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SCHÜTZ HEINRICH (1585-1672) - (repères chronologiques)

9 octobre 1585  Heinrich Schütz (Henricus Sagittarius) est baptisé à Köstritz (aujourd'hui Bad Köstritz), près de Gera (entre la Thuringe et la Saxe).

1598  Moritz, Landgrave de Hesse, remarque la beauté de sa voix et l'accueille en août 1599 au Collegium Mauritianum de sa cour, à Cassel. Schütz y prend connaissance des motets de Roland de Lassus.

1609-1612 ?  Schütz séjourne à Venise pour se perfectionner auprès de Giovanni Gabrieli. Il y publie sa première œuvre, Les Madrigaux italiens (Primo libro de madrigali, 1611), qui contient dix-neuf pièces.

1612 ?-1613 ?  De retour en Allemagne après la mort de Giovanni Gabrieli, Schütz est nommé deuxième organiste à Cassel, où il côtoie Michael Praetorius.

1614  Schütz est nommé maître de chapelle de la plus importante chapelle luthérienne d'Allemagne, celle de Dresde.

1619  Publication à Dresde des vingt-six Psaumes de David (Psalmen Davids sampt etlichen Moteten und Concerten), psaumes allemands à la manière italienne, pour chœur de deux à quatre voix avec instruments, basse continue et soliste vocal, qui se réclament de Giovanni Gabrieli.

1623  Publication à Dresde d'Histoire de la Résurrection (Historia der frolichen und siegreichen Aufferstehung unsers einigen Erlosers und Seligmachers Jesu Christi), dans la lignée des histoires sacrées italiennes ; cette œuvre est considérée comme le premier oratorio allemand.

1625  Publication à Freiberg des Cantiones Sacrae, qui regroupent quarante motets à quatre voix sur des textes latins et utilisent la basse continue.

13 avril 1627  Dafne, tragi-comédie pastorale en un prologue et cinq actes sur un livret de Martin Opitz inspiré du livret d'Ottavio Rinuccini pour Dafne de Jacopo Peri (1598), est créée au château de Torgau. Cette œuvre est considérée comme le premier opéra allemand. La partition en est perdue.

1628-1629  Schütz retourne à Venise pour étudier auprès de Monteverdi. Il y publie le premier livre de Symphoniae sacrae, pièces vocales latines dotées d'un tr […]

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SCHÜTZ HEINRICH (1585-1672)

Écrit par :  Edith WEBER

Heinrich Schütz, « père de la musique allemande », premier grand musicien protestant, vécut jusqu'à l'âge de quatre-vingt-sept ans. Sa vie mouvementée a été jalonnée par de nombreux déplacements : voyages d'étude en Italie, séjours à Copenhague pendant les affres et les désastres de l'interminable guerre de Trente Ans (1618-1648). Il fut maître de… Lire la suite
MUSICALISCHE EXEQUIEN (H. Schütz)

Écrit par :  Pierre BRETON

Plus que Praetorius ou que ses quasi-contemporains Schein et Scheidt, Heinrich Schütz est le véritable père de la musique allemande. Situé au confluent du motet polyphonique flamand et de l'expressivité nouvelle du madrigal italien, il constitue le trait d'union fondamental qui relie l'austérité de l'art né de la Réforme au libre jaillissement de… Lire la suite
GABRIELI ANDREA (1533 env.-1586) & GIOVANNI (1555 env.-1612)

Écrit par :  France-Yvonne BRIL

Dans le chapitre "Une œuvre novatrice"  : …  si puissant dynamisme. Cette alliance entre la polyphonie vocale et l'orchestre se perpétuera, avec *Heinrich Schütz (1585-1672) notamment, avant de passer dans l'opéra et de s'organiser ensuite pour aboutir à la sonate et à la symphonie ; sans oublier enfin les Psaumes dans lesquels s'accordent si heureusement les splendeurs orientales de… Lire la suite
KURTÁG GYÖRGY (1926- )

Écrit par :  Alain FÉRON

…  sa renommée internationale. Cette œuvre, sur laquelle il travailla cinq années durant (1963-1968), *fait référence au « concerto ecclesiastico » tel que le pratiquèrent Heinrich Schütz, Giovanni Gabrieli ou Lodovico Viadana. Schütz surtout, auquel on pense beaucoup à l'écoute de cette musique aux couleurs madrigalistes qui prend soin de laisser… Lire la suite
ORATORIO

Écrit par :  Carl de NYS

Dans le chapitre "Évolution et style"  : …  du genre eut lieu en Allemagne à partir des Sieben Worte J. C. am Kreuz (1645) de H. *Schütz (1585-1672), d'abord par ses propres « histoires sacrées » (Auferstehungshistoria), puis par celles de J. Rosenmüller (v. 1620-1684), D. Buxtehude, G. P. Telemann, J.-S. Bach, J. A. Hasse (1699-1783), C. H. Graun (1703-1759), C. P. E… Lire la suite
PASSION, genre musical

Écrit par :  Roger BLANCHARD

… *Au Moyen Âge, à l'exception des drames sacrés représentés dans les églises, puis sur les parvis, il n'y a point de « Passion », du moins en tant que forme musicale spécifique indépendante de la liturgie. L'usage s'est établi dès le ive siècle de réciter la Passion selon l'Évangile de saint Matthieu, le dimanche des Rameaux et la… Lire la suite
SCHEIDT SAMUEL (1587-1654)

Écrit par :  Edith WEBER

Dans le chapitre "Une œuvre musicale entre tradition et modernité"  : …  vers le style concertant. Scheidt s'est imposé dans l'histoire de la musique allemande, à côté de *Schütz et de Schein, en tant que créateur de la variation pour orgue à partir de thèmes de chorals luthériens (par exemple, avec les chorals de la deuxième partie de sa Tabulatura nova, traités en bicinium, en triciniumLire la suite
SCHEIN JOHANN HERMANN (1586-1630)

Écrit par :  Edith WEBER

Dans le chapitre "Le cantor à Saint-Thomas de Leipzig"  : …  et « Director musici chori ». Depuis Weissenfels, il est lié d'amitié avec Samuel Scheidt, et avec *Heinrich Schütz, qui, lors de la mort de Schein, en 1630, composera un motet funèbre. Schein, qui occupera ses fonctions à Leipzig jusqu'en 1630, a eu de nombreux élèves, parmi lesquels Christoph Schultze (1606-1683), Andreas Unger (Ungar), le cantor… Lire la suite

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