Le terme générique saxhorn désigne tous les instruments à vent de la famille des cuivres brevetés en 1845 à Paris par le facteur d'instruments belge Antoine-Joseph Sax, connu sous le nom d'Adolphe Sax (1814-1894). Les saxhorns constituent l'un des nombreux dérivés du bugle à pistons apparus au xixe siècle. Ils ont fourni aux musiques militaires une série homogène de cuivres à pistons, en lieu et place de l'ensemble quelque peu disparate d'instruments à pistons utilisés depuis 1825 : flügelhorn (ou bugle à pistons, ou grand bugle), cornet à pistons, euphonium... L'armée française adopta dès sa création la famille des saxhorns, qui figure dans l'ouvrage de Jean-Georges Kastner Manuel général de musique militaire à l'usage des armées françaises, publié à Paris en 1848.
Les saxhorns – qui s'étendent du saxhorn suraigu, ou sopranino, au saxhorn contrebasse – sont dotés d'une perce large, comparable à celle du bugle, à la différence de la famille parallèle mais éphémère des saxotrombas de Sax ; ils portent souvent le nom d'autres cuivres à pistons de tessiture analogue. Les saxhorns graves constituent toujours l'ossature des fanfares en France, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, où on ne les désigne pas sous le nom de saxhorns, mais simplement d'alto en mi bémol (en Grande-Bretagne, tenor horn), de ténor en si bémol (baritone), de baritone à large perce en si bémol (euphonium), de basse en mi bémol et de contrebasse en contre-si bémol (parfois appelé tuba).
Universalis
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