5. L'art sassanide
La recherche archéologique a été jusqu'ici trop négligée en ce qui concerne cette période. Les sites sassanides ne manquent pourtant pas. Mais peu de constructions ont échappé aux destructions successives (arabe, mongole) et à l'usure des ans. Grâce aux sources arabes, on peut évoquer la magnificence des palais royaux avec leurs mosaïques recouvertes d'or, leur marbre multicolore, leurs panneaux de stuc (à Ctésiphon). Selon D. Schlumberger, l'art sassanide rompt avec celui qui l'a précédé. Certes, on utilise encore l'iwān et la salle à coupole, mais on abandonne la frontalité (représentation de face des personnages) et on s'inspire du décor achéménide encore visible à Persépolis.
L'art des monnaies est le seul à fournir des séries continues de documents. La sculpture est représentée par une trentaine de bas-reliefs, dont les principaux retracent les victoires de Shābuhr Ier ou évoquent les chasses royales comme à Taq-i Bustān.
On a enfin retrouvé des soieries sassanides, une centaine de pièces d'orfèvrerie, et plusieurs milliers de cachets, inscrits ou non, dont l'intérêt tant linguistique qu'iconographique est indéniable.
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