxa] » (ibid., 189 e-190 a). *Deux problématiques désormais s'entrecroisent : l'une, plus ontologique, qui oppose science et opinion, comme être et apparaître, l'autre plus psychologique, qui place l'opinion entre l'ignorance et la science, comme le mouvement même de chercher, d'… Lire la suite
DESCRIPTION ET EXPLICATION

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "La critique de Meyerson"  : …  a critiqué ce réductionnisme en montrant qu'il ne rend pas justice à la tendance explicative* des sciences. D'abord, la physique – la discipline qui passe, à l'époque contemporaine, pour être devenue la plus favorable aux thèses idéalistes et positivistes – reste substantialiste et réaliste. Les sciences remplacent l'ontologie du sens commun… Lire la suite
DÉTERMINISME

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "L'épreuve de l'expérimentation"  : …  *Cependant, cette formulation, qui tout à la fois résume un « esprit scientifique » et lui fournit son langage, en recouvre d'autres, plus décisives pour l'histoire des sciences. Citons de nouveau Claude Bernard : « Il y a dans tous les phénomènes des conditions du milieu qui règlent leurs manifestations phénoménales [...] mais les êtres organisés… Lire la suite
DUHEM PIERRE (1861-1916)

Écrit par :  Michel PATY

Dans le chapitre "Le philosophe des sciences"  : …  *Tout en poursuivant ses travaux en physique, Pierre Duhem s'est de plus en plus préoccupé de philosophie et d'histoire des sciences, surtout à partir de 1893 pour la première discipline et de 1904 pour la seconde. La Théorie physique rassemble dans un ouvrage riche et original, dont l'importance a également été récemment découverte –… Lire la suite
ÉPISTÉMOLOGIE

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

…  ne saurait non plus se réduire à l'examen purement technologique des méthodes spécifiques des *sciences. Elle vise aussi à situer la science dans une expérience du savoir qui la déborde, à en évaluer la portée, à en dégager le sens pour l'ensemble de la pratique humaine. Il convient donc de dire que le mot français lui-même renvoie à deux… Lire la suite
ERREUR

Écrit par :  Bertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "L'erreur dans la connaissance ordinaire"  : …  illusion n'a-t-on pas découvert de très beaux remèdes dans la mesure, le calcul et la pesée ? » *Cette recommandation antique et de bon sens, nous la retrouvons, sous une forme plus théorique et plus systématique, chez les créateurs de la science moderne, quand, par exemple, Galilée donne ce conseil : « Mesure ce qui est mesurable, et, ce qui ne… Lire la suite
EXPÉRIENCE

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "Théorie et expérience"  : …  Le programme empiriste logique d'une réduction du langage de la *science à des données observables rencontre des limites analogues. Alors que le positivisme classique (celui de Comte et de Mill) entendait réduire la science à l'énoncé de « lois des phénomènes », le positivisme viennois reformule le problème dans un cadre linguistique. Selon le… Lire la suite
EXPÉRIENCE ET EXPÉRIMENTATION, sciences

Écrit par :  Jean-Paul THOMAS

… *La naissance de la science moderne, au xviie siècle, est couramment rapportée à l'élaboration d'une méthode, dite expérimentale, qui se traduirait par une prise en compte de l'expérience, par l'observation des phénomènes et le recours à l'expérimentation. La signification de ces trois termes, en particulier celui d'expérience,… Lire la suite
HASARD

Écrit par :  Bertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "Le hasard et l'explication dans les sciences"  : …  On associe généralement explication et prévision.* Il semble donc à première vue étrange de relier l'explication scientifique au hasard. Et pourtant le hasard est quelquefois invoqué, non seulement comme aléa extérieur, mais comme principe d'explication. C'est en ce sens que certains biologistes expliquent les mutations par le hasard, lui imputant… Lire la suite
IDÉOLOGIE

Écrit par :  Joseph GABEL

Dans le chapitre "Idéologie et vérité"  : …  contexte idéologique », constitue une intrusion injustifiée de l'idéologie dans le domaine de la *science. Une approche idéologique peut jouer un rôle positif en préparant le terrain pour une approche scientifique. La passion idéologique suscite un intérêt qui persiste parfois après l'apaisement des passions et peut déclencher des études de… Lire la suite
INDUCTION, philosophie

Écrit par :  Bertrand SAINT-SERNIN

Dans le chapitre "De l'énoncé à la loi"  : …  orage « nous reconnaissons immédiatement la forme concrète de nos idées d'éclair et de tonnerre ». *Dans les lois physiques, en revanche, les termes utilisés comme « distance », « pression », « volume », « charge électrique », se réfèrent à une forme générale donnée à l'expérience, en privilégiant, par exemple, les opérations de mesure. Cela… Lire la suite
INTUITION

Écrit par :  Noël MOULOUD

Dans le chapitre "La question de l'intuition dans la doctrine de la science"  : …  Si l'on consulte les doctrines techniques qui sont des réflexions sur la méthodologie des *sciences, on retrouvera la plupart des aspects de l'intuition dont on a fait état précédemment au cours de l'analyse philosophique. Cela en raison de la complexité même du savoir scientifique, et des échanges de vocabulaire qui ont eu lieu entre… Lire la suite
LOI, épistémologie

Écrit par :  Pierre JACOB

Dans le chapitre "Les buts de la démarche scientifique"  : …  Parmi les* sciences empiriques, qu'on oppose à la logique et aux mathématiques, on distingue traditionnellement les sciences expérimentales (comme la chimie) des sciences d'observation (comme l'astronomie) ; et on distingue les sciences de la nature des sciences humaines. Quoique la démarche scientifique n'ait sans doute pas un but unique, on… Lire la suite
LOI, physique

Écrit par :  Jean-Marc LÉVY-LEBLOND

… *C'est une idée étrange, peu naturelle si l'on ose dire, que celle des « lois de la nature », qui caractérise la science occidentale moderne, à la différence, par exemple, comme Joseph Needham l'a montré, de la tradition scientifique chinoise. La culture romaine, pourtant si légiférante, ne connaît pas non plus une telle idée : chez Lucrèce, il n'… Lire la suite
MACH ERNST (1838-1916)

Écrit par :  Michel PATY

Dans le chapitre "La philosophie de la connaissance de Mach"  : …  que l'on doit éliminer tout élément métaphysique comme superflu et contraire à l'économie de la *science. » C'est autour de cette exigence centrale que Mach a développé une philosophie de la connaissance. S'il a néanmoins répété ne pas revendiquer le titre de philosophe, c'est précisément en réaction contre la philosophie spéculative allemande,… Lire la suite
MAGIE

Écrit par :  René ALLEAURoger BASTIDE

Dans le chapitre "Fondements ethnologiques"  : …  de ce qui précède ; si la magie se distingue de la religion, elle se rapproche au contraire de la *science : « Étroite est l'analogie entre la conception magique et la conception scientifique du monde. Dans les deux, la succession des événements est censée parfaitement régulière et sûre, étant déterminée par des lois immuables dont le jeu est… Lire la suite
MÉTHODE

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Différentes méthodes pour différentes sciences ?"  : …  Peut-on classer* les sciences d'après leurs méthodes ? Ou bien d'après leur manière d'utiliser leurs méthodes ? La méthode représente-t-elle la même chose pour toutes les sciences ? Généralement, « méthode » a un sens vague, et la méthodologie n'est pas préceptive : comment prescrirait-on aux scientifiques ce qu'ils devraient faire, quand on n'est… Lire la suite
MÉTHODE SCIENTIFIQUE

Écrit par :  Jean-Paul THOMAS

… *Il n'est pas rare de caractériser la méthode scientifique par le recours à l'expérience ou à l'expérimentation, et de situer celle-ci à titre de troisième moment d'un processus inauguré par l'observation et suivi de la formulation d'une hypothèse, qui serait ainsi vérifiée ou infirmée. Ce modèle, emprunté à Claude Bernard, est devenu très commun.… Lire la suite
MODÈLE

Écrit par :  Raymond BOUDONHubert DAMISCHJean GOGUELSylvanie GUINANDBernard JAULINNoël MOULOUDJean-François RICHARDBernard VICTORRI

…  directeur, se recoupent et se conjuguent plus ou moins. Quoi qu'il en soit, la doctrine de la *science et de la technologie oblige à suivre les modèles dans la complexité de leurs types et dans la variété de leurs usages. Le modèle peut être une matérialisation des énoncés de la science dans un objet concret, presque autonome, que l'intuition… Lire la suite
MUSÉES DES SCIENCES ET TECHNIQUES

Écrit par :  Bruno JACOMY

Le *vocable « musée de sciences » recouvre une très grande variété d'institutions qui ont beaucoup évolué au cours du temps dans leurs missions, leurs statuts et leurs publics. La mission première des musées de sciences est bien de divulguer des savoirs scientifiques par une approche sensible et pédagogique.… Lire la suite
NEUTRALITÉ AXIOLOGIQUE

Écrit par :  Isabelle KALINOWSKI

… des « valeurs » (Werte), qu'elles soient politiques, sociales, religieuses ou esthétiques ;* il se réfère beaucoup plus précisément aux modalités d'exercice de la profession scientifique dans leur double dimension pratique : la recherche et l'enseignement. Dans ces deux domaines, le savant doit œuvrer, dans la mesure du possible, à écarter… Lire la suite
NOMINALISME, mathématique

Écrit par :  Jean-Paul DELAHAYE

…  sciences empiriques nous donne de bonnes raisons de croire que les entités mathématiques existent. *Field expose une méthode nouvelle pour se libérer des conclusions réalistes de l'argument d'inévitabilité et soutient que, contrairement aux apparences, on peut se passer de croire en l'existence des entités mathématiques en sciences. Deux arguments… Lire la suite
PHYSIQUE - Physique et mathématique

Écrit par :  Jean-Marc LÉVY-LEBLOND

Dans le chapitre "Les mathématiques, langage de la physique ?"  : …  Or toutes les réponses qui s'appuient sur cette conception manquent leur but en le dépassant. *Au problème initialement posé : « Pourquoi les mathématiques s'appliquent-elles en physique ? », elles proposent une solution beaucoup trop vague, expliquant l'adéquation des mathématiques à la connaissance scientifique en général, à l'étude de la… Lire la suite
POPPER KARL RAIMUND (1902-1994)

Écrit par :  Françoise ARMENGAUD

Dans le chapitre "La logique de la découverte scientifique"  : …  *Comment distinguer, plus précisément comment « démarquer » la science véritable des pseudo-sciences : mythologies, gnoses, idéologies, métaphysiques ? Telle est l'une des questions initiales auxquelles Popper se trouva très jeune confronté, lorsqu'il rencontra la psychanalyse, puis le marxisme, enfin – rencontre décisive – les théories d'Einstein.… Lire la suite
PREUVE, épistémologie

Écrit par :  Fernando GIL

…  On considérera ici le premier versant, qui pose une question préjudicielle en ce qui concerne les *sciences empiriques (sur la preuve logique, cf. théorie de la démonstration), et le deuxième, qui reste l'aspect épistémologiquement décisif. Il y a pourtant une interdépendance entre le subjectif et l'objectif. La croyance en la vérité d'… Lire la suite
PREUVE, sciences

Écrit par :  Jean-Paul THOMAS

… *On prouve pour établir la vérité. La preuve est ce qui convainc la personne à laquelle elle s'adresse dès lors que celle-ci la comprend. Elle a son origine dans le droit, s'illustre en philosophie et en théologie, s'affirme dans la pensée scientifique. Quiconque est amené à donner des gages de son dire, et n'est plus cru sur parole, est porté à… Lire la suite
PUGWASH MOUVEMENT

Écrit par :  Universalis

… Le mouvement Pugwash (ou conférences Pugwash sur la *science et les problèmes internationaux) désigne une série de rencontres internationales au cours desquelles des scientifiques débattent des dangers nucléaires et de la sécurité mondiale. La première conférence eut lieu en juillet 1957 dans la propriété du philanthrope américain Cyrus Eaton,… Lire la suite
RÉALISME, philosophie

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Le réalisme est-il possible ?"  : …  qu'on en a, alors que, selon sa théorie, c'est la connaissance qui est conforme à la chose. *Second point, les succès des sciences témoignent-ils pour l'idéalisme ? En ce qui concerne les mathématiques, il est difficile d'exhiber des exemples de mathématiciens dont la philosophie personnelle a infléchi ou orienté les travaux (L. E. J. … Lire la suite
RÉALITÉ, sociologie

Écrit par :  Louis PINTO

…  la transcendance des choses sociales et un idéalisme constructiviste récusant toute extériorité ? *On voit mal comment le concept de science pourrait en sociologie se voir dissocié de celui de réalité : c’est ce qu’indiquait Émile Durkheim dans Les Règles de la méthode sociologique (1895) quand il parlait de la… Lire la suite
RÉALITÉ PHYSIQUE

Écrit par :  Bernard d' ESPAGNAT

Durant le xxe siècle,* les principes fondamentaux de la physique ont perdu les couleurs de fausse évidence qui étaient les leurs au début de l'ère scientifique. C'est là la contrepartie de l'ordre qu'ils confèrent maintenant à des secteurs très étendus du système des connaissances. Une… Lire la suite
RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Écrit par :  Pierre PAPON

… toujours voulu comprendre le monde et la société dans lesquels il vit, et depuis plusieurs siècles, *c'est la recherche scientifique qui tente de répondre à ce besoin. La recherche a d'abord une dimension « culturelle » – connaître et comprendre la nature –, mais comme elle rend possible, jusque dans ses aspects les plus fondamentaux, la maîtrise de… Lire la suite
RÉDUCTIONNISME, sciences

Écrit par :  Jean-Paul THOMAS

… *L'usage courant du mot « réductionnisme » est péjoratif. Il désigne des approches scientifiques réductrices, voire simplistes. Accusation assurément trop rapide, pour autant que la recherche de principes généraux et de théories fondamentales, qui anime le réductionnisme, s'inscrit dans la dynamique scientifique, celle du renoncement au chatoiement… Lire la suite
RELIGION - La sécularisation

Écrit par :  François-André ISAMBERT

Dans le chapitre "L'autonomisation du profane"  : …  de l'Église et de l'État (pour cette forme de sécularisation en Inde, cf. B. E. Meland, 1966). *Quant à la science, sa sécularisation, au moins dans le cadre de l'Église catholique, n'est pas achevée. En plein xixe siècle, on jetait l'anathème contre l'évolutionnisme au nom de la Genèse, et, au siècle suivant, Pie XII… Lire la suite
RESPONSABILITÉ SOCIALE DES SCIENTIFIQUES

Écrit par :  Jacques TESTART

La *responsabilité de la science et de ses acteurs au regard de la société ne serait pas un problème crucial si la science avait un impact modéré sur la vie des hommes et sur la planète – ce qui n'est plus le cas depuis au moins un demi-siècle – et si elle n'était pas une activité sacralisée échappant au… Lire la suite
ROGER BACON (1212/1220-1292)

Écrit par :  Alain de LIBERA

Dans le chapitre "Les mathématiques et l'expérience"  : …  Bacon échappe définitivement à toute classification dès qu'il s'adonne à la pratique effective des *sciences. Mathématiques et langues sont pour lui les indispensables instruments de la réforme de l'organisation du savoir chrétien programmée dans les sept livres de l'Opus maius. Les mathématiques, parce que la nature opère selon les lois… Lire la suite
SCIENCES ENSEIGNEMENT DES

Écrit par :  Pierre LÉNA

Il est intéressant d'examiner comment, au fil du temps, *la science et les techniques ont fait partie de l'éducation, qu'elle soit primaire, secondaire ou supérieure : la science à la mesure de son développement depuis la Renaissance, les techniques à partir de la révolution industrielle puis lorsque,… Lire la suite
SCIENCES HUMAINES

Écrit par :  Edmond ORTIGUES

…  des sciences de l'homme, le mot « homme » désigne un domaine intermédiaire entre, d'une part, les* sciences naturelles (biologie) et, d'autre part, les sciences abstraites du raisonnement (logique, mathématique, philosophie). Ce domaine a un caractère social dans la mesure où il inclut l'acquisition d'un langage et d'une culture ; les formes… Lire la suite
SCIENCES SOCIALES PRÉHISTOIRE DES

Écrit par :  Bernard-Pierre LÉCUYER

…  en quelque sorte « frontal » des sciences sociales, susceptible d'être légitimement et globalement *opposé à celui d'un autre ensemble fictif, et supposé quant à lui cohérent, qui comprendrait dans leur totalité les sciences de la matière, de la Terre et du monde vivant. Les premières seraient au mieux descriptives et classificatoires, toutes les… Lire la suite
SCIENTIFIQUES ET LOBBIES INDUSTRIELS

Écrit par :  Valérie CHANSIGAUD

Les *prises de position ambiguës concernant le réchauffement climatique et ses causes mettent particulièrement en lumière l'implication de certains scientifiques dans la formation d'une polémique essentiellement médiatique. Que des scientifiques isolés contestent publiquement une thèse faisant consensus… Lire la suite
SOCIOLOGIE - La démarche sociologique

Écrit par :  Louis PINTO

Dans le chapitre "Sociologie et rationalité"  : …  la façon de penser leur (incontestable) spécificité, relèvent d'un régime commun de rationalité.* La sociologie est située, selon Max Weber, du côté des « sciences généralisantes » : elle s'occupe de lois, de types, s'appuie sur la validité du raisonnement statistique, etc. L'accord semble large aujourd'hui pour reconnaître le caractère… Lire la suite
SYLLOGISME

Écrit par :  Pierre AUBENQUE

Dans le chapitre "Valeur du syllogisme"  : …  de la majeure peut et doit être établie sans que la connaissance de la conclusion soit requise. *On a aussi reproché au syllogisme son inutilité pour la science. À ce propos, on doit rappeler qu'Aristote n'accordait de rôle au syllogisme que pour l'exposition de la science achevée ; dans la science en train de se faire, l'important est moins de… Lire la suite
TECHNIQUE

Écrit par :  Cornélius CASTORIADIS

Dans le chapitre "L'époque contemporaine"  : …  les apparences, l'impossibilité d'établir une telle détermination est encore plus certaine dans *le monde contemporain, caractérisé, comme le disait justement Marx, par « l'application raisonnée de la science à l'industrie » à une échelle immense. Pour qu'une telle application soit possible, il faut qu'il y ait science au sens moderne du terme,… Lire la suite
TEMPS

Écrit par :  Hervé BARREAUOlivier COSTA DE BEAUREGARD

Dans le chapitre "Genèse de la notion du temps"  : …  plus encore que l'entendement, qui conçoit l'ordre général d'apparition des phénomènes, *mais elle ne laissait pas de faire du temps le cadre universel de toutes nos connaissances. Ce privilège était dû à la jonction de l'intuition et de la forme a priori qui caractérise, chez Kant, le temps comme l'espace. Il permettait de fonder la mathématique… Lire la suite
THÉOLOGIE

Écrit par :  Henry DUMÉRYClaude GEFFRÉJacques POULAIN

Dans le chapitre "La théologie comme science de la foi"  : …  à un discours de la foi ayant l'ambition de constituer un savoir systématique de type scientifique. *Mais peut-on parler de science à propos de la théologie ? Cette question évoque évidemment le projet de la théologie comme science selon saint Thomas, lequel, grâce à la théorie de la subalternation des sciences, réalisa le tour de force de montrer… Lire la suite
THÉORIE, sciences

Écrit par :  Jean-Paul THOMAS

… *Chacun, ne serait-ce que par ouï-dire, connaît des théories scientifiques : théorie de la gravitation de Newton, théorie de la descendance avec modifications par la sélection naturelle de Darwin, théorie de la relativité restreinte d'Einstein, théorie quantique de Planck, théorie de l'information de Shannon, etc. Ces informations autorisent une… Lire la suite
UNION EUROPÉENNE - Politique de la recherche

Écrit par :  Michel CLAESSENSPaul JAMET

Dans le chapitre "Un peu d'histoire"  : …  *Dès les années 1950, deux facteurs furent à l'origine de la politique communautaire dans le domaine de la recherche et du développement technologique (R.D.T.) : le premier, qui trouvera bientôt son prolongement dans la crise du canal de Suez, est l'émergence, dans plusieurs pays européens, d'un consensus politique quant à la nécessité d'assurer… Lire la suite
UNIVERSITÉ

Écrit par :  Henry DUMÉRYPascale GRUSONRené RÉMONDAlain TOURAINE

Dans le chapitre "Production de la science"  : …  *Depuis des années, la production réelle de la science ne passe plus par la division des lettres et des sciences, ni même par la distinction des sciences humaines et des sciences exactes ou naturelles (maints épistémologues observent qu'un même « patron » logique tend à s'imposer pour les unes et pour les autres). Surtout, ce qu'on appelle « … Lire la suite
VIENNE CERCLE DE

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Le cercle de Vienne et le noyau berlinois"  : …  c'est-à-dire une méthode philosophique qui, par l'analyse et la critique des résultats techniques de* la science, conduit à poser et à résoudre des problèmes philosophiques. Par une telle méthode d'analyse scientifique, cette société s'oppose explicitement à toute prétention de la philosophie à affirmer un droit propre de la raison et à établir des… Lire la suite

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