L'apparition du schnorchel sur les sous-marins allemands (1944) marque une étape de la lutte que se livrent avec acharnement Alliés et Allemands dans l'océan Atlantique.
Après les éclatants succès des U-boote en 1942 et au début de 1943, un renversement de la situation s'opère brutalement en avril 1943 grâce à l'emploi de porte-avions d'escorte qui comblent le vide de l'Atlantique central, et à l'usage par l'aviation d'un radar centimétrique indétectable par l'adversaire. Moins vulnérable quand il navigue en plongée à l'aide de ses batteries, le sous-marin est obligé de faire régulièrement surface pour les recharger et naviguer avec ses moteurs Diesel. Mais il devient, même la nuit, la proie d'avions à long rayon d'action et au grand pouvoir de détection.
Il fallait trouver une parade technique, évitant en particulier la nécessité de faire surface pour recharger les batteries. Les ingénieurs allemands reprennent alors un procédé, aussi vieux que les sous-marins, mais techniquement peu utilisable : un tuyau d'aération assurant en plongée à immersion périscopique l'alimentation en air des moteurs Diesel. Un dispositif de ce genre avait déjà été installé sur des sous-ma […]
